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Coupe du monde de football

Haïti-Écosse : les tops et flops de la rencontre, les Grenadiers au niveau et Ben Gannon-Doak comme seul frisson

Maxime Cazenave

Publié le

Haïti-Écosse : les tops et flops de la rencontre, les Grenadiers au niveau et Ben Gannon-Doak comme seul frisson
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – L’Écosse a assuré le strict minimum en s’imposant sur le plus petit des scores (1-0) face à de valeureux haïtiens, qui méritaient bien mieux qu’une défaite.

Les Tops de Haïti – Écosse

Ben Gannon-Doak, le frisson écossais

Au sein d’une équipe écossaise peu inspirée, Ben Gannon-Doak a été le dynamiteur en chef. Sur son côté, l’ailier droit de Bournemouth a réalisé un véritable chantier, en créant du danger à chacune de ses prises de balle. Par ses dribbles chaloupés et sa vitesse d’exécution, il a permis à l’Écosse de se créer ses meilleures occasions. Il est d’ailleurs à l’origine du premier but en ayant déclenché le centre menant au tir de Ch Adams, puis au but de John McGinn. Mais il aurait aussi pu marquer

Le gamin de 20 ans a également gratifié l’assemblée de plusieurs gestes magiques, à l’image d’un petit point au retour des vestiaires, tout en apportant un danger permanent au second poteau sur les rares actions venues de l’opposée. Rares actions puisque le jeu écossais a penché nettement de son côté. Sorti à la 75ème minute après avoir tout donné, il est l’homme du match.

Haïti au niveau

Citée parmi les sélections les plus faibles de la compétition, Haïti a prouvé qu’il n’avait pas volé sa place. Face à des Écossais globalement attentistes, les grenadiers ont produit du jeu en trouvant régulièrement des espaces sur les ailes, tout en s’appuyant sur la taille de ses deux tours jumelles offensives, Wilson Isidor et Frantdzy Pierrot. En ajoutant à cela l’hyper activité de Jean-Ricner Bellegarde au cœur du jeu, et la touche de folie apportée par le virevoltant Louicius Deedson, les hommes de Sébastien Migné n’ont pas à rougir de leur performance.

À la pause, ils avaient tiré plus de fois que leur adversaire (8 tirs à 7), le tout en se montrant réellement dangereux, à l’instar d’une tentative trop écrasée de Louicius Deedson en début de match, ou d’une frappe de Ruben Providence difficilement repoussée par Gunn. Face à un bloc compact en deuxième période, les Grenadiers ont eu plus de difficultés à apporter du danger. Néanmoins, ils auront retrouvé de l’allant en fin de match pour faire trembler les Écossais jusqu’au bout, à l’instar de cette tête puissante de Pierrot qui a frôlé le cadre. À la fois frustrant et encourageant.

Les Flops de Haïti – Écosse

Le cauchemar de Martin Expérience

Auteur d’une excellente saison à Nancy, Martin Expérience a eu le malheur de tomber sur un Gannon-Doak en feu. S’il a joué un rôle important sur les phases offensives en affichant une belle complémentarité avec Martin Providence, il a totalement pris l’eau défensivement en se faisant éliminer régulièrement. Battu sur le but, coupable de plusieurs fautes de frustration, dont une sur un petit pont encaissé au retour des vestiaires, le Nancéien a souffert de bout en bout.





L’attaque écossaise se contente du strict minimum

Face à un adversaire plus faible, on attendait bien mieux d’une équipe qui avait claqué huit buts en deux matchs de préparation. En cruel manque d’inspiration, hormis le feu follet Gannon-Doak, les Écossais ont peiné à amener du danger. Au-delà d’un John McGinn sur courant alternatif, mais qui est tombé à pic pour ouvrir le score, le duo Che AdamsLawrence Shankland a été très peu en vue.

En difficulté balle au pied, seules leurs déviations leur ont permis d’exister face à la sérieuse défense haïtienne. Les deux hommes souffrent de la comparaison avec leurs vis-à-vis Isidor et Pierrot, tous deux bien plus impactants. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Haïti a terminé la partie avec plus de tirs au compteur, tant l’offensive écossaise a été inoffensive en deuxième mi-temps.

Scott McTominay, leader fantomatique

Meilleur joueur de Série A cette saison, et surtout dépositaire du jeu écossais depuis de longues années, Scott McTominay était attendu au tournant. Il y a de quoi être déçu tant le Napolitain n’a pas eu le rayonnement habituel. Rarement trouvé dans une bonne position, il aurait pu ouvrir le score si le poteau n’avait pas repoussé sa frappe de mammouth.

Il s’agit toutefois de son unique fait d’armes dans un match où il a été bien contrôlé par la défense haïtienne. Quasi invisible dans le second acte, semblant emprunté, il devra montrer un autre visage face au Brésil et au Maroc pour que l’Écosse puisse croire à un exploit.

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