Le conseil de classe des Bleus du biathlon après la saison 2025-2026
Quel bilan pour les Bleus du biathlon après la saison 2025-2026 ? Découvrez notre conseil de classe avec les appréciations et analyses des Tricolores.
- À ce sujet – Biathlon 2025-2026 : Classement Général Hommes final
Entre gros globe, petits globes, victoire historique aux Jeux et on en passe, cette nouvelle saison a livré son lot de bonnes notes et de satisfactions. Si, pour certains, on reste un peu sur notre faim, le bilan de la classe reste globalement très positif.
Éric Perrot, le meilleur élève
Appréciations : Reçu avec brio et les félicitations du jury !
C’est bien évidemment le meilleur élève de cette édition 2025-2026. À tout juste 24 ans, Éric Perrot s’est offert son premier gros globe de cristal, promettant ainsi un avenir radieux à l’équipe de France. Une récompense validée à l’issue du sprint d’Oslo. Une course en dossard jaune, comme celles réalisées par le Français depuis qu’il l’a récupéré des épaules de Tommaso Giacomel à Nove Mesto.

Pas en réussite à Otepää, il y a réalisé ses moins bons résultats cet hiver en Coupe du monde. Une 11e et une 12e places, il y a quand même pire comme ratés. Alourdi des globes de l’individuel, de la mass start et de la poursuite, l’année a été complète pour celui qui est aussi vice-champion olympique de l’individuel. Ne manque peut-être que ce titre à Antholz en solitaire pour parfaire le bulletin. Mais félicitations pour cette saison !
👑 𝐄́𝐑𝐈𝐂 THE KING ! 🇫🇷
🔮 Gros globe de cristal
🔮 Petit globe de l’individuel
🔮 Petit globe de la poursuite
🔮 Petit globe de la mass start📸 Agence Zoom pic.twitter.com/tgGvmDcf4o
— FFS – Fédération Française de Ski (@FedFranceSki) March 22, 2026
Émilien Jacquelin, sur courant alternatif
Appréciations : Attention à la concentration à géométrie variable, à l’image des résultats…
Un jour en conseil de discipline, le lendemain sur le podium. À défaut de faire l’unanimité, Émilien Jacquelin sait répondre aux attaques. Peut-être pas encore à celles de Sturla Lægreid, auteur d’une fin de saison tonitruante, qui a constamment fini devant le Français depuis leurs mots doux échangés à distance à l’issue du sprint olympique.
Capable du meilleur comme du pire, Jacquelin a une nouvelle fois jonglé entre résultats exemplaires (7 podiums en Coupe du monde) et performances à oublier (42e sprint d’Ostersund, 68e sprint d’Oberhof, 55e individuel olympique). Un peu comme son comportement… parfois explosif. Une chose qu’on ne lui enlèvera pas : sa médaille de bronze sur la poursuite des Jeux. 2e Français au général, il prend la 5e place. Plus que satisfaisant !
𝗗𝗲𝘀 𝗹𝗮𝗿𝗺𝗲𝘀 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗷𝗼𝗶𝗲 : Émilien Jacquelin s’offre une belle médaille de bronze sur la poursuite, record battu pour les Bleus en biathlon 🇫🇷🙌 #MilanoCortina2026 pic.twitter.com/K44dNKVqmU
— Eurosport France (@Eurosport_FR) February 15, 2026
Quentin Fillon Maillet, là quand il faut
Appréciations : Répond toujours présent lors des grands rendez-vous.
La rentrée en Coupe du monde en Suède avait plutôt été une réussite pour Quentin Fillon Maillet avec deux podiums individuels, dont la victoire sur la poursuite. Ça s’est gâté par la suite. Un tir couché notamment qui lui a posé beaucoup de problèmes (80 %) et lui a souvent fermé les portes du top 10. Il y échoue de peu d’ailleurs au général, relégué au 11e rang au terme de l’ultime course de la saison, conclue à la 14e place.
❄️ #MilanoCortina2026 | EN TOTALE DÉCONTRACTION ! 😁
Quentin Fillon Maillet célèbre sa médaille de bronze sur le podium.
À 33 ans, il devient l’athlète français le plus médaillé aux Jeux. 👏📺 Suivez les Jeux sur la chaîne sport : https://t.co/2YyyGIAfdo pic.twitter.com/DP0bbZbnT2
— francetvsport (@francetvsport) February 20, 2026
Mais l’objectif était ailleurs et QFM a su marquer de son empreinte la piste italienne en février dernier. De l’or sur le sprint et un bronze sur la mass start qui lui a permis de faire coup double. Dorénavant médaillé sur toutes les épreuves olympiques, il est également devenu l’athlète français le plus récompensé des Jeux, hiver et été confondus. Une quinzaine validée, mais malheureusement pas confortée par la fin de saison.

Fabien Claude, le coéquipier idéal
Appréciations : Efficace en équipe mais peine à se démarquer individuellement.
Est-ce le fait d’avoir une partie des responsabilités de son équipe sur ses épaules qui booste Fabien Claude ou la sérénité des trois balles de pioche ? Force est de constater qu’il est en tout cas plus à l’aise face aux cibles en relais que sur les épreuves individuelles. Échouant à deux reprises au pied du podium, il n’est pas parvenu à monter sur l’un d’entre eux en Coupe du monde.
Aux côtés d’Éric Perrot, Émilien Jacquelin et Quentin Fillon Maillet, il a néanmoins grimpé sur la plus haute marche lors du succès historique des Bleus sur le relais olympique. Un des rares exercices qu’il n’a pas maîtrisés derrière la carabine… Moins bon tireur des quatre fantastiques (80 %), bien qu’il ait voulu nous faire mentir sur l’ultime mass start d’Oslo, les encouragements du staff suffiront-ils pour élever le niveau ? À suivre.

Oscar Lombardot, dans l’ombre
Appréciations : Encore un peu discret, doit faire ses preuves et continuer ses efforts.
Difficile de se faire une place parmi les grands avec déjà un quatuor bien installé. D’autant que ça pousse fort derrière pour entrer dans l’équipe A. Oscar Lombardot l’a fait avec brio en début de saison. Après 3 podiums individuels en autant de courses en IBU Cup, il a logiquement eu les faveurs des entraîneurs pour s’essayer de nouveau en Coupe du monde après quelques passages mitigés les années précédentes, à l’instar d’un Émilien Claude, malheureusement en délicatesse cette saison.
Pour en revenir à Lombardot, lui aussi semble parfois mieux gérer la pression en équipe, mais la fin de saison est prometteuse avec notamment une 4e place sur l’individuel de Nove Mesto, une 6e place sur le sprint d’Otepää et un nouveau top 10 sur la mass start d’Oslo pour conclure. Il n’en faudra pas moins pour contenir les montées en puissance de Gaëtan Paturel, premier Français à remporter le général d’IBU Cup, ou de Valentin Lejeune. Pour ne citer qu’eux.



