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Coupe du monde de football

Les choses à retenir de Belgique-Sénégal : le miracle des Diables Rouges, le sabordage sénégalais

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Les choses à retenir de Belgique-Sénégal le miracle des Diables Rouges, le sabordage sénégalais
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Incroyable scénario. Largement bousculée par le Sénégal pendant près de 80 minutes, la Belgique renverse le Sénégal en prolongations (3-2).

Une des affiches de ces seizièmes de finale. Après une entrée poussive face à l’Égypte et l’Iran (2 nuls), la Belgique s’est rassurée avec un carton 5-1 face à la Nouvelle-Zélande et une première place. Même trajectoire pour le Sénégal, tombé sur la France et la Norvège avant d’assurer la troisième place face à l’Irak.

Le Sénégal capitalise rapidement sur son bon début de match

Pas de round d’observation. Le Sénégal met le pied sur le ballon et la Belgique joue à réaction. Leandro Trossard répond à Iliman Ndiaye.

Alors que le rythme s’était temporisé, le Sénégal s’offre une énorme occasion après une mésentente dans la défense belge. La claquette de Thibaut Courtois offre le ballon à Ismaïla Sarr mais celui-ci, en déséquilibre trouve le poteau droit.

La Belgique décide d’opérer en contre mais est bien arrêtée par la défense sénégalaise à chaque fois. Le rythme s’accélère une nouvelle fois, les deux équipes se rendent coup pour coup.

Après une nouvelle longue phase de possession sénégalaise, Sadio Mané centre facilement. Si la tête d’Ismaïla Sarr trouve une nouvelle fois le poteau, Habib Diarra est bien placé pour reprendre le ballon et marquer à bout portant (25′). 5 tirs à 2 pour le Sénégal, 1 tir cadré pour les deux équipes, suffisant pour les Lions de la Teranga.



Toujours en mouvement, les Sénégalais déstabilisent les joueurs de la Belgique qui semblent toujours en retard, que ça soit en attaque ou en défense.

Une Belgique amorphe

Les Diables rouges s’attendaient à un match physique et à un Sénégal offensif. Durant 30 minutes, les Belges ont été trop attentistes, laissant le Sénégal jouer avec ses points forts. À la perte de balle, les Sénégalais viennent rapidement au contact pour récupérer le ballon alors que quand ce sont les Belges qui perdent le ballon, ça offre un jeu en transition facile pour le Sénégal. En fin de mi-temps, la Belgique s’offre plus d’occasions, le Sénégal lui laissant le ballon et évoluant avec un bloc plus bas.

On tente de trouver des solutions côté belge. Leandro Trossard et Jérémy Doku inversent leur position. Maxim De Cuyper est souvent dans les bons coups pour la Belgique mais fait parfois des mauvais choix ou rate son dernier geste. Charles De Ketelaere a une nouvelle fois été placé en faux 9 mais n’a pas réussi à s’exprimer. Muselé par Moussa Niakhaté et Pathé Ciss. Il est sorti à la mi-temps pour Romelu Lukaku. Qui ne touche pas un ballon après 5 minutes de jeu.



La Belgique devait réagir, mais c’est toujours le Sénégal qui dicte le jeu au retour des vestiaires. Et sur une magnifique passe de Niakhaté, Ismaïla Sarr passe devant Mechele, Theate et De Cuyper pour le 0-2 (51′).

Et comme si ça ne suffisait pas, à la seconde pause fraîcheur, les esprits s’échauffent entre Leandro Trossard et Youri Tielemans.

La Belgique renverse le match en 3 minutes

La Belgique, plus dangereuse avant la mi-temps, puis à l’heure de jeu, va définitivement renverser la rencontre après 85 minutes de jeu !

Alors que le Sénégal semblait se diriger tout droit vers une victoire bien méritée, la Belgique est sortie de son chapeau. D’abord par l’inévitable Romelu Lukaku (86′). Quand la Belgique ne sais pas faire la différence collectivement, elle s’en remet à son puissant attaquant. S’il a mis du temps à toucher un ballon, et encore plus à se montrer dangereux, on le sait, sur un éclair, il est capable de faire la différence. Il a souvent enfilé cette cape de sauveur. Ainsi, dans les 10 dernières minutes, il a de plus en plus pesé sur l’attaque.

Et 3 minutes plus tard, Youri Tielemans, servi par Trossard (!) place une tête imparable pour totalement relancer la Belgique.

Le naufrage sénégalais

Le premier but belge a fait mal au Sénégal. Logique puisqu’il redonne espoir à la Belgique qui voit que c’est possible de revenir. Aussi car avant le but de Lukaku, un hors jeu (imaginaire ?) est sifflé très tard à Sadio Mané. À partir de là, la Belgique qui évoluait déjà à réaction, va multiplier les assauts sur le but sénégalais.

Tout ce qui fonctionnait pour les Lions, un pressing à 2 pour récupérer les ballons, une projection rapide et efficace en attaque, tout se dérègle. Les Lions sont méconnaissables et paniqués quand la Belgique est totalement libérée. Ils font des erreurs qu’on n’avait pas vu pendant 85 minutes. Alors qu’il avait été efficace sur les quelques tirs dangereux qu’il a eu à repousser, Mory Diaw rate totalement sa sortie. Et Tielemans, 1,76 m, peut aller placer une tête pour égaliser.

Les remplaçants belges auront finalement été très décisifs en cette fin de match : Romelu Lukaku, Dodi Lukebakio, Diego Moreira, Thomas Meunier. Quand ceux sénégalais n’auront pas eu l’effet escompté (Lamine Camara, Ibrahim Mbaye, Pape Sarr). Si Sadio Mané est toujours une pièce maitresse de cet effectif et mène son équipe, il aura fallu attendre la 93e minute pour le voir sortir. C’est beaucoup trop tard.

Belgique-Japon 2018, Belgique-Sénégal 2026

Direction donc les prolongations. Le Sénégal aura eu le ballon du K.O. par l’intermédiaire de Lukebakio. Mais les équipes ne vont pas réussir à se départager. Enfin jusqu’au bout du temps additionnel. Juste avant une possible séance de tirs au but, l’arbitre, appelé à regarder les images, siffle un pénalty en faveur de la Belgique. Pour une faute de Lamine Camara sur Youri Tielemans. Si Lukaku a pris le ballon, c’est finalement le milieu d’Aston Villa qui va se faire justice. Et inscrire son deuxième but en Coupe du monde, le deuxième du jour. Il y aura un dernier coup franc sénégalais à l’entrée de la surface mais qui ne donnera rien.

Comme en Russie en 2018 où elle était menée 0-2 en huitièmes par le Japon, la Belgique s’en sort miraculeusement.

 

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