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Sarah Rakotomanga à l’heure de la confirmation : la Française lance sa saison en Australie

Etienne Goursaud

Publié le

Sarah Rakotomanga à l'heure de la confirmation : la Française lance sa saison en Australie
Photo Icon Sport

TENNIS – Sarah Rakotomanga fait sa rentrée ce samedi en Australie. Après son éclosion en 2025, place à la confirmation pour la Française.

2025, l’année de l’éclosion de Sarah Rakotomanga

Depuis 2022 et le sacre aux WTA Finals de Caroline Garcia, aucune Française n’avait remporté le moindre titre sur le circuit principal. En 2025, elles sont deux à avoir réussi cette performance. Lois Boisson, lors du WTA 250 d’Hambourg. Et Sarah Rakotomanga, lors du WTA 250 de São Paulo. À seulement 19 ans, la jeune Française a crevé l’écran au Brésil. Si le tableau était abordable, elle a réussi un parcours de folie, sur le dur. S’offrant en finale la très redoutable Janice Tjen. Une joueuse qu’on ne serait pas surpris de retrouver dans le Top 30 à la fin de la saison. L’aboutissement d’une saison qui l’a vu éclore. 371ème au classement WTA au début de l’année 2025, elle achève sa saison à la 117ème place mondiale. Un gain de plus de 250 places.

Une saison qui a commencé par de très bons résultats sur le circuit ITF. Une première finale sur dur en W50 à Macon, une seconde, toujours en W50 au Burundi, cette fois-ci sur terre battue. Avant une première percée en WTA 250, sur la terre battue indoor de Rouen. Une victoire sur Lucia Bronzetti, une autre sur Jaqueline Cristian, pour un premier quart de finale sur le circuit principal. Sa percée s’est confirmée avec une finale en W100 à Biarritz. Le niveau grimpe, la Française monte en intensité avec. Jusqu’à ce titre au Brésil ! La fin de saison, marquée par des apparitions sur le circuit WTA, sera un temps plus compliqué. Avant un beau quart au WTA 125 à Limoges. Où elle mène un set un break en quart face à Anna-Lena Friedsam, avant de craquer. Et de tirer le rideau sur sa saison.

2026, l’année de la confirmation pour Sarah Rakotomanga ?

Wild-Card FFT pour l’Open d’Australie et une reprise musclée à Hobart

Après l’éclosion, ce sera l’heure de la confirmation pour Sarah Rakotomanga, confrontée aux mêmes enjeux qu’Elsa Jacquemot ou encore Lois Boisson, les deux grandes révélations françaises de la saison 2025. Remplaçante en United Cup, compétition dans laquelle l’équipe de France a très rapidement disparu, elle n’a pas encore disputé de match en simple en 2026. Elle fait son entrée ce samedi, en qualifications du tournoi WTA 250 de Hobart en Australie. Avec un tirage au sort qui va la mettre dans le grand bain. Elle y sera opposée à Julia Grabher, 92ème joueuse WTA. L’occasion de battre une nouvelle fois une Top 100, après en avoir battu trois en 2025. En cas de victoire, il faudra enchaîner face à une autre Top 100. Soit Caty McNally (63ème), soit Kaja Juvan (99ème).

Une qualification pour le tableau principal serait une bonne nouvelle, et serait sans doute vue d’un bon œil par la Fédération Française de tennis. Pour rappel, la FFT a décidé de lui attribuer sa wildcard pour le tableau principal, la privilégiant à Diane Parry. Un choix sans doute cornélien, car la dynamique est en faveur de Sarah Rakotomanga, mais Diane Parry est une joueuse capable de gagner en Grand Chelem et qui reste sur un 3ème tour sur ses deux derniers majeurs disputés en 2025, à Wimbledon et l’US Open. La jeune Tricolore va disputer son deuxième tableau principal en Grand Chelem, après son premier tour perdu à Roland-Garros la saison passée, face à Leyre Romero Gormaz (6-7, 2-6). Elle avait déjà bénéficié d’une wildcard.

Peu de points à défendre avant fin mars, objectif Top 100 ?

Avec 250 points à São Paulo, elle a engrangé au Brésil plus d’un tiers de son capital actuel de points (640). Sarah Rakotomanga n’aura pas énormément de points à défendre avant le mois de mars, début de ses premières performances. L’occasion de se projeter dans le Top 100 en cas de bon début de saison ?



Son classement lui ouvre les portes des qualifications de beaucoup de tournois ATP. Elle peut espérer se qualifier directement sur quelques WTA 250. À l’heure où nous écrivons ces lignes, il lui faut glaner au minimum 100 points pour intégrer le Top 100. Un 3ème tour en Grand Chelem en donne 90. Une demi-finale en WTA 150 en donne 100. Un quart 50. Elle devra performer sur quelques tournois, pour tenter de se hisser parmi les meilleures joueuses du monde.



Le rebond du tennis féminin français, sa chance ?

L’émergence de Sarah Rakotomanga arrive au même moment que le rebond du tennis féminin français. Un rebond timide, certes (seule Lois Boisson est dans le Top 50 WTA), mais appréciable, alors qu’on pouvait craindre le pire, avec le spectre de ne plus avoir aucune Tricolore dans le Top 100 WTA après Roland-Garros 2025. Si la jeune tenniswomen est talentueuse, la pression ne sera pas exclusivement sur ses épaules. Les regards pourraient d’abord être tournés vers Lois Boisson, demi-finaliste homérique à Roland-Garros, après avoir battu deux joueuses du Top 10. Mais la n°1 française est forfait jusqu’à l’Open d’Australie et encore incertaine pour le Grand Chelem australien.

Son profil : capable de briller sur plusieurs surfaces

Pendant longtemps, la majeure partie des résultats de Sarah Rakotomanga ont été obtenus sur terre battue. Son titre à São Paulo, et dans une moindre mesure ses résultats à Limoges et en Chine montrent qu’elle est aussi une joueuse capable de briller sur dur outdoor et indoor. Une palette qui permet de couvrir onze mois sur douze dans l’année. En attendant de la voir sur gazon, surface dans laquelle elle n’a pas de vraie référence.

Ce qui est intéressant, c’est que son schéma de jeu est déjà bien construit. Elle dispose d’un beau revers, déjà solide et efficace, qui lui permet de faire mal à son adversaire. Elle est capable de varier et de s’adapter au jeu de son adversaire, ne s’enfermant pas dans un schéma de jeu, ce qui peut être le défaut de certaines joueuses sur le circuit. Il lui manque encore un peu de puissance, mais ce n’est pas très grave. Elle a encore le temps de se construire physiquement. Quand il aura gagné quelques km/h sur ses coups, elle peut devenir une joueuse redoutable.

Elle doit encore gagner en constance dans son jeu, notamment quand les matchs s’étirent dans la longueur. 2026, en plus de la confirmation, doit encore être une année de construction ! Sarah Rakotomanga est attendue en 2026, mais on ne doit pas oublier son jeune âge et ne pas attendre d’elle des choses impossibles. Tout en étant exigeant !

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