Ligue des champions féminine de handball : Brest est prêt à affronter la montagne Györ pour son retour au Final Four
5 ans après sa finale perdue, Brest est de retour à Budapest et affrontera le grand favori Györ en demi-finale.
Y a-t-il un bon tirage quand on arrive au Final Four ? Probablement pas. Mais il y a sûrement une équipe un peu plus redoutable que les autres : Györ. Le tenant du titre et le club le plus titré au 21ème siècle. Depuis l’instauration du Final Four en 2014, Györ n’a manqué qu’une édition en 2015 (la compétition a été stoppée avant en 2020 en raison de la crise sanitaire). Et ils ne sont que 3 clubs à avoir arrêté le club hongrois : le CSM Bucarest en finale en 2016 et Brest et Team Esbjerg en demi-finale en 2021 et 2023. Mais loin d’être paralysées par l’enjeu, les Rebelles abordent ce match avec ambition et rejettent la pression sur leurs adversaires.
On arrive sans pression, la pression elle est de leur côté parce qu’elles sont favorites sur ce match. Pour moi, le plus important c’est de se concentrer sur nous. N’importe quelle équipe qu’on aurait eu ça aurait été difficile. On va les affronter au Meilleur moment où on est le plus fraîches, où on a le plus d’insouciance je dirais, moi ça ne me pose pas de problème.Oriane Ondono
Je trouve que c’est une équipe qu’on a toujours réussi à regarder droit dans les yeux et à leur poser beaucoup de problèmes. On va forcément avoir la même stratégie. Que la pression se retourne contre elle, que le public soit plus lourd pour elles et que nous on vive pleinement ce match. Tout est possible, elles ont leurs failles et on va les exploiter au max.Pauline Coatanéa
Au bon souvenir de 2021
Car on l’a dit, Brest Bretagne Handball est une des rares équipes à avoir climatisé la Papp László Budapest Sportaréna à l’époque en 2021. Mais ce n’est pas quelque chose d’essentiel à quoi pensent les joueuses comme le souligne Oriane Ondono :
Personnellement non parce que je n’étais pas là. Généralement, je ne pense pas. Je pense qu’on se dit qu’on est la seule équipe à les avoir battus sur un Final Four. Après c’était 2 équipes totalement différentes.
Effectivement, elles ne sont que 2 côté Brest à être encore là : Coralie Lassource et Pauline Coatanéa. Et celle-ci se montre ambitieuse
Je suis super fière d’être ici aujourd’hui. C’est vrai que 5 ans c’était long avant d’y retourner mais aujourd’hui je sens qu’on a un effectif comme il y a 5 ans avec de l’expérience, avec des jeunes et qu’on peut vraiment performer ce week-end. On a toutes l’envie d’atteindre la finale dimanche et de la gagner.

“Moi j’arrête le handball après !”
Qu’est-ce que ça ferait à l’ailière droite indéboulonnable de Brest de remporter cette Ligue des champions? Elle a répondu avec humour.
Moi j’arrête le handball après ! (rires) Ça serait incroyable que ce soit pour le club de Brest qui est mon club de cœur. Gagner la Ligue des champions avec Brest ça serait le Graal. Pour la France aussi parce que la France n’a jamais gagné de titre en Ligue des champions donc ça serait vraiment génial de pouvoir vivre ça.
Il y a 5 ans c’était le contexte Covid donc c’est vrai que c’était un peu spécial. Aujourd’hui on a les supporters qui viennent, qui seront forcément moins nombreux que les supporters de Györ mais qui seront présents. Du coup, pouvoir partager ça avec eux ça sera top aussi.
Les clés de la rencontre
Si les Brestoises avancent des points sur lesquels insister pour battre le club hongrois, elles veulent avant tout se focaliser sur leur jeu.
Annika Lott
Du côté de Györ, Kristina Jörgensen et Dione Housheer insistent sur la défense notamment sur les joueuses de la base arrière pour ne pas les laisser développer leur jeu. Et ne pas laisser des munitions de contre-attaque.
Les Brestoises seront (en tout cas pour la demi-finale), soutenues par leur ancienne coéquipière Djurdjina Jaukovic qui évolue au CSM Bucarest :
Je suis tellement contente pour Brest ! Il y a cinq ans, j’étais avec eux ici, et ça me rappelle des souvenirs particuliers. J’ai passé de très bons moments là-bas, surtout cette première année où on a presque tout réussi. Je leur souhaite vraiment bonne chance. Elles ont fait un super boulot, car ce n’était pas facile de revenir ici après cinq ans.
Metz-Bucarest, Brest-Györ, pour une finale historique 100% française ?


