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Suède Coupe du monde 2026 : liste, calendrier, joueur à suivre, ambitions… tout savoir sur les Blågult

Malo Clement

Publié le

Suède Coupe du monde 2026 liste, calendrier, joueur à suivre, ambitions, tout savoir sur les Blagult
Visuel Dicodusport / Photos Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Revenue de très loin lors des qualifications, la Suède débarque au Mondial avec un nouveau visage, une attaque redoutable et l’ambition de redevenir un outsider dangereux.

Absente de la dernière Coupe du monde au Qatar, la Suède est revenue de l’enfer lors des qualifications. La sélection nordique débarque à la Coupe du monde 2026 avec un nouveau visage, portée par une équipe jeune et très présente dans les grands championnats européens.

Pourtant, ce voyage en Amérique du Nord n’avait rien d’une certitude tant la phase de groupes a été un désastre. Ce début de génération compliqué, marqué par une dernière place derrière la Suisse, le Kosovo et la Slovénie, laissait craindre que ce groupe ne trouve jamais la bonne formule. Malgré ce bilan catastrophique, les Blågult ont bénéficié d’un repêchage inespéré via la Ligue des Nations, un privilège jugé absurde par certains observateurs.

Mais ce qui ressemblait à une impasse s’est transformé en miracle lors des barrages. Sous l’impulsion de Graham Potter, l’équipe a muté en troquant son identité ultradéfensive pour un jeu de transition foudroyant. La Suède a retrouvé une grinta et un caractère qu’on ne lui connaissait plus. Désormais, les Blågult ne viennent pas pour faire de la figuration : ils arrivent avec la dalle des miraculés et l’ambition de redevenir ce poil à gratter capable de bousculer les plus grandes nations.

Calendrier et groupe de la Suède à la Coupe du monde 2026

Le tirage au sort a réservé un programme dense aux Blågult dans ce groupe F. La Suède devra voyager entre le Mexique et les États-Unis, avec un premier test physique face à la Tunisie.

Le point d’orgue de cette phase de groupes sera le choc européen contre les Pays-Bas, avant une possible finale pour la qualification face à la vivacité du Japon, dans le Texas. Pour Graham Potter, la gestion de la récupération entre ces trois styles de jeu radicalement différents sera l’une des clés pour atteindre les seizièmes de finale.





Le programme complet de la Suède

Liste et effectif de la Suède pour la Coupe du monde 2026

Pour ce voyage de l’autre côté de l’Atlantique, les Blågult ont été l’une des premières nations à annoncer leur sélection. Graham Potter a choisi de s’appuyer sur un groupe de 26 joueurs, marqué par une densité impressionnante en défense.

Avec dix défenseurs appelés, le sélectionneur confirme sa volonté de s’appuyer sur son dispositif préférentiel à cinq derrière. Cette liste permet de doubler chaque poste de l’arrière-garde pour maintenir une intensité constante tout au long du tournoi. La principale absence notable est celle de Dejan Kulusevski, forfait sur blessure.

La liste de la Suède pour la Coupe du monde 2026

Gardiens : Viktor Johansson (Stoke City/ANG), Kristoffer Nordfeldt (AIK/SUE), Jacob Widell Zetterström (Djurgården/SUE)

Défenseurs : Victor Nilsson Lindelöf (Aston Villa/ANG), Isak Hien (Atalanta/ITA), Hjalmar Ekdal (Burnley/ANG), Carl Starfelt (Celta Vigo/ESP), Gustaf Lagerbielke (Twente/PBS), Herman Johansson (FC Dallas/USA), Gabriel Gudmundsson (Lille/FRA), Daniel Svensson (Nordsjælland/DAN), Eric Smith (Sankt Pauli/ALL), Elliot Stroud (Mjällby/SUE)

Milieux et attaquants : Viktor Gyökeres (Arsenal/ANG), Alexander Isak (Liverpool/ANG), Anthony Elanga (Nottingham Forest/ANG), Lucas Bergvall (Tottenham/ANG), Yasin Ayari (Brighton/ANG), Mattias Svanberg (Wolfsburg/ALL), Jesper Karlström (Udinese/ITA), Ken Sema (Watford/ANG), Gustaf Nilsson (Union Saint-Gilloise/BEL), Benjamin Nygren (Nordsjælland/DAN), Taha Ali (Malmö/SUE), Alexander Bernhardsson (Holstein Kiel/ALL), Besfort Zeneli (Elfsborg/SUE)

Viktor Gyökeres, le joueur à suivre de la Suède

S’il y a bien un nom qui cristallise toutes les attentes côté suédois, c’est celui de Viktor Gyökeres. Le serial buteur a été le grand artisan du miracle des qualifications, endossant le costume de sauveur de la nation à plusieurs reprises.

On se souviendra de son triplé clinique en demi-finale de barrage contre l’Ukraine, mais c’est surtout son but libérateur à la 88e minute face à la Pologne, à Solna, qui a définitivement envoyé les siens en Amérique du Nord.

Véritable force de la nature, Gyökeres ne se contente pas de marquer. Il pèse sur les défenses par son impact physique, ses appels incessants et sa capacité à garder le ballon sous pression. Dans une équipe qui mise désormais sur la transition rapide sous Graham Potter, ses qualités de finisseur sont devenues indispensables.

Auteur d’une saison pleine à Arsenal, où il s’est imposé comme le meilleur buteur du club, il arrive au Mondial avec le statut d’arme offensive numéro 1 des Blågult. Son efficacité sera l’une des grandes clés du parcours suédois dans ce groupe F.

Graham Potter, l’homme du renouveau tactique suédois

Arrivé à la tête des Blågult en novembre 2025 pour remplacer Jon Dahl Tomasson, Graham Potter possède un lien unique avec la Suède. C’est ici qu’il a bâti sa légende en réalisant un miracle avec le club d’Östersunds FK.

Récupérant l’équipe en quatrième division en 2011, il l’a propulsée jusqu’à l’élite suédoise en seulement cinq ans. Son palmarès dans le pays est marqué par une Coupe de Suède remportée en 2017 et un parcours historique en Ligue Europa, avec notamment une victoire de prestige face à Arsenal.

Revenu en terrain connu après ses passages à Brighton et Chelsea, le technicien anglais a immédiatement imposé sa patte tactique. Adepte d’un système à trois ou cinq défenseurs, il a transformé une sélection qui se cherchait en une redoutable machine de transition.

Plus qu’un simple entraîneur, Graham Potter est un bâtisseur qui mise sur la cohésion et l’intelligence de jeu. Sous ses ordres, la Suède a abandonné son style parfois trop statique pour un football plus direct et audacieux, capable de punir n’importe quelle défense sur un contre foudroyant.

L’histoire de la Suède à la Coupe du monde

Malgré son image de nation secondaire, la Suède a longtemps été l’une des premières forces du football européen. Avec treize participations au compteur, elle possède une vraie histoire avec la Coupe du monde.

Son meilleur résultat reste cette finale mythique perdue en 1958, à domicile, face au Brésil de Pelé. Avant les années 1960, les Suédois étaient d’ailleurs des habitués du dernier carré, avec deux autres demi-finales.

Depuis, les prestations des Blågult ressemblent davantage à des montagnes russes. Entre 1958 et aujourd’hui, ils n’ont retrouvé qu’une seule fois le top 4, lors de l’épopée de la génération dorée de 1994, conclue par une troisième place.

Sur les autres éditions, la sélection a alterné entre absences et éliminations précoces. Les années 2010 ont été marquées par de nombreuses désillusions, avec pour seule éclaircie le quart de finale atteint en Russie, en 2018.

Mais le véritable traumatisme récent reste l’absence au Qatar en 2022. Manquer la première Coupe du monde organisée au Moyen-Orient a été vécu comme une fin de cycle brutale au pays. Ce retour en 2026 est donc bien plus qu’une simple qualification : c’est l’occasion pour cette nouvelle génération de panser les plaies du passé.

Les ambitions de la Suède

Après une qualification miraculeuse décrochée in extremis contre la Pologne, grâce à un but de Viktor Gyökeres à deux minutes du terme, la Suède arrive avec une confiance retrouvée, mais les pieds sur terre. L’objectif minimum est clair : sortir de la phase de groupes.

Pour y parvenir, les Blågult pourront compter sur le nouveau format de la compétition à 48 équipes, où les meilleurs troisièmes de groupe décrocheront également leur ticket pour les seizièmes de finale. Un filet de sécurité qui pourrait s’avérer précieux dans un groupe F très homogène.

Pour préparer au mieux ce voyage outre-Atlantique, la Suède va se tester lors de deux matchs amicaux aux profils opposés. Elle affrontera d’abord la Norvège à Oslo pour un derby nordique qui fera office de véritable crash-test physique, puis recevra la Grèce à Stockholm, une nation technique idéale pour peaufiner les circuits de transition chers à Graham Potter.

Une qualification en seizièmes ou en huitièmes de finale validerait déjà le renouveau du football suédois. Mais beaucoup voient dans cette équipe le parfait outsider. Avec un duo Alexander Isak – Viktor Gyökeres capable de punir n’importe qui, la Suède possède les armes pour créer la surprise et s’inviter, pourquoi pas, jusqu’en quarts de finale.

Le caractère montré lors des barrages prouve en tout cas que cette équipe a retrouvé une âme. Reste désormais à confirmer que ce miracle peut devenir le point de départ d’une nouvelle épopée.

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