Rugby à XIII : Le Toulouse Olympique doit s’installer au sommet
RUGBY À XIII – Récemment promu en Super League, l’échelon le plus haut du rugby à XIII dans l’hémisphère nord, le Toulouse Olympique doit maintenant s’activer pour être prêt pour la rentrée. Une intersaison au goût de course contre-la-montre.
La liesse a envahi Toulouse et le cœur des treizistes français au début du mois d’octobre. Opposé à York, premier de Championship, le Toulouse Olympique jouait très probablement sa montée en finale de deuxième division. Au terme d’un match intense (8-10), les hommes de Sylvain Houlès sont sacrés champions. Une semaine plus tard, les notes IMG tombent et un jury tranche : Le TO XIII sera en Super League en 2026. Un championnat qui se jouera à 14 équipes, deux de plus qu’en 2025. En plus du TO, Bradford et York ont validé leur montée tandis que Salford fait le chemin inverse.
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— Toulouse Olympique XIII (@TOXIII) October 17, 2025
Mais dans un championnat qui continue sans cesse de se renforcer, tant dans le sportif que dans la structure, les enjeux autour de la montée des Toulousains sont encore plus grands qu’en 2022.
Survivre
Toulouse a dominé le Championship depuis de nombreuses années. Déjà en 2021, le TO XIII s’imposait en finale de deuxième division et compostait son billet pour la cour des grands, la Super League. Malheureusement, le club de la Ville rose descendait dix mois plus tard, incapable de résister aux grosses écuries du championnat anglais. Cette année, l’enjeu est le même, voire plus important. Dans un championnat qui n’a cessé de se renforcer et de gagner en homogénéité, le Toulouse Olympique va devoir se battre avec ses armes, tenter de rivaliser et de pérenniser sa présence en Super League.
Le TO XIII vient tout juste de commencer sa campagne de recrutement avec l’arrivée de Luke Polselli et celle de Mathieu Pons, la faute sûrement à l’attente des résultats IMG finaux. Mais maintenant que le verdict est tombé et que les Toulousains seront bel et bien en Super League en février prochain, l’enjeu principal est de s’équiper. S’armer au mieux pour rivaliser avec les Wigan, Hull KR et consorts, et espérer s’installer durablement dans l’élite du rugby à XIII européen.
Le TO comme une vitrine
Au-delà des enjeux sportifs autour du retour du Toulouse Olympique en Super League, les enjeux extra-sportifs sont tout aussi cruciaux. Dans leur région, les Dragons Catalans sont bien installés dans l’élite. Club phare du rugby à XIII français, et unique représentant en Super League jusqu’en 2022, il constituait la seule vitrine du rugby à XIII professionnel dans l’Hexagone. En Pays Catalan, cette discipline est déjà bien implantée, avec près de 2 000 licenciés contre plus de 6 000 pour le cousin du rugby à XV.
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Mais dans la région toulousaine, le XIII doit faire plus qu’exister. Il doit survivre. En concurrence directe avec l’hégémonique rugby à XV, porté par le Stade Toulousain, véritable machine à attirer les fans, le TO XIII tente de se faire une place. Grâce à ce retour en première division, le Toulouse Olympique doit passer un cap. Se donner le droit de faire du bruit, d’attirer plus de monde au stade Ernest-Wallon, qu’il partage avec un certain Stade Toulousain. Bien implanté dans les alentours (Albi, Villeneuve-sur-Lot, Carcassonne…), le rugby à XIII réussit plus à la ruralité qu’à la grande ville de Toulouse. Et c’est sur cette promotion que le TO XIII doit surfer s’il veut changer cela.


