Super XIII 2025-2026 : Entre grands noms et homogénéité, l’heure de la rentrée a sonné
C’est l’heure de retourner aux affaires pour le championnat de France de rugby à XIII. Plus relevé que jamais, le Super XIII fait sa rentrée ce week-end et promet d’être au moins aussi haletant que l’exercice précédent.
La saison dernière aura été mouvementée. La première division française de rugby à XIII, fleuron de la discipline derrière les Dragons Catalans en Super League et le Toulouse Olympique en Championship, ne cesse de se structurer et de se développer. Entre hiérarchie bousculée, gros noms annoncés pendant le mercato et désir de se professionnaliser, le Super XIII entre dans une autre dimension.
Un championnat plus homogène
Cette année encore, et comme on peut l’observer depuis quelques saisons maintenant, le Super XIII gagne en homogénéité. Par le passé, rares étaient les équipes du Top 6 capables de réellement rivaliser avec les ogres limouxins, carcassonnais ou lézignanais qui se partageaient à tour de rôle le Graal. Mais depuis quelques saisons, les efforts et le travail de certains clubs contribuent à réduire cet écart entre les clubs des huit premières places.
Albi XIII par exemple, qui la saison passée, a fait vaciller le championnat. À force d’abnégation, de travail et de courage, les Albigeois ont rétrogradé Carcassonne XIII à la 2ème place, les privant même d’un bouclier lors de la finale. En Pays Catalan, c’est à Pia et à Saint-Estève qu’on a retrouvé un second souffle. Deux clubs qui terminent respectivement 4ème et 3ème au terme d’une lutte acharnée qui s’est décantée lors de la toute dernière journée.

Et enfin, même si l’écart reste encore un peu plus creusé avec de plus petits clubs comme la réserve du Toulouse Olympique, Saint-Gaudens ou Avignon, d’autres clubs aussi petits ont montré qu’ils pouvaient, eux aussi, se hisser parmi les grands. Promus d’Élite 2 la saison passée, les Loups de Villefranche XIII (Aveyron) manquent la qualification pour la 6ème place lors de la dernière journée. Aux dépens de Villeneuve XIII, ancien grand club de renom en championnat de France, mais qui vivait une dernière décennie compliquée.
Les grands noms affluent
Et si le Super XIII continue d’avancer, de se structurer et de s’améliorer de saison en saison, c’est tout simplement parce qu’il gagne en attractivité auprès des grands joueurs. Alors oui, très souvent, ce ne sont pas les jeunes pousses qui se tournent vers la France et son championnat semi-pro. La plupart du temps, ce sont les joueurs en fin de carrière. Mais en accueillant ces grosses cylindrées en Super XIII, on ouvre la porte à d’autres recrues, qui seront surement, dans les années à venir, de plus en plus jeunes.
Cette année, le grand nettoyage de printemps chez les Dragons Catalans a notamment contribué au renforcement des équipes de Super XIII. Paul Séguier vers Carcassonne, Fouad Yaha vers Albi, Théo Fages à Pia.

Mais ce n’est pas tout, d’autres clubs se sont tournés vers d’autres horizons pour se renforcer. Albi a attiré Dean Matterson, jeune joueur de NRL qui évolue chez les Sea Eagles de Manly. Lézignan a pioché en Super League en signant Konrad Hurrell, et Limoux a même pioché au rugby à XV en s’adjugeant les services du puissant centre J.J Taulagi.
Autant de recrue qui contribuent à faire s’élever le niveau du rugby à XIII en France. D’abord par le biais de ses équipes fanions du TO XIII et des Dragons Catalans, mais aussi et surtout par un développement croissant de sa première division. Cette année, le Super XIII n’a jamais été aussi relevé. Un condensé parfait de puissance, de vitesse et de jeu anime chacune des équipes en quête du titre. Une nouvelle saison qui s’ouvre, la 90ème, et qui promet un spectacle encore plus alléchant que les années précédentes.


