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Coupe du monde de football

Italie, Cameroun, Danemark… les grands absents de la Coupe du monde 2026

Maxime Cazenave

Publié le

Italie, Cameroun, Danemark les grands absents de la Coupe du monde 2026
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Les 48 nations participantes étant désormais connues, on fait le point sur les principales sélections à avoir raté le coche.

ITALIE 🇮🇹

Ce que vit la Squadra Azzurra est tout simplement dramatique. Hormis sa non-participation au tout premier Mondial en 1930, le quadruple champion du monde n’avait raté qu’une seule édition entre 1934 et 2014 (en 1958). Après les séismes des éliminations de 2018 et 2022, celle de 2026 fait sans doute encore plus mal, alors que 48 sélections ont composté leur ticket.

Largement dominés par la Norvège en phase de poules, les Italiens semblaient avoir les cartes en main pour franchir les barrages. Si l’obstacle nord-irlandais avait été passé sans encombre la semaine dernière, les rêves italiens ont été brisés en Bosnie-Herzégovine. Réduits à 10 au bout de 40 minutes, à la suite du rouge reçu par Alessandro Bastoni, ils ont tenu jusqu’à l’égalisation d’Haris Tabaković dans le dernier quart d’heure, avant de finalement prendre la porte aux tirs au but, craquant sous le poids de la pression et de l’histoire.

Ainsi, Gianluigi Donnarumma, Nicolò Barella, Sandro Tonali, Manuel Locatelli, Moise Kean et consorts passent encore à côté du Mondial. Un énième coup de tonnerre qui met une nouvelle fois en lumière le manque de renouvellement d’un football local en grande difficulté pour redresser la barre. En Amérique du Nord, la Squadra Azzurra sera le seul champion du monde à manquer à l’appel. Comme lors des deux précédentes éditions…

CAMEROUN 🇨🇲

Absent lors du barrage intercontinental, le Cameroun avait vu ses rêves de Coupe du monde partir en fumée en novembre dernier. Seulement deuxièmes d’une poule dont il était le grand favori, derrière le Cap-Vert, les Lions indomptables avaient ensuite été terrassés dans le temps additionnel par la République démocratique du Congo en demi-finale continentale.

Malgré un effectif consistant, mené par la star Bryan Mbeumo, les Camerounais sont passés à côté. Après les deux échecs vécus à la CAN (8èmes en 2023, quarts en 2025), le quart de finaliste de 1990 a perdu de sa superbe et regardera la Coupe du monde à la télévision pour la troisième fois au XXIème siècle, après 2006 et 2018.



DANEMARK 🇩🇰

Autre grand habitué, le Danemark n’avait échoué à se qualifier qu’à deux reprises (2006 et 2014) depuis son historique quart de finale en 1998. C’est donc un véritable coup d’arrêt pour le demi-finaliste de l’Euro 2020, qui compte encore dans ses rangs d’excellentes individualités, de Christian Eriksen à Rasmus Højlund, en passant par Mikkel Damsgaard, Christian Nørgaard ou encore William Høgh



Les absences combinées de Kasper Schmeichel et Filip Jørgensen dans les cages ont fait mal lors de ces barrages. Après avoir écrasé la Macédoine du Nord, les Danois se sont écroulés en République tchèque, notamment lors de la séance de tirs au but.

Mais c’est bien en phase de poules qu’ils ont raté le coche. En novembre, un nul gênant face à la Biélorussie, suivi d’une défaite en Écosse, les avaient contraints à passer par ces barrages. Des barrages piégeux dont ils ne se sont pas extirpés…

CHILI 🇨🇱

Qu’il semble loin, le temps où le Chili d’Alexis Sánchez, Claudio Bravo ou encore Arturo Vidal soulevait la Copa América et regardait droit dans les yeux les meilleures nations du monde. Cette génération dorée n’a pas été remplacée. En une décennie, le déclassement a été spectaculaire. Du statut de 8ème de finaliste de la Coupe du monde 2014 et double vainqueur de la Copa América (2015 et 2016), le Chili est devenu la pire nation sud-américaine lors des éliminatoires de ce Mondial.

Traînant sa misère, le Chili a terminé bon dernier, derrière le Pérou et le Venezuela, en cumulant 11 minuscules points en 18 matchs. Un bilan aussi piteux que symbolique des difficultés à renouveler le vivier. Hormis les anciens Gabriel Suazo (Séville) et Guillermo Maripán (Torino), rares sont les Chiliens à s’exporter dans les meilleurs championnats. La crise est profonde, et semble partie pour durer.

NIGERIA 🇳🇬

Le refrain se répète inlassablement. Sur le papier, le Nigeria a toujours tout ce qu’il faut pour être une sélection dominante en Afrique. Et pourtant… Finaliste de la CAN 2023, demi-finaliste en 2025, la sélection nigériane a raté le coche à deux reprises. D’abord en phase de poules, où l’Afrique du Sud a profité de son irrégularité chronique. Puis en barrages, où la République démocratique du Congo l’a éjecté aux tirs au but.

Ainsi, Victor Osimhen, Ademola Lookman, Samuel Chukwueze ou encore Wilfred Ndidi ne verront pas l’Amérique du Nord. Un constat d’échec terrible pour une génération débordant d’individualités de premier plan, et qui va donc regarder à la télévision une deuxième Coupe du monde consécutive.

POLOGNE 🇵🇱

Excepté en 2010, la Pologne s’était imposée comme un incontournable de la Coupe du monde au XXIᵉ siècle. Sortis deuxièmes de leur poule de qualification derrière les Pays-Bas, les Aigles ont ensuite terrassé l’Albanie en demi-finale de barrages, avant de céder en Suède ce lundi soir lors du match décisif.

Le coup d’arrêt est terrible pour cette sélection et marque aussi, sans doute, la fin d’une génération. À bientôt 38 ans, Robert Lewandowski ne disputera donc pas une nouvelle Coupe du monde, tout comme Kamil Grosicki. Si le noyau dur a déjà dépassé la trentaine ou s’apprête à y entrer, avec Piotr Zieliński, Jan Bednarek ou encore Krzysztof Piątek, une génération intéressante pointe le bout de son nez, et cette non-participation pourrait n’être qu’un simple accident.

COSTA RICA 🇨🇷

Avec les qualifications d’office des trois pays organisateurs dans la zone CONCACAF, le Costa Rica disposait d’un boulevard pour accéder à une sixième Coupe du monde en sept éditions. En apparence seulement. Comme le Chili évoqué plus haut, les Ticos ont perdu de leur superbe en voyant la génération Joel CampbellKeylor NavasBryan Ruiz progressivement prendre de l’âge ou tirer sa révérence.

La génération suivante n’a, pour le moment, pas convaincu, et cela s’est traduit lors des éliminatoires. Dans une phase de poules finale où le Honduras n’a clairement pas été au niveau non plus, c’est finalement Haïti qui a créé la surprise par son envie et sa capacité à briller collectivement. Les Ticos n’ont eu que leurs yeux pour pleurer en terminant seulement troisièmes de cette poule, bien loin de la 1ʳᵉ place qualificative.

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