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Cyclisme sur route

« À 90 %, c’est foutu » : le cri de détresse d’Emmanuel Hubert, patron d’Arkéa-B&B Hotels

Flo Ostermann

Publié le

À 90 %, c’est foutu le cri de détresse d’Emmanuel Hubert, patron d'Arkéa-B&B Hotels
Photo Icon Sport

À quelques semaines de l’échéance, l’équipe Arkéa-B&B Hotels est au bord de la disparition. Emmanuel Hubert, son manager, tente un dernier sauvetage, mais reconnaît que, sans sponsor avant le 1er octobre, tout sera fini.

L’avenir de l’équipe Arkéa-B&B Hotels s’assombrit un peu plus chaque jour. À moins de trouver un sponsor majeur, la formation bretonne, présente dans le peloton depuis vingt ans, est sur le point de disparaître dès la fin de la saison, laissant près de 150 personnes sans emploi.

Une échéance fatale au 1er octobre

Le manager général Emmanuel Hubert n’a plus que quelques jours pour sauver son équipe. Le 15 septembre, il doit avancer 80 000 euros de sa poche afin de déposer la demande de licence auprès de l’UCI. Mais l’épreuve décisive interviendra le 1er octobre, date à laquelle une garantie bancaire devra être présentée. Sans cela, « le couperet tombera », reconnaît-il dans les colonnes de nos confrères du Parisien.

Des pistes épuisées, un seul espoir

Depuis la fin du Tour de France, Hubert multiplie les contacts pour attirer un investisseur. Ses démarches en France comme à l’étranger (Rwanda, Asie, Moyen-Orient) sont restées vaines. « J’avais une quinzaine de cibles potentielles, elles se sont toutes éteintes », confie-t-il, lucide. Désormais, il ne lui reste qu’« une cartouche » à jouer.

Malgré l’explosion médiatique de Kévin Vauquelin, 7ème au classement général du Tour de France, la popularité des coureurs ne suffit pas à convaincre. Hubert insiste : il propose aux entreprises un savoir-faire dans la formation et l’accompagnement des talents, mais ne peut garantir leur présence l’an prochain, tant les coureurs sont libres de partir, et ce, depuis le mois d’avril dernier.

« À 90 %, c’est foutu »

S’il continue d’afficher un mince espoir, le constat est implacable : « Franchement, à 90 %, c’est foutu. Mais tant qu’il reste 10 %, je me battrai. Même pour 1 %, je continuerai ». Une obstination teintée de culpabilité : « Je sais que ce n’est pas de ma faute, mais je ressens parfois ce poids vis-à-vis des coureurs et du staff ».





Arkéa-B&B Hotels est donc suspendue à un ultime sauvetage financier. Faute de miracle d’ici à trois semaines, le cyclisme français perdrait une équipe historique et nombre de coureurs tricolores de premier plan se retrouveraient brutalement sans contrat.

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