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Championnats du monde d'athlétisme

Mondiaux Athlétisme 2025 : Les Français au rendez-vous, Beatrice Chebet, Ryan Crouser, le résumé de la soirée du samedi 13 septembre

Victor Clot-Amiot

Publié le

Mondiaux Athlétisme 2025 Les Français au rendez-vous, Beatrice Chebet, Ryan Crouser, le résumé de la soirée du samedi 13 septembre
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CHAMPIONNATS DU MONDE D’ATHLÉTISME 2025 – Des Français au rendez-vous, des champions du monde couronnés et des séries du 100 mètres qui promettent un grand spectacle pour les demi-finales et les finales demain, place au résumé de la première soirée tokyoïte.

Beatrice Chebet et Ryan Crouser sur le toit du monde

Après les 35 km marche de folie qui ont lancé ces Championnats du monde la nuit dernière, la première session de soirée au Japon a permis de distribuer de nouvelles médailles. Sur 10 000 mètres, on attendait un duel Kenya – Ethiopie arbitré par l’Italienne Nadia Battocletti. Comme attendu, la victoire s’est jouée entre ces trois nations. Agnes Jebet Ngetich, Beatrice Chebet, Gudaf Tsegay et Batocletti nous ont offert une très belle explication dans les 800 derniers mètres alors que la concurrence était reléguée à des années-lumière. À ce jeu-là, c’est Chebet, détentrice du record du monde et championne olympique en titre, qui a été la plus forte (30:37.61) alors que Batocletti, comme à Paris, prend la deuxième place devant Tsegay.

Au poids, Ryan Crouser, Leonardo Fabbri, Uziel Muñoz et Tom Walsh nous ont proposé un concours aux airs de Doha 2019. Pour son concours de rentrée après des pépins physiques qui l’ont contraint à rester éloigné des stades pendant un an, Ryan Crouser a pris un matelas d’avance sur son cinquième jet à la faveur d’un lancer mesuré à 22.34m. Derrière, Muñoz a explosé son record personnel au tout dernier essai pour prendre la deuxième place (21.97m) devant Fabbri et Walsh tous deux à 21.94m. Ni l’Italien, ni le Néo-Zélandais n’ont été en mesure de répondre au Mexicain, parachevant au passage la victoire de Crouser qui devient ainsi triple champion du monde. Grâce à un meilleur deuxième essai, Leonardo Fabbri prend lui le bronze alors que Walsh doit se contenter de la quatrième place.

Enfin, en toute fin de programme, les États-Unis ont décroché le titre sur le 4×400 mètres mixte, quelques instants seulement après la première breloque américaine. Bryce Deadmon, Lynna Irby-Jackson, Jenoah McKiver et Alexis Holmes ont fait cavalier seul et ont signé un temps de 3:08.80. Derrière, le suspens était total jusqu’aux cent derniers mètres, mais ce sont les Pays-Bas de Femke Bol et la Belgique qui complètent le podium.

Nicolas-Marie Daru et Hilary Kpatcha ont lancé les Bleus

Du côté des tricolores, la session avait débuté par les séries du 3000 mètres steeple. Les Français ont connu des fortunes diverses. Dans la première série, Nicolas-Marie Daru a contrôlé en terminant quatrième d’une série relevée et s’est donc qualifié pour la finale au contraire de Louis Gilavert et Djilali Bedrani. Les deux hommes terminent respectivement 7ème et 8ème de leur série et passent donc à la trappe.

Si Bedrani semblait d’ores et déjà hors-jeu à l’aube du dernier tour, Gilavert n’a pas été en mesure de revenir dans le cut dans les cent derniers mètres alors que le peloton était encore groupé au passage de la dernière rivière. Daru sera donc le seul Français en lice mardi et devient par ailleurs le huitième Français à disputer une finale mondiale dans la discipline depuis 2011 ! À noter également les éliminations de Kenneth Rooks, vice-champion olympique en titre, ou encore de Simon Koech.





Au même moment, Hilary Kpatcha débutait les qualifications de la longueur avec de sérieuses ambitions. Sur le podium des trois meetings de Diamond League auxquels elle a pris part cette saison, la pensionnaire du CA Balma a eu besoin d’un essai pour se régler à 6.56m avant de dépasser les 6.70m requis pour passer en finale. Et avec la manière qui plus est ! La tricolore a sauté à 6.85m, son troisième meilleur concours cette saison, et donne rendez-vous pour la finale dès demain où elle endossera le rôle d’outsider. Un statut plus que crédible puisque la Française a signé le deuxième meilleur saut des qualifications, et que la vice-championne d’Europe et 4ème des Jeux Larissa Iapichino n’a pas franchi ce cap, éliminée avec un décevant 6.56m.

Les Bleus de la perche et les Bleues du 1500 mètres au rendez-vous

Inspirée par les performances de Daru et Kpatcha, Agathe Guillemot a livré une belle bataille pour assurer le top 6 qualificatif sur le 1500 mètres. Confiant avoir été en contrôle au micro de France TV, la Bretonne tentera demain de passer en finale. Sarah Madeleine tentera, elle, d’en faire de même. Dans une série qui comptait notamment Faith Kipyegon, qualifiée en promenade, et Laura Muir, éliminée surprise, Madeleine a fait forte impression. Longtemps dans le paquet, la jeune femme a porté son accélération en faisant l’extérieur dans les 200 derniers mètres pour terminer deuxième dans une impression de facilité déconcertante. Le défi sera immense puisqu’il faut remonter à 2005 et la médaille de bronze de Bouchra Ghezielle pour trouver la trace d’une Française en finale. Il n’y d’ailleurs jamais eu deux Françaises en finale dans l’histoire.

Même réussite pour les perchistes puisque Renaud Lavillenie, Thibaut Collet et Ethan Cormont ont tous les trois poinçonné leur ticket pour la finale. Néanmoins, la tâche n’a pas été simple puisqu’il a fallu batailler et se régler à plusieurs reprises. Grâce à une barre à 5.75 mètres, le trio tentera de hisser haut les couleurs de la France alors que l’an dernier aucun tricolore n’était parvenu à se qualifier en finale olympique. Le rendez-vous est pris pour lundi, tout comme Armand Duplantis, très facile, et Emmanouil Karalis. En revanche, il faudra surveiller dans quel état se présentera Renaud Lavillenie, qui a confié souffrir de la cuisse droite depuis Zurich.

Julian Alfred et Gift Leotlela impressionnent sur 100 mètres

Dans les autres épreuves de la soirée, Julian Alfred a fait une très grosse impression en séries du 100 mètres. Relâchant complètement sur la fin, l’athlète de Sainte-Lucie a signé un temps de 10.93 secondes qu’elle fera sans doute descendre dès les demi-finales. Shericka Jackson, Shelly-Ann Fraser-Pryce et Melissa Jefferson-Wooden, se sont également qualifiées sans trembler. Chez les hommes, Kishane Thompson a réalisé un temps de 9.95 très autoritaire, mais la sensation est venue de la première série. Le Sud-Africain Gift Leotlela a pulvérisé son record personnel pour s’imposer en 9.87 dès les séries alors que le Nigérian Kayinsola Ajayi a quant à lui réalisé 9.88. Noah Lyles sera, lui aussi, au rendez-vous des demi-finales.

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