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Malgré un gros match, la France tombe contre le Danemark à l’Euro de handball

Etienne Goursaud

Publié le

Malgré un gros match, la France tombe contre un Danemark miraculé à l'Euro de handball
Photo Icon Sport

EURO DE HANDBALL MASCULIN 2026 – Après un combat très intense, la France s’incline finalement de trois longueurs contre le Danemark (32-29).

Les regrets vont être importants tant la France a regardé le Danemark dans les yeux durant toute l’intégralité de la rencontre. Loin des prestations inégales du premier tour, cette équipe s’est presque mise à la hauteur de l’évènement. Mais doit s’incliner après un money time en sa défaveur. Une défaite de trois buts (32-29) face à la meilleure équipe du monde. Une équipe danoise qui aura diablement souffert, avant de faire la différence dans les cinq dernières minutes. Arrivée au tour principal avec aucun point, le Danemark a caressé le précipice d’une défaite qui aurait sonné comme une quasi-élimination. Au final, elle recolle aux Bleus, qui grillent un gros joker dans ce tour principal dantesque. Il faut vite switcher, avant d’affronter le Portugal ce samedi à 15h30.

Grosse prestation défensive des Bleus qui basculent en tête d’un but à la pause

Les Bleus ont réussi une vraie prouesse dans ce premier acte ! De limiter l’influence offensive du Danemark. L’une des meilleures attaques au monde a dû se contenter de onze petits buts à la pause (12-11). Et l’activité défensive des Bleus n’y est pas étrangère, bien au contraire. Au-delà des buts encaissés, les Danois n’ont tiré que 19 fois au but dans ce premier acte, pour 42 % de réussite offensive. Une attaque en berne.

Et ce, dès le début de la rencontre. L’agressivité positive de l’équipe de France perturbe les Danois, qui balbutient leur handball, à l’image de sa star Mathias Gidsel qui a été en grande difficulté dans ce premier acte (3/7 aux tirs). Les Bleus n’encaissent qu’un seul but dans les huit premières minutes et donnent le ton de cette mi-temps (3-1, 8ème). Les hommes de Guillaume Gille ont également été solides dans la tête, quand le Danemark profite de trois pertes de balles de rang, pour prendre la tête (4-5, 13ème). Des buts qui font mal, mais qui ne remettent pas en cause la solidité défensive.

Dès qu’il y a eu une attaque placée, les Danois se sont montrés empruntés. Une défense solide et un Charles Bolzinger qui répond présent. Le gardien réalise une première mi-temps solide (5/15) et tient le duel avec Emil Nielsen (6/17). Le poste de gardien de but, chaînon manquant de cette équipe de France, pourrait-il enfin apporter de la sérénité ? La deuxième mi-temps n’a pas apporté cette garantie. De l’autre côté, si la France a bien défendu, elle a manqué des opportunités de tuer le match. À 4-2, puis quand elle a repris plusieurs fois deux buts d’avance (10-8, 26ème et 12-10, 28ème). Seulement 52 % de réussite au tir dans ce premier acte et un petit but d’avance.

Le money time favorable au Danemark

Si le premier acte a été défensif, les équipes se sont libérées dès le début du second acte. Plus nerveux, plus offensif. Malgré tout, la France a d’abord continué de tenir le bras de fer en répondant avec toujours cette même intensité. L’inconnue de l’équation était sur la durée à laquelle les Bleus pouvaient tenir ! Avec la crainte de voir le Danemark reprendre des couleurs, après un premier acte manqué. Premier élément de réponse : quand les Danois repassent devant (16-17, 39ème). Après un léger flottement, la France continue de s’accrocher aux basques des Danois (20-20, 45ème).



Des Bleus vaillants, alors qu’on les sent en souffrance dans le jeu. Avec des attaques qui sont plus longues et moins efficaces que dans le premier acte. Défensivement, c’est plus dur également (dix buts encaissés en 16 minutes). Mais le Danemark est loin d’être resplendissant ! Notamment en contre-attaque, avec deux immenses « immanquables » qui finissent sur les montants des gardiens. Des immanquables, que ne manquent pas les Bleues (23-21, 48ème). Il faut le dire, le temps mort pris par Guillaume Gille, alors que son équipe était menée de deux buts, a également remis de la clarté dans son équipe. Un temps mort alors que le bateau tanguait, mais ne coulait pas encore.



Malheureusement, cela n’a pas suffi ! Face au Danemark, le moindre relâchement est interdit. Deux pertes de balle de rang remettent les Danois en tête (26-27, 55ème). Le problème, c’est que Rémi Desbonnet, entré à 20 minutes du terme, a traversé le match comme un fantôme (1/12). Contre la Norvège, cela passe. Pas là. Emil Nielsen n’a pas eu besoin de faire un grand match. Ses cinq parades dans le second acte ont suffi. Elles laissent beaucoup de regrets aux Bleus.

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