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Handball

Euro Handball féminin : La France s’en sort contre l’Espagne

Etienne Goursaud

Publié le

Euro Handball féminin : La France s'en sort contre l'Espagne
Photo Icon Sport

EURO FÉMININ HANDBALL 2024 – Dans un match très compliqué offensivement, la France domine l’Espagne (24-22). Une victoire qui permet aux Bleues d’être déjà qualifiées pour le tour principal. Un succès forgé grâce à une défense de fer, qui a déjà brillé contre la Pologne, lors du premier match. Mais que ce fut dur, face à une équipe d’Espagne qui n’a rien lâché.

Vous n’alliez quand même pas croire que la route vers une victoire finale dans cet Euro de handball serait dénuée d’embûches ? Demandez aux Suédoises, sèchement battues par la Hongrie (32-23). Les Bleues auront eu le mérite de ne pas tomber dans le même piège, dans le même temps, dans un match au couteau face aux Espagnoles. Qui s’étaient offert le scalp des Bleues, quelques jours plus tôt en préparation. Historiquement, les grands parcours des Bleues ont aussi été ponctués par ce genre de matchs compliqués. Il y a eu l’Angola sur la route du titre mondial l’an passé. Mais aussi la Hongrie et les Pays-Bas, sur la route de la finale olympique. On ne parlera pas du sacre mondial en 2017 et européen en 2018, avec à chaque fois une défaite en phase de poules. Ce genre de match est important, dans la construction d’un grand parcours.

La France empruntée offensivement dans le premier acte

Peut-être que dans deux semaines, on sourira de cette première mi-temps manquée des Bleues. Mais quel contraste par rapport au premier acte contre la Pologne, lors du match inaugural des Bleues. Qui avaient su se donner de l’air avec une entame canon. Là, c’est tout l’inverse. Elles ont tout de suite été prises à la gorge par des Espagnoles qui ne voulaient pas revivre le scénario du match de préparation dans lequel la France avait rapidement pris de l’avance. Des Bleues dans le dur, à l’image d’une Estelle Nze-Minko qui est passée à côté de son premier acte (0/3 et deux pertes de balle). Elle qui avait été exceptionnelle contre la Pologne. Malade la veille du match, cela s’est senti. C’est offensivement que les Bleues ont pêché, avec seulement 50 % de réussite aux tirs et 20 petits tirs tentés, dans ce premier acte.

Et si l’Espagne n’a pas été beaucoup plus en réussite collectivement, elle a été portée par son arrière Danila So Delgado. Qui a inscrit sept des onze buts espagnols. Dont quatre des six premiers buts. Un contre un, shoot de loin, elle a été un poison pour les Bleues. Qui n’ont jamais pu se détacher. Elles ont parfois mené (6-5, 15e puis 8-7, 19e), mais jamais dominé ce premier acte. Avec des petites pertes de balle parasites. Néanmoins, la défense a bien répondu présent, que ce soit dans l’impact ou dans l’envie. Et dans la propreté (aucune exclusion temporaire). Mais il n’y a pas eu ces ballons de récupération qu’on avait vu contre la Pologne. Le repli espagnol a été bien meilleur. Et les Bleues peuvent même remercier Laura Glauser, encore une fois bien dans sa partie (6/17 à 35 % de réussite). Sans ça, l’addition pouvait être plus salée.

La défense de la France a fini par étouffer l’Espagne

Sébastien Gardillou n’aura pas trouvé la formule magique à la pause, pour marquer plus de buts. Offensivement, c’est toujours aussi emprunté pour des Tricolores, bien à la peine pour trouver des solutions. Seulement cinq tirs pour les Bleues, dans les dix premières minutes. Fort heureusement, la mire est quelque peu trouvée sur les shoots (l’efficacité aux tirs sera remonté à 62 %). Ce qui permet de rester dans le coup, malgré une Espagne menaçante (10-13, 34 à 13-13, 37e puis 14-16, 40e à 16-16, 41e). Fort heureusement également, la défense française est toujours aussi consistante. Et a enfin des ballons de récupération, qui ont fait du bien, quand l’Espagne tentait de s’échapper au score. Une défense qui a réussi à mieux gérer la menace Danila So Delgado (deux buts sur les 17 premières minutes du second acte puis non utilisée en fin de match).

Et c’est clairement cette défense qui permet aux Bleues d’avoir un peu d’air dans ce match étouffant. Et de mener pour la première fois de deux buts, grâce à six petits buts encaissés en 19 minutes (19-17, 50e). Puis même trois buts d’avance. Hatadou Sako, entrée au coeur du second acte, n’y est d’ailleurs pas étrangère. La France confirme qu’elle possède des gardiennes d’exception. Et la championne du monde réalise des parades déterminantes. Même si la fin de match n’aura pas été sans stress, avec des Espagnoles revenues à un but à une minute du terme (23-22, 59e).

Une victoire aussi pour le sélectionneur, qui n’a pas dévié de sa ligne, faisant encore une fois énormément tourner son effectif, malgré un score qui sera resté serré tout au long de la partie. Chaque joueuse engrange du temps de jeu. Et chaque organisme est préservé. Cela peut aussi compter dans la suite du tournoi. À la bonne école Sébastien Gardillou. Qui aura du travail, avant le prochain match face au Portugal. Au fait, la France est déjà qualifiée pour le tour principal.





1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Avatar

    Gérard BAROIN

    1 décembre 2024 à 13h50

    Pas de revanche contre l’Espagne même si les deux équipes sont dans le mm groupe, elles ne se rencontreront pas et c’est le résultat d’hier qui sera pris en compte, je crois.

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