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Roland-Garros 2025 : Où en est Elsa Jacquemot, cinq ans après son titre en juniors ?

Etienne Goursaud

Publié le

Roland-Garros 2025 - Où en est Elsa Jacquemot, cinq ans après son titre en juniors ?
Photo Icon Sport

ROLAND-GARROS 2025 – Elsa Jacquemot dispute son premier tour ce mardi après-midi contre la Grecque Maria Sakkari. La Française de 22 ans cherche toujours ses repères, cinq ans après son titre chez les juniors.

Ce n’est pas forcément l’Olympe, mais c’est un très gros morceau auquel va s’attaquer Elsa Jacquemot ce mardi. La Française entre en lice à Roland-Garros, opposée à la Grecque Maria Sakkari. Et attention à ne pas se baser sur le simple classement WTA de l’adversaire de la Tricolore.

Si Sakkari traverse une phase de doute, depuis un peu plus d’un an, on parle là d’une athlète longtemps invitée dans le Top 10 mondial. Et demi-finaliste ici même en 2021, tout comme à l’US Open. Néanmoins, en Grand Chelem, elle cale, n’ayant plus atteint un 8ème de finale depuis l’Open d’Australie 2022. L’an passé, une autre française, Varvara Gracheva, s’offrait son scalp dès le premier tour à Roland. Mais cela reste un nom et une victoire qui pourrait être déclic dans la carrière d’Elsa Jacquemot.

Elsa Jacquemot progresse, mais plus lentement que certaines de sa génération

Car la carrière de la Française n’a pas forcément pris le tournant espéré en 2020. Roland-Garros était décalé en octobre, Covid-19 oblige. Mais la jeune Tricolore, âgée alors de 17 ans, va réussir l’exploit de remporter le tournoi juniors, en dominant Alina Charaeva. On dit exploit parce qu’autant chez les hommes, cela arrive assez régulièrement, autant chez les femmes, elle était la première depuis 2009 et Kristina Mladenovic.

Quand on se penche sur le tableau, on s’aperçoit qu’il y a quelques noms très intéressants. La Tchèque Linda Noskova (qui a un an de moins que la Française), actuelle 30ème mondiale, Polina Kudermetova, 60ème mondiale ou même Eva Lys, une des révélations du dernier Open d’Australie et déjà qualifiée pour le deuxième tour de Roland-Garros cette année. Surtout, des plus jeunes, comme Mirra Andreeva, se sont déjà installées dans le Top 10 mondial.

Loin devant Elsa Jacquemot, actuelle 138e mondiale, à un rang de son meilleur classement. Et la confirmation sur le circuit principal tarde à venir. Il y a eu cette finale du WTA 125 de Limoges en 2023, perdue 6-2, 1-6, 2-6. Dans les plus grands tournois, c’est encore assez léger. En cinq ans, sept participations en Grand Chelem, dont cinq à Roland-Garros, avant le match de ce mardi. Pour une seule qualification au deuxième tour, lors de Roland-Garros 2022. Une seule participation en tableau principal de WTA 1000. Néanmoins, tout n’est pas à jeter. Chaque année est marquée par une progression. 532ème WTA fin 2020, elle est 314ème en 2021, 203ème en 2022, 167ème en 2023, 150ème en 2024.





Diverses explications peuvent justifier cette lente progression. Dont celle avancée par Pauline Parmentier, dans une interview accordée à nos confrères de L’Équipe. Celle qui est dans le giron de la FFT évoque les changements de coach de la jeune française : « Elsa, elle a du mal à faire confiance à son entraîneur, à s’engager dans un projet et donc elle a eu beaucoup de mal à trouver des coaches avec qui ça dure ».

De la confiance avant Roland

Et son début d’année 2025 est intéressant. Avec des victoires sur des joueuses classées dans le Top 100. Dont une de référence, il y a quelque jours, contre la Néerlandaise Suzan Lamens, 67ème joueuse mondiale. De quoi arriver avec un peu de confiance avant Roland-Garros. Comme ce fut déjà le cas par le passé, Elsa Jacquemot est invitée par le tournoi parisien. “J’ai envie de faire honneur à cette invitation. Je ne veux pas décevoir les gens”, confiait, il y a trois jours en conférence de presse, la Française. En étant consciente qu’elle ne doit pas se mettre une pression démesurée. Le plus important, c’est moi et je veux kiffer et tout donner (…) je suis prête”. Et la bonne lancée peut être l’occasion d’aller chercher la référence. Et franchir un tour ici. Avant de rêver plus grand.

Malheureusement, Elsa Jacquemot pourrait être rattrapée par une autre pression, celle de devoir sauver le tennis féminin tricolore de la débâcle. Même si Léolia Jeanjean, au courage, a franchi le premier tour ce lundi. Avec une seule représentante dans le Top 100 (Varvara Gracheva) qui pourrait en sortir en cas de défaite dès le premier tour. Même si, là aussi, elle sera remplacée a minima par Léolia Jeanjean. Forcément, aucune n’est favorite de son match, y compris elle. L’occasion de revenir sur les critiques récurrentes sur le niveau de jeu, ce qu’elle a fait en conférence de presse.

J’entends ce qu’on dit sur le tennis féminin, que c’est compliqué, qu’on a une seule fille dans le Top 100. J’ai envie de dire que ce n’est pas un sport évident. On entend sur les réseaux que les Françaises sont nulles et plein d’autres critiques, ce n’est pas évident. Oui, on peut faire mieux, mais entendre ça, je crois que c’est démesuré.

À elle de jouer…

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