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Ligue des Champions : La belle étoile pour le PSG, sacré après sa démonstration contre l’Inter !

Etienne Goursaud

Publié le

Ligue des Champions La belle étoile pour le PSG, sacré après sa démonstration contre l'Inter !
Photo Icon Sport

LIGUE DES CHAMPIONS 2024-2025 – Le PSG a surclassé l’Inter en finale (5-0), pour aller décrocher sa première étoile dans la compétition. 32 ans après l’Olympique de Marseille, les Parisiens n’ont pas tremblé et réalisé une prestation absolument XXL pour soulever le trophée. Avec une prestation parfaite de Désiré Doué, double buteur et passeur décisif.

Pour les plus jeunes d’entre nous, il y a des exploits du sport français qu’on ne peut vivre qu’à travers nos parents, grand-parents, où par de vielles cassettes ou compilations YouTube. Il y a le Tour de France, un Grand Chelem en tennis chez les hommes et la Ligue des Champions masculine. Pour cette dernière, le sacre va enfin se conjuguer au présent. Le présent glorieux d’un Paris-Saint-Germain qui est enfin allé au bout de son rêve, ce samedi soir à l’Allianz Arena de Munich. Les Parisiens décrochent leur première étoile en dominant l’Inter (5-0). Pour rejoindre le grand rival de l’Olympique de Marseille, sacré ici même, il y a 32 ans contre l’autre Milan, l’AC Milan. Et dire qu’ils étaient 26ème, virtuellement éliminés et menés 2-0 sur leur pelouse par Manchester City, avant de remporter le match 4-2. Tout est parti de là.

Trente-deux ans de frustrations pour le football français dans la compétition. Avec des finales perdues. On se souvient du mémorable parcours de l’AS Monaco en 2003-2004, finalement balayé en finale par le FC Porto (3-0). De cette finale frustrante des Parisiens, il y a cinq ans, au terme du format spécial du Final 8, Covid-19 oblige. Une finale perdue 1-0 contre le Bayern Munich, sans qu’on ait eu l’impression qu’ils l’aient joué à fond. Cinq ans après, contre les Intéristes, les hommes de Luis Enrique n’ont pas manqué leur deuxième rendez-vous avec l’histoire. Vingt-neuf ans après la Coupe des Coupes, made in Canal et Michel Denisot, voici la Ligue des Champions version Qatar.

Un premier acte au plus que parfait pour le PSG

Cette Ligue des Champions, ils sont allés la chercher avec la manière. Avec ce qui est peut-être la meilleure mi-temps de la saison des Parisiens en Europe. Face à une équipe de l’Inter totalement débordée et qui peut même s’estimer heureuse de n’avoir que deux buts de retard à la pause. Possession, domination, intensité, Paris a mis tous les ingrédients durant ces 45 minutes. Des premiers frissons (7ème, 11ème), avant le premier chef-d’œuvre. Et un but qui porte une des signatures de ce PSG made in Luis Enrique, où la force du collectif a su prendre le pas sur les stars. Et avec des individualités qui se mettent au service du collectif. Vitinha délivre une merveille de passe aveugle et trouve Désiré Doué. Alors qu’on s’attend tous à une frappe de l’attaquant, celui-ci délivre un caviar à Achraf Hakimi, qui ouvre le score dans le but vide (1-0, 12ème).

Le deuxième but porte aussi une autre signature. Celle de la hargne ! Pacho qui se bat pour sauver un corner, un ballon ressorti propre vers Ousmane Dembélé. Qui délivre une merveille de passe vers Désiré Doué. Qui tente sa chance directement après le contrôle. Avec de la réussite et un ballon contré, il permet à son équipe de faire le break (2-0, 20ème). Paris devient la toute première équipe de l’histoire de la compétition à inscrire deux buts dans les vingt premières minutes d’une finale. Malgré un bloc bas, l’Inter est totalement dépassé. Paris est même tout proche du KO à la pause, quand Désiré Doué trouve Ousmane Dembélé. Mais l’attaquant français ajuste mal son plat du pied, alors qu’il était proche du but adverse (44ème).

Le seul moment de flottement aura eu lieu après la demi-heure de jeu. Nuno Mendes, touché, a semblé jouer sur une jambe pendant dix minutes. Marcus Thuram, sur un corner, fait passer le seul premier frisson dans la défense parisienne. La tête de l’international français passe tout proche du cadre de Gianluigi Donnarumma (37ème). Le seul moment où Paris a un peu tremblé. Et encore…





Désiré Doué plie la finale à l’heure de jeu

Le second acte du PSG aura été un peu moins bon globalement que le premier. Et pourtant, il y a une plus grande sanction, avec trois buts inscrits. Preuve des progrès globaux de cette équipe. Et Les Parisiens auraient pu plier l’affaire d’entrée, sur deux énormes situations de Khvicha Kvaratskhelia. Mais à chaque fois dans la surface, l’ailier géorgien manque de lucidité (46ème et 50ème). Tandis qu’Ousmane Dembélé, très important dans le pressing, manque le cadre sur sa frappe enroulée (52ème). L’Inter aura beau se révolter, tenter de tenir un peu plus le ballon, jamais les Intéristes n’ont vraiment été dangereux dans ce second acte. À l’image de Nicolo Barella, qui voit sa frappe repoussée par une forêt de jambes parisiennes, après un corner renvoyé par Gianluigi Donnarumma (55ème)

Et c’est un jeune homme de 19 ans, qui va définitivement plier le sort de la finale. Sur une merveille de contre-attaque initiée par Ousmane Dembélé, Vitinha, encore lui, trouve Désiré Doué en profondeur. Qui va faire preuve d’une grande lucidité pour s’offrir le doublé. En plus de sa passe décisive initiale. Il a illuminé la finale comme rarement un joueur aura illuminé une finale de Ligue des Champions par le passé. Comme si la pression de l’enjeu n’avait pas pesé sur ses jeunes épaules (3-0, 63ème). Et pour encore plus enfoncer le clou et récompenser sa demi-saison exceptionnelle avec le PSG, Khvicha Kvaratskhelia trouve enfin la faille en contre-attaque (4-0, 71ème).

L’ancien joueur de Naples aura été un des artisans de la renaissance du PSG cet hiver, jusqu’à l’étoile. Comme Gianluigi Donnarumma, auteur d’une parade symbolique (75ème). Il en aura fait des bien plus déterminantes dans la compétition. Après, lui aussi, une entame bien compliquée. Ils peuvent savourer ce trophée. Et certains supporters parisiens pourraient bien dormir à la belle étoile ce samedi soir. Un samedi de liesse dans la capitale. Et comme un symbole, ce PSG sera celui qui gagnera la Ligue des Champions avec le plus grand écart de l’histoire. Quand le jeune Senny Mayulu, entré en jeu, marque le but de la manita (5-0, 86ème).

 

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