Brésil-Maroc : les enseignements de la rencontre, un nul qui n’arrange personne et un groupe C ouvert
COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Le Brésil et le Maroc se sont séparés sur le score de 1-1. Voici les enseignements du premier choc de ce Mondial.
Le début de match tonitruant du Maroc
S’il était difficile d’établir un pronostic avant le début de la rencontre, on pouvait toutefois s’attendre à une rencontre très disputée. Néanmoins, il fallait être devin pour prédire une telle entrée en matière des Lions de l’Atlas. De fait, il n’a fallu que 21 minutes pour qu’Ismael Saibari, bien servi dans la profondeur par Brahim Díaz, ne trompe Alisson et ouvre le score pour le Maroc. Plus qu’un but, c’est la domination marocaine qui éblouissait. De fait, au moment de l’égalisation de Vinícius Júnior à la 32ᵉ minute, le Maroc totalisait déjà douze frappes au but, bien plus que les quatre tentatives brésiliennes. Les Brésiliens allaient ensuite légèrement sortir la tête de l’eau, rentrant au vestiaire avec six frappes et la maîtrise de la possession.
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Ismael Saibari ouvre le score d’un lob magnifique après une passe de Brahim Díaz. Le Maroc frappe fort ⚽️
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Deux séries qui se poursuivent
Avant la rencontre, le Brésil restait sur une impressionnante série de 20 matchs sans défaite lors de ses entrées en lice en Coupe du monde. Il fallait ainsi remonter à la deuxième édition, en 1934, pour retrouver la trace d’une défaite brésilienne d’entrée de jeu, c’était alors contre l’Espagne. Dans un autre registre, les Marocains n’avaient quant à eux jamais connu la victoire lors d’un premier match, le tout en six participations.
Le match nul (1-1) entre les deux équipes permet ainsi aux deux équipes de poursuivre leur série respective. Si les Brésiliens peaufinent leur bilan avec 16 victoires, 4 nuls et 2 défaites lors de leurs matchs inauguraux, le Maroc ne peut pas en dire autant et aurait aimé se défaire de cette série noire, en plus de créer la sensation contre le Brésil. Ils totalisent désormais 4 nuls, 3 défaites… et pas la moindre victoire.
Tout reste à faire dans le groupe C
Si le résultat du soir ne permet pas de tirer de conclusions quant à l’équipe qui terminera en tête du groupe C, il promet cependant une possible lutte à distance entre les deux adversaires du soir pour la première place du groupe. Dans la perspective d’une victoire écossaise contre Haïti, les deux équipes devront d’abord s’imposer contre l’Écosse afin d’envisager la première place. Ensuite, et seulement ensuite, les comptes d’apothicaire pourront prendre place pour déterminer le classement final du groupe.
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S’il est donc encore tôt pour savoir qui terminera en tête, il n’en demeure pas moins qu’une telle place sera cruciale pour la suite de la compétition. La première place permettrait donc à l’équipe qui la détient d’affronter un deuxième de groupe en seizièmes puis en huitièmes, et d’éviter de tomber contre le vainqueur du groupe F dès les seizièmes (potentiellement les Pays-Bas).
Le Brésil se cherche un n°9
Si la place de n°9 titulaire au sein de la Seleção est souvent revenue à un avant-centre emblématique, ne laissant aucune place au débat, le cas du Brésil version 2026 est quelque peu plus complexe. Avec le choix de Carlo Ancelotti de faire jouer Vinicius Júnior sur l’aile gauche, la place dans l’axe se retrouvait donc convoitée par plusieurs joueurs. En marge de la rencontre, c’est ainsi Matheus Cunha qui était pressenti comme titulaire.
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Ses dix buts en Premier League cette saison avaient ainsi convaincu le sélectionneur italien d’en faire l’option n°1 à la pointe de l’attaque brésilienne. Pourtant, le Citizen est resté muet devant le but adverse lors de ses huit matchs disputés avec l’équipe nationale depuis octobre 2025. C’est donc finalement l’attaquant de Brentford, Igor Thiago, qui a récupéré la place de titulaire pour ce premier match contre le Maroc.
Seulement, invisible, l’avant-centre de 24 ans a fini par laisser sa place à Matheus Cunha à l’heure de jeu, pas plus en réussite. Pas de Neymar par ailleurs, forfait et dont la sélection continue d’interloquer dans le monde du football, ni d’Endrick. Ce soir, l’équation reste en attente d’une résolution.
La France est passée à côté de Bouaddi
Enfin, ce match aura permis de voir l’étendue du talent d’Ayyoub Bouaddi. Le simple fait d’être titulaire en Coupe du monde, contre le Brésil et à 18 ans en dit déjà long sur l’impact que peut avoir un joueur dans un collectif. S’il connaissait ce soir sa quatrième sélection avec les Lions de l’Atlas, le Lillois n’a pas marqué, ni délivré de passe décisive, mais a prouvé qu’il s’était déjà bien intégré dans le collectif marocain. Longtemps convoité par l’équipe de France, dont il a porté les couleurs chez les jeunes, Bouaddi a fait son choix au printemps, dans l’espoir de pouvoir disputer la Coupe du monde. Bien lui en a pris, même si la France laisse filer l’un de ses meilleurs talents.


