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Coupe du monde de ski alpin

Classement WCSL Ski alpin : L’attribution des dossards, enjeux et mode d’emploi

Victor Clot-Amiot

Publié le

Classement WCSL Ski alpin L'attribution des dossards, enjeux et mode d'emploi
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE SKI ALPIN 2024-2025 – Comment fonctionne l’attribution des dossards en Coupe du monde ? En quoi est-ce primordial de partir avec un bon dossard ? Dicodusport vous explique tout !

Quel avantage de partir avec un petit dossard ?

En ski alpin, l’attribution des numéros de dossard est un enjeu crucial et répond à un fonctionnement très précis. Si ce dernier revêt moins d’importance sur les épreuves de vitesse, car le terrain se dégrade beaucoup moins qu’en slalom géant et en slalom, dans les épreuves techniques, partir avec un petit dossard est parfois une quasi garantie de performance. En effet, les premiers dossards bénéficient souvent d’une fine pellicule qui permet au ski de glisser comme sur un billard. Au gré des passages, la piste se détériore : la neige se creuse et la piste marque à force que les skieurs utilisent les mêmes trajectoires. De fil en aiguille, les skieurs sont de moins en moins libres du choix de trajectoire et subissent les trous formés par leurs prédécesseurs.

Parfois, la piste tient et offre des conditions équitables pour tous. Néanmoins, en fonction de la qualité de préparation de la piste en amont de la course, il devient ainsi, sur certaines pistes, quasiment impossible de performer avec un dossard élevé. Le moment où celles-ci cassent devient alors une préoccupation majeure : de temps en temps autour du quinzième dossard, de temps en temps après, ou bien plus tôt ! On comprend donc l’importance de partir dans les premiers. Ainsi, le classement WCSL permet d’établir la liste des trente premiers dossards. On vous explique ci-après son fonctionnement.

Qu’est-ce que le classement WCSL ?

Littéralement, il s’agit des initiales de « World Cup Start List ». Concrètement, les skieurs disposent d’un nombre de points qui évolue au fil de la saison et détermine leur position de départ à chaque course. En technique, les skieurs classés entre un et sept sont départagés par un tirage au sort, la veille de l’épreuve, qui leur attribue un dossard entre un et sept. Ensuite, il en est de même pour les skieurs classés entre 8 et 15. Entre la quinzième et la trentième place, les skieurs s’élancent en fonction de leur classement, à moins d’un forfait parmi leurs prédécesseurs.

Un skieur classé 5e peut ainsi partir 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e ou 7e. Un skieur classé 12e peut s’élancer 8e, 9e, 10e, 11e, 12e, 13e, 14e ou 15e. Enfin, des skieurs classés 16e, 23e et 30e s’élanceront respectivement 16e, 23e et 30e.

Comment est établi le classement ?

Le nombre de points d’un skieur ou d’une skieuse dépend de ses performances de la saison précédente et de la saison en cours. À chaque épreuve, on retranche au total d’un skieur un nombre de points plus ou moins élevé selon s’il a performé ou non au cours de la saison dernière et on y ajoute le nombre de points gagnés après la course selon le barème suivant.

Place 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
Nombre de points 100 80 60 50 45 40 36 32 29 26 24 22 20 18 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1

Pour plus de détails concernant la méthode de calcul, il convient de se fier à la formule ci-dessous : WCSL = x − N × y + z



  • x = Nombre de points au classement de la discipline la saison dernière.
  • N = Nombre d’épreuves disputées jusqu’alors dans la saison.
  • y = Nombre de points retranchés.
  • z = Nombre de points gagnés au cours de la saison actuelle.

On détermine le nombre de points retranchés pour un skieur par l’opération suivante :

  • Nombre de points au classement de la discipline la saison dernière ÷ Nombre d’épreuves prévues dans la saison dans la discipline.
  • Prenons un exemple : Clément Noël totalisait 397 points en slalom la saison dernière. Disons qu’il se soit déjà écoulé deux slaloms sur onze et qu’il a terminé 3e et 4e. Son nouveau total serait donc de 435 points.

WCSL = 397 − 2 × (397÷11) + (60+50) = 435

Et au-delà de la trentième place ?

Au-delà de la trentième place, c’est le total des points FIS qui compte. Pour faire simple, plus les résultats d’un skieur sont bons, qu’importe le niveau de compétition (Coupe du monde, Coupe d’Europe, course FIS…) plus cela contribue à abaisser son total de points FIS. Pour illustrer cela, Caitlin McFarlane a actuellement 22.24 points FIS en slalom. Marie Lamure, elle, n’est pas non plus dans le Top 30 au classement WCSL qui définit le n° de dossard, mais partira tout de même avec un meilleur dossard, car son total de points FIS est de 16.98 en slalom.



Pour comparer, Anna Swenn Larsson, 5e à la WCSL (14 podiums dont deux victoires en Coupe du monde) n’en a que 2.03. Par ailleurs, un athlète peut prendre part une épreuve d’une discipline qui n’est pas la sienne s’il totalise 500 points à la WCSL dans les autres disciplines. Il partira alors avec le dossard 31, sans prendre en compte ses points FIS. Ce sera par exemple le cas de Cyprien Sarrazin au géant de Solden. Le Français dispose d’un total de 734 points à la WCSL (descente + super G) mais zéro en slalom géant. Il pourra néanmoins s’élancer 31e ce week-end.

Qu’en est-il en descente et en Super G ?

Le fonctionnement diffère quelque peu. Le top 10 à la WCSL tire au sort un dossard entre 6 et 15 tandis que les skieurs classés entre la 11e et la 20e place tirent au sort un dossard dans le top 5 ou entre 16 et 20. Ce système, instauré en 2022, permet aux dix premiers à la WCSL de s’élancer dans le même groupe, limitant ainsi la possibilité de conditions météorologiques ou de pistes différentes.

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