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Tennis : Le plus dur commence maintenant pour Lois Boisson

Etienne Goursaud

Publié le

Tennis - Le plus dur commence maintenant pour Lois Boisson
Photo Icon Sport

TENNIS – Battue au premier tour de l’US Open, Lois Boisson boucle une saison contrastée sur dur extérieur. Un Grand Chelem américain qu’elle n’a pas abordé dans des conditions optimales. Tant physiquement que psychologiquement. On fait le point sur ses perspectives, avec une fin de saison qui se rapproche. Mais aucun point WTA à défendre jusqu’à mars 2025.

Il ne lui aura pas manqué grand-chose face à Viktorija Golubic. Dominatrice pendant près de deux sets, ayant des balles de break non converties dans la seconde manche, Lois Boisson a fini par craquer face à la Suissesse (6-3, 6-7, 2-6) lors du premier tour de l’US Open. La demi-finaliste de Roland-Garros, manque l’occasion de remporter un match dans un second tournoi du Grand Chelem. Une performance que les seules Elsa Jacquemot et Diane Parry ont réussi chez les femmes en 2025. Évidemment, les critiques n’ont pas tardé à pleuvoir sur celle qui a été la grande révélation du tournoi parisien. 361ème mondiale, elle avait battu deux Top 10 (Jessica Pegula et Mirra Andreeva).

Elle n’a pas abordé l’US Open dans des conditions optimales

Il faut dire que Lois Boisson n’a pas abordé le Grand Chelem américain dans des conditions optimales. Après son sacre sur terre battue, lors du tournoi WTA d’Hambourg (250), elle a ressenti une gêne à la cuisse. L’obligeant à prendre du repos. Exit les deux WTA 1000 de Montréal et Cincinnati. Qui auraient été ses premiers tournois « 1000 » de sa jeune carrière. Sa rentrée sur dur s’est fait à Cleveland (WTA 250) et une défaite en trois manches, contre une autre Suissesse, Jil Teichmann (4-6, 6-1, 4-6). Elle n’a pas eu l’occasion de trouver du rythme avant l’US Open. Un manque qui s’est peut-être retrouvé dans la troisième manche contre Golubic. Dans laquelle la Française a manifestement explosé.

Il ne faut pas non plus oublier que la n°1 française revient d’une grave blessure au genou. Revenue au mois de mars, elle a enchaîné énormément de tournois sur terre battue. Ce n’est sûrement pas un hasard si son corps lui a dit stop, au début du mois d’aout.

Psychologiquement, son approche de l’US Open était également loin d’être optimale. Nos confrères de l’Equipe révélaient sa séparation avec son entraîneur Florian Reynet. « Ça faisait un moment qu’on avait un peu du mal à se comprendre. Sur certains tournois, on avait besoin de se laisser du temps, chacun de son côté. Ça fait déjà depuis le début de l’année que c’est un peu compliqué », explique Lois Boisson, dans les colonnes du quotidien sportif. Pauline Parmentier était avec elle en tribunes à l’US Open, comme lors de son sacre à Hambourg. Et la Française repartira avec un nouveau staff en 2025.

Une année folle à digérer

2025 a été l’année de toutes les nouveautés pour Lois Boisson. Même s’il y avait déjà eu de très bons résultats en 2024, avant sa rupture des ligaments croisés, ils n’étaient que très peu à connaître la Tricolore à Roland-Garros. Peu de temps avant le tournoi Parisien, elle était sur le W75 de Saint-Gaudens. En quinze jours, elle se retrouve propulsée au rang de star à domicile, avec tous les regards braqués sur elle, alors que la France attend depuis 25 ans une lauréate de Roland-Garros.





Des exploits et un tournoi forcément difficile à digérer, tant physiquement que mentalement. Nouvelle n°1 Française et aux portes du Top 40, ce sont de nouvelles attentes qui pèsent sur elle. Avant même de songer à progresser encore tennistiquement, il va falloir apprendre à encaisser ce nouveau statut et la pression qui en découle. Chaque match sera scruté et chaque défaite sera analysée… avec son lot de critiques.

Certains n’ont pas manqué de tomber sur la Française, que ce soit à Wimbledon et à l’US Open. Tout en minimisant son titre à Hambourg, le premier pour une Française sur le circuit principal depuis le sacre de Caroline Garcia, lors des WTA Finals 2022. L’apprentissage va devoir se faire à marche forcée. Sa progression étant rare, pour ne pas dire unique.

Quel programme pour la fin de saison ?

Si l’US Open a été raté pour la Française, son corps a tenu le choc. Ce qui est de bon augure pour la fin de la saison. Car Lois Boisson n’en a pas fini avec son année 2025. Selon les informations de nos confrères de RMC Sport, la Française va poursuivre avec le dur, mais en indoor. Avec la traditionnelle tournée asiatique. Son classement WTA lui permet désormais d’entrer dans tous les tournois majeurs, sans passer par le cap des qualifications.

Elle devrait s’aligner au WTA 500 à Séoul (Corée du Sud), avant d’enchaîner avec les deux WTA 1000 en Chine. Le premier à Pékin et le second à Wuhan, terre glorieuse pour Caroline Garcia en 2017. Avant d’enchaîner avec les deux WTA 500 de Ningbo et Tokyo. Un programme copieux, mais une pression qui sera moindre. Pour rappel, elle n’a aucun point à défendre jusqu’au mois de mars 2026.

La Française peut poursuivre l’apprentissage de haut-niveau et tout match gagné sera du bonus. Néanmoins, avec une préparation plus solide que celle de l’US Open, on sera en droit d’en demander un peu plus que lors du Majeur américain. Et Lois Boisson le sait, le niveau d’exigence va encore monter en 2026. Car on ne pourra plus parler d’apprentissage, une fois l’année 2025 terminé, avec l’enchaînement de très gros tournois.

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