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Tour de France

La Française de la 7ème étape : Irrésistible, Maeva Squiban marque l’histoire

Maxime Cazenave

Publié le

La Française de la 7ème étape Irrésistible, Maeva Squiban marque l'histoire
Photo ASO/Pauline Ballet

TOUR DE FRANCE FEMMES 2025 – En raflant une deuxième victoire de rang ce vendredi, Maeva Squiban a confirmé son changement de dimension, tout en marquant l’histoire du cyclisme français.

Si Pauline Ferrand-Prévot reste dans le coup pour la victoire finale au classement général, ou que Juliette Labous, Evita Muzic et Cédrine Kerbaol sont en lice pour un Top 10, Maeva Squiban est LA Française de ce Tour de France femmes à l’aube des deux grandes étapes de montagne de cette édition. Depuis trois jours, la jeune bretonne est littéralement en train d’exploser aux yeux du grand public, et a carrément marqué l’histoire du cyclisme français. Impressionnante mercredi, la coureuse de la Team UAE ADQ avait détonné jeudi en remportant la 6ème étape au prix d’un numéro en solitaire de plus de 30km dans le final. Ce qui semblait être un accomplissement n’était finalement qu’une mise en bouche.

Maeva Squiban fait de la patinette dans l’échappée

Avant le départ de la 7ème étape entre Bourg-en-Bresse et Chambéry, la coureuse de 23 ans ne s’était pas emballée. Mais même après la plus grande victoire de sa jeune carrière, cette dernière n’a pas hésité à repartir à l’attaque dès les premiers hectomètres de l’étape. C’est elle qui a été à l’initiative d’une échappée consistante de 17 coureuses. Un groupe 5 étoiles au sein duquel certaines cadors étaient présentes, à l’instar de la championne du monde Lotte Kopecky (SD Worx-Protime) ou de la championne de Belgique, Justine Ghekiere (AG Insurance-Soudal). Au sein de cette échappée royale, la Française a fait de la patinette tout au long de la journée. Sans leader, et déjà victorieuse la veille, la Française n’avait rien à perdre, et en a profité au maximum.

Progressivement, ce groupe a pris le large, disposant de plus de 5 minutes d’avance. Mais alors que l’on semblait se diriger vers une bataille dans le Col du Granier, dont le sommet précédait une longue descente de 15km, toutes les concurrentes ont arrêté de collaborer, et ont lâché deux minutes sans combattre. Alors que la Fenix-Deceuninck faisait le forçing dans le peloton, Shirin van Anrooij (Lidl-Trek) a lancé les hostilités parmi les grimpeuses du groupe. Maeva Squiban s’est alors découverte pour tenir la roue de la Néerlandaise. Puis, après quelques relais, elle a fini par démontrer une nouvelle fois sa condition hors norme.

La Bretonne met au tapis des cadors du peloton

Elle a tout d’abord placé une première attaque pour lâcher la Néerlandaise et Chloe Dygert (Canyon//SRAM) et recoller sur Ruth Edwards (Human, Powered Health) et Mareille Meijering (Movistar), qui avaient anticipé. Puis, elle a déclenché une deuxième accélération à laquelle seule Meijering a survécu. Cependant, la Néerlandaise était dans les cordes, et a fini par succomber à une troisième et ultime offensive, à 2km du sommet. Surpuissante et déterminée, la Française a alors filé en solitaire, franchissant le col du Granier, avant d’assurer dans la longue descente suivante pour lever les bras à Chambéry au terme d’un nouveau numéro magistral.

Avant le grand départ de cette édition 2025, la France ne comptait qu’une seule victoire d’étape, obtenue par Cédrine Kerbaol l’année dernière. Devenue la seconde tricolore à inscrire son nom au palmarès hier, Maeva Squiban est désormais l’unique tricolore à compter deux victoires sur le Tour de France femmes. Et de rang.





Et maintenant, le maillot à pois ?

Après des années de progression lente au Stade Rochelais et chez Arkéa-B&B Hotels, Maeva Squiban affiche cette semaine une forme olympique qui laisse entrevoir des perspectives brillantes. Proditant à fond de l’abandon prématuré de sa leader Elisa Longo Borghini, la Brestoise n’a peut-être pas fini de nous surprendre. Grâce à ses échappées victorieuses, elle s’est repositionnée à la 2ème place du classement de la montagne, à 12 unités d’Elise Chabbey (FDJ-Suez). Et si la semaine historique de Maeva Squiban prenait encore plus de relief avec un maillot blanc à pois rouge à Paris ?

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