Nous suivre
Télémark

Ancien vainqueur de la Coupe du monde de télémark, Élie Nabot tire sa révérence à 28 ans

Maxime Cazenave

Publié le

Ancien vainqueur de la Coupe du monde de télémark, Élie Nabot tire sa révérence à 28 ans
Photo Sam Decout/FIS

COUPE DU MONDE DE TÉLÉMARK 2025/2026 – À 28 ans, Élie Nabot a mis un terme à sa brillante carrière sur le circuit, marquée par une gros globe de cristal en 2024.

Le week-end dernier, la Coupe du monde de télémark 2025/2026 s’est achevée aux Contamines-Montjoie. Si Gøril Strøm Eriksen et Nicolas Michel ont survolé la saison, les jeunes Augustine Carliez (21 ans) et Yoann Rostolan (23 ans) ont su tirer leur épingle du jeu pour mettre la main sur leur premier petit globe.

« On pratique un sport où on ne gagne pas notre vie »

Dans l’ombre, le clan tricolore a également vu une page de son histoire récente se tourner. En effet, dans les colonnes du Dauphiné, Élie Nabot a annoncé la fin de sa carrière, à quelques jours de son 29ème anniversaire (11 avril). Un choix qu’il a expliqué en mettant notamment en avant les sacrifices considérables qu’exige la pratique à haut niveau d’un sport qui ne permet pas d’en vivre :

D’un côté, je prends cette décision à contrecœur car j’adore ce que je fais. De l’autre, mes résultats ont peut-être accéléré les choses, mais surtout, on pratique un sport où l’on ne gagne pas notre vie. J’aurai 30 ans en avril 2027, j’ai envie de construire ma vie personnelle et moins faire de sacrifices qui commençaient à me peser.

Désormais concentré sur sa reconversion professionnelle, lui qui alterne actuellement entre l’enseignement à l’ESF de Lamoura (Jura) l’hiver et le Centre Sportif Vallée de Joux (Suisse) l’été, Élie Nabot a marqué l’histoire du télémark français au cours des dix dernières années.

Élie Nabot, un palmarès hors normes dans le télémark français

Auteur d’au moins un podium en Coupe du monde lors de chaque hiver entre 2020 et 2026, il a connu son apogée en 2023 et 2024. D’abord en devenant le premier Français champion du monde de la classic, puis en raflant le gros globe de cristal l’année suivante, au terme d’une saison royale bouclée avec cinq victoires et onze podiums. Il était ainsi devenu seulement le troisième télémarkeur tricolore à décrocher la récompense suprême, dans les traces de la pionnière Amy N’Guyen (2003) et de la légende Philippe Lau (2011, 2012 et 2016).

Plus en retrait lors des deux dernières saisons, il ne parvenait plus réellement à jouer les premiers rôles. Cet hiver, il a dû se contenter d’un seul podium sur le 2ème sprint de Trillevallen (3ème). Il quitte ainsi le circuit avec 9 victoires, 38 podiums et un gros globe de cristal en poche. Un palmarès à la fois exceptionnel et sous-estimé pour un garçon qui laissera une empreinte indélébile dans l’histoire de la discipline.





À ce sujet

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *