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Cyclisme sur route

Un mercato sous tension : les grands noms français encore sans équipe pour 2026

Flo Ostermann

Publié le

Un mercato sous tension les grands noms français encore sans équipe pour 2026
Photo Icon Sport

La saison 2025 touche tout doucement à sa fin et, encore, l’avenir de nombreux coureurs français demeure incertain. Plusieurs dizaines de coureurs tricolores de première et deuxième divisions n’ont, à l’heure actuelle, toujours pas de contrat confirmé pour 2026. Cette situation illustre un mercato tendu, marqué à la fois par les difficultés économiques de certaines équipes et par les choix stratégiques des formations WorldTour et ProTeams, dans l’attente de le futur de certaines structures.

Arkéa-B&B Hotels, situation toujours aussi incertaine

Le cas le plus emblématique reste celui d’Arkéa-B&B Hotels. Minée par des problèmes financiers et menacée de disparition, la structure bretonne a mis sur le marché des coureurs de premier plan. Arnaud Démare, ancien champion de France et multiple vainqueur d’étape sur le Tour de France, se retrouve ainsi sans point de chute, tout comme Florian Sénéchal, Clément Venturini, Élie Gesbert ou encore le prometteur Kévin Vauquelin, double dauphin de la Flèche Wallonne et vainqueur d’étape sur la Grande Boucle. Le Normand devrait toutefois être officialisé ces prochaines jours du côté des Britanniques d’INEOS Grenadiers. À ces noms s’ajoutent des profils plus jeunes comme Mathis Le Berre, Donavan Grondin ou Victor Guernalec, eux aussi à la recherche d’une solution.

Cofidis, Decathlon AG2R, TotalEnergies : des coureurs dans l’attente

L’incertitude ne se limite pas à Arkéa. D’autres équipes françaises voient également plusieurs de leurs leaders arriver en fin de contrat. Chez Cofidis, Bryan Coquard n’a pas encore prolongé son bail, du moins pas de façon officielle, nos confrères de L’Équipe annonçant que le Coq aurait bel et bien prolongé au sein de la structure nordiste. Anthony Pérez, n’a lui toujours pas de bail pour 2026.

Du côté de Decathlon AG2R La Mondiale, l’avenir de Benoît Cosnefroy, l’un des visages les plus charismatiques du cyclisme hexagonal ces dernières années, n’est pas encore scellé. Les formations Cofidis, INEOS Grenadiers et Picnic PostNL ont montré un réel intérêt, alors que le Normand pourrait ne plus courir cette saison, la faute à une nouvelle blessure au genou. Aussi, Victor Lafay (29 ans), également plombé par les pépins physiques, pense à une possible retraite. Nans Peters, lui, ne devrait pas être conservé par la formation savoyarde. Chez Groupama-FDJ, le Breton Clément Davy va aussi devoir trouver un nouvel employeur.

La liste s’allonge avec TotalEnergies, où Pierre Latour, Anthony Turgis ou encore Mathieu Burgaudeau figurent parmi les coureurs en suspens, le premier cité (31 ans) ayant des envies de retraite. D’autres Français, disséminés dans des formations étrangères, se retrouvent, eux aussi, dans l’expectative, comme Hugo Hofstetter chez Israel-Premier Tech, qui pourrait bien prolonger. Antoine Huby, en contrat avec Soudal Quick-Step, sait déjà qu’il ne sera pas prolongé.

Des coureurs français sécurisés, une conjoncture compliquée

Dans ce paysage morose, quelques exceptions offrent un peu de clarté. Certaines prolongations ont été officialisées, à l’image de David Gaudu, Rémi Cavagna, Quentin Pacher et Clément Russo chez Groupama-FDJ, d’Alexis Renard avec Cofidis, Paul Lapeira et Jordan Labrosse du côté de la future Decathlon CMA CGM. Chez Cofidis, le champion olympique de l’Omnium, Benjamin Thomas, a prolongé pour deux saisons. À l’étranger, Julian Bernard a lui rempilé au sein de la structure Lidl-Trek, quand le crack Paul Magnier a signé un nouveau contrat au sein du Wolfpack.





Toutefois, pour une grande partie du peloton français, l’horizon reste brumeux. Le marché des transferts, déjà sous tension, est largement verrouillé par la probable fusion Intermarché-Lotto qui tarde à se décanter, ainsi que par les incertitudes qui entourent l’avenir d’Arkéa-B&B Hotels. Chaque signature, chaque prolongation devient ainsi un mouvement stratégique, la plupart des formations étant dans l’attente pour dénicher la bonne affaire. Entre leaders en quête d’un nouveau souffle et jeunes coureurs à la recherche d’une place, le cyclisme tricolore traverse une zone de turbulences dont l’issue pèsera lourd sur la saison 2026.

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