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Cyclisme sur route

Situation désespérée pour la formation Arkéa-B&B Hotels

Maxime Cazenave

Publié le

Situation désespérée pour la formation Arkéa-B&B Hotels
Photo Icon Sport

CYCLISME SUR ROUTE – Dans une interview accordée à Ouest France, Emmanuel Hubert a effectué un nouveau point alarmant sur la situation d’Arkéa B&B Hotels, dont l’avenir est désormais plus que jamais en péril.

Si cela semble inévitable depuis de longs mois déjà, la disparition d’Arkéa-B&B Hotels se précise. Plus les jours passent, moins les chances de voir un sauvetage de dernière minute sont crédibles. Ce jeudi matin, le manager historique de la formation bretonne, Emmanuel Hubert, a ainsi lancé ce qui ressemble à un ultime cri de désespoir dans les colonnes d’Ouest France.

Le 15 octobre, date d’extinction de la formation Arkéa-B&B Hotels ?

Au début du mois de septembre, ce dernier s’était déjà exprimé sur la situation, évoquant le 1er octobre comme date butoir, une garantie bancaire devant être présentée à l’UCI. Mais alors que cette date est arrivée, la situation n’a pas évolué. Malgré tout, celui qui a lancé la structure en 2005 n’a pas totalement abandonné : « La première échéance de l’UCI, ce sont les garanties bancaires à fournir pour le 2 octobre. C’est la première condition pour continuer. Et cette condition, aujourd’hui, je ne la remplis pas. Je ne peux pas dire que c’est terminé, mais c’est donc quasi terminé. » En effet, un ultime rattrapage sera possible dans moins de quinze jours :

Désormais, on regarde le 15 octobre, la date finale pour déposer son dossier.

Néanmoins, Emmanuel Hubert a tenu à tempérer : « Je me dis que ça fait 10-12 mois que je cherche, pourquoi ça va se réveiller en 15 jours ? Très peu de personnes ont pris le truc à bras-le-corps. » D’autant plus que ce dernier a multiplié les pistes, en Bretagne, en France, comme à l’étranger, sans que cela aboutisse, en dépit de « 6 pistes sérieuses ».

« On est tout le temps en train de dire que c’est la terre du vélo… »

Abattu, le manager de la formation bretonne s’est également emporté contre sa propre terre, regrettant le manque d’implication du tissu local pour venir en aide à sa structure : « Combien de boîtes peuvent mettre 100 000 balles en Bretagne ? On est tout le temps en train de dire que c’est la terre du vélo, ok d’accord… J’ai sollicité la famille Pinault, elle n’a pas répondu. Richard Mille (horloger suisse) a été super bienveillant, mais il ne peut pas faire le truc tout seul ».

La mission de sauvetage enclenchée il y a déjà de nombreux mois ressemble de plus en plus au Dernier jour d’un condamné de Victor Hugo. Dans deux semaines, le verdict final sera rendu, et il n’y aura plus d’alternative. À moins d’un miracle de dernière minute, le cyclisme français s’apprête à perdre l’un de ses éminents représentants dans le peloton professionnel depuis deux décennies…





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