Suède-Tunisie : les tops et flops de la rencontre, le grand talent Ayari, Chamakh bien trop friable
COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Menée par un doublé de Yasin Ayari, la Suède a fait plier une Tunisie bourrée d’incertitudes sur le score net et sans bavure de 5-1.
Les Tops de Suède – Tunisie
Yasin Ayari, un doublé au nom du père
Il y avait forcément un petit pincement au cœur pour Yasin Ayari au moment des hymnes. Né d’un père tunisien, et courtisé par la sélection africaine, le milieu de terrain de Brighton avait fait le choix de porter les couleurs du pays qui l’a vu naître, la Suède. Nul doute, que le fiston a fait du mal au paternel en délivrant une excellente prestation, sublimée par ce sublime but : une frappe de mammouth de plus de 20 mètres, qu’il n’a pas célébrée par respect pour son pays d’origine (7ème).
Au-delà de son but, sa qualité technique s’est révélée précieuse dans les longues phases de possession scandinaves, tout comme ses efforts défensifs. Plus discret dans un deuxième acte où les Blågult n’ont pas eu à forcer leur talent, le jeune joueur de 22 ans a profité du lâchage total des Tunisiens en fin de match pour s’offrir un doublé (90ème) en faisant une nouvelle fois parler sa qualité de frappe.
Gyökeres – Isak, une attaque à 200M€ impactante
Sur le papier, peu de sélections peuvent présenter un duo attaque aussi redoutable que cette association Viktor Gyökeres – Alexander Isak. Dans les faits, les deux hommes ont joué leur rôle à merveille cette nuit en faisant peser un poids constant sur l’arrière-garde des Aigles de Carthage. À tour de rôle, l’un décrochait, pendant que l’autre jouait un rôle de pivot à la perfection pour conserver le ballon, ou redistribuer.
Présent sur le premier but, Gyökeres a rapidement tenté sa chance en débordant côté gauche avant de repiquer dans l’axe. C’est d’ailleurs sur une action similaire qu’Isak a claqué le deuxième but suédois. L’attaquant de Liverpool a ensuite chipé un ballon dans les pieds de Skhiri avant que Gyökeres se charge de conclure sans trembler pour le but du 3-1.
Histoire de sceller cette belle partition, Isak, encore lui, a joué un rôle décisif sur le dernier but inscrit par Mattias Svanberg à la réception d’un coup franc, et est même passé proche du doublé dans la foulée. Bref, cette attaque 5 étoiles a répondu présente.
What a goal by Victor Gyokeres! pic.twitter.com/kSn2E2BKTO
— Trey (@NashvilleTrey) June 15, 2026
Hannibal Mejbri, rayon de soleil tunisien
Passeur décisif pour Omar Rekik en fin de première période (43ème), Hannibal Mejbri a été l’un des rares rayons de soleil des Aigles de Carthage. Par sa qualité technique au cœur de l’entrejeu, il a souvent permis à son équipe de remettre le pied sur le ballon, tout en créant des décalages par ses passes millimétrées. Hélas, il a été bien trop seul au sein d’un collectif défaillant pour permettre à la Tunisie d’espérer quoi que ce soit.
Les Flops de Suède – Tunisie
Ellyes Skhiri, capitaine à la dérive
Le symbole du naufrage tunisien. Du haut de ses 31 ans, Ellyes Skhiri représente habituellement un gage de sécurité pour les Aigles de Carthage. Habitué à évoluer au plus haut niveau avec Francfort, et déjà présent lors des Coupes du monde 2018 et 2022, l’ancien montpelliérain a sombré, brassard au bras.
Souvent dépassé dans l’entrejeu, peu inspiré balle au pied, il a touché le fond à l’heure de jeu en perdant devant sa surface de réparation le ballon qui a mené au troisième but assassin des Suédois. Il devra absolument se remobiliser pour que la Tunisie puisse espérer quelque chose dans le tournoi.
Abdelmouhib Chamakh, un dernier rempart friable
Dans un océan d’interrogations, le poste de gardien fait particulièrement débat côté tunisien. Propulsé au poste de numéro 1 en raison des performances en dents de scie d’Aymen Dahmen, Abdelmouhib Chamakh n’a clairement pas rassuré en passant au travers de son match.
S’il a manqué de réussite dans sa sortie ayant entraîné l’ouverture du score, il a ensuite clairement fauté sur le deuxième but signé Isak alors qu’il était largement sur le ballon. Fautif et jamais réellement décisif (1 seul arrêt), le dernier rempart tunisien n’a pas rempli sa mission.
Une animation offensive tunisienne en question
Si Mejbri a fait le boulot dans l’entrejeu, difficile d’en dire autant pour tout le secteur offensif tunisien. Sans véritable point d’ancrage, ce dernier a fait preuve d’un clair manque d’organisation, et d’une animation globale particulièrement brouillonne. Un manque de consistance qui s’est ressenti par des placements hasardeux, et des joueurs qui se marchent sur les pieds, empêchant de mener à bien les bons contres dont il a disposé.
Le duo d’attaque Slimane – Saad a été inexistant, disposant de rares ballons exploitables tandis que les pistons Yan Valery et Ali Abdi n’ont jamais réussi à créer du danger sur les côtés pour compenser les lacunes d’un milieu de terrain en délicatesse. Une chose est sûre, Sabri Lamouchi a du pain sur la planche pour remettre en selle son équipe, surtout au vu du final catastrophique fourni par ses joueurs.
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