Belgique Coupe du monde 2026 : liste, calendrier, joueurs à suivre, ambitions… tout savoir sur les Diables Rouges
COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Entre cadres vieillissants et jeunesse prometteuse, la Belgique veut tourner la page du fiasco de 2022 et retrouver un rôle majeur sur la scène mondiale.
Des hauts, des bas : la Belgique est passée par toutes les émotions en Coupe du monde. À l’image des deux dernières éditions, avec le bronze de 2018 puis le fiasco de 2022, alors que les Diables Rouges pointaient encore au 2e rang mondial.
Loin du statut de favori qui l’accompagnait au Qatar, la Belgique arrive cette fois en Amérique du Nord avec moins de pression, mais avec une nécessité claire : reprendre une place forte sur la scène internationale. Entre une génération dorée plus proche de la sortie que de son apogée et une jeunesse ambitieuse, ce Mondial pourrait marquer la fin d’une ère autant que le début d’une nouvelle histoire.
Calendrier et groupe de la Belgique à la Coupe du monde 2026
Les Diables Rouges vont principalement visiter la côte ouest des États-Unis pendant la phase de groupes, avec un détour par le Canada. Dans un groupe G largement abordable, ils débuteront face à l’Égypte de Mohamed Salah, le 15 juin à Seattle.
La Belgique prendra ensuite la direction du SoFi Stadium de Los Angeles pour affronter l’Iran, avant de conclure sa phase de groupes au BC Place de Vancouver face à la Nouvelle-Zélande. Un dernier rendez-vous qui devrait, si tout se passe bien, permettre aux hommes de Rudi Garcia de valider leur qualification, voire la première place du groupe.
Le programme complet de la Belgique
- Lundi 15 juin à 21h00 : Belgique 1-1 Égypte, Seattle Stadium, Seattle (États-Unis)
- Dimanche 21 juin à 21h00 : Belgique 0-0 Iran, SoFi Stadium, Inglewood (États-Unis)
- Samedi 27 juin à 05h00 : Nouvelle-Zélande 1-5 Belgique, BC Place, Vancouver (Canada)
Liste et effectif de la Belgique pour la Coupe du monde 2026
Rudi Garcia n’a pas bouleversé son collectif et a principalement fait confiance aux hommes qui ont porté la Belgique lors des qualifications. De quoi faire grincer quelques dents chez nos voisins, notamment avec la présence de Romelu Lukaku dans le groupe.
Diminué physiquement, l’attaquant du Napoli n’a presque pas joué cette saison, pendant que Lucas Stassin et Loïs Openda restent à quai. Entre deux profils en manque de rythme, Garcia a donc privilégié l’expérience du meilleur buteur de l’histoire de la sélection belge.
Touché à la hanche, Zeno Debast a lui aussi été appelé. Le sélectionneur pourrait toutefois revoir ses plans si le défenseur du Sporting CP n’était pas remis à temps.
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— Joueurs Belges 🇧🇪 (@JoueursBE) May 15, 2026
Malgré ces interrogations et l’absence remarquée de Mika Godts, auteur d’une grosse saison avec l’Ajax Amsterdam, la Belgique conserve plusieurs valeurs sûres. À commencer par Thibaut Courtois, qui disputera sa quatrième Coupe du monde, comme Kevin De Bruyne, Axel Witsel et Romelu Lukaku.
Pour entourer ces cadres, Rudi Garcia apporte aussi du sang neuf, avec plusieurs profils issus de la Ligue 1, comme Diego Moreira, Matías Fernández-Pardo ou Nathan Ngoy.
La liste de la Belgique pour la Coupe du monde 2026
Gardiens : Thibaut Courtois (Real Madrid/ESP), Senne Lammens (Manchester United/ANG), Mike Penders (Strasbourg/FRA)
Défenseurs : Zeno Debast (Sporting CP/POR), Arthur Theate (Eintracht Francfort/ALL), Koni De Winter (AC Milan/ITA), Brandon Mechele (Club Bruges/BEL), Nathan Ngoy (Lille/FRA), Thomas Meunier (Lille/FRA), Timothy Castagne (Fulham/ANG), Maxim De Cuyper (Brighton/ANG), Joaquin Seys (Club Bruges/BEL)
Milieux : Kevin De Bruyne (Naples/ITA), Amadou Onana (Aston Villa/ANG), Youri Tielemans (Aston Villa/ANG), Hans Vanaken (Club Bruges/BEL), Nicolas Raskin (Rangers/ÉCO), Axel Witsel (Girona/ESP)
Attaquants : Jérémy Doku (Manchester City/ANG), Leandro Trossard (Arsenal/ANG), Alexis Saelemaekers (AC Milan/ITA), Dodi Lukébakio (Benfica/POR), Romelu Lukaku (Naples/ITA), Charles De Ketelaere (Atalanta/ITA), Matías Fernández-Pardo (Lille/FRA), Diego Moreira (Strasbourg/FRA)
Matías Fernández-Pardo, le joueur à suivre de la Belgique
L’avenir de Matías Fernández-Pardo sous les couleurs de la Belgique était encore incertain il y a quelques mois. Passé par les équipes belges des U15 aux U19, l’ailier à triple nationalité avait ensuite opté pour la sélection espagnole avant de revenir vers les Diables Rouges, convaincu par le discours de Rudi Garcia et Vincent Mannaert.
De là à le voir immédiatement titulaire pour son premier Mondial, rien n’est moins sûr. Mais sa technicité, sa capacité à prendre la profondeur et sa polyvalence en font un atout précieux dans un groupe belge en transition.
Repositionné dans l’axe avec réussite par Bruno Genesio lors des dernières journées de Ligue 1, le joueur de Lille pourrait même offrir une solution alternative au poste de numéro 9 selon l’évolution de l’état physique de Romelu Lukaku. Une chose est sûre : le futur de la Belgique s’écrira aussi avec lui.
Rudi Garcia, le sélectionneur de la Belgique
L’entraîneur des Diables Rouges est bien connu du paysage français. Rudi Garcia a passé de nombreuses années sur les bancs de Ligue 1, menant notamment Lille vers un doublé Coupe-Championnat en 2011, l’OM en finale de Ligue Europa ou encore Lyon dans le dernier carré de la Ligue des champions.
Également passé par la Serie A et par l’Arabie saoudite, le technicien français a succédé à Domenico Tedesco en janvier 2025 pour remettre une Belgique en dents de scie à son juste niveau.
Sa première mission était de maintenir la Belgique dans le groupe A de la Ligue des Nations. Chose faite au terme d’une belle remontée en barrages contre l’Ukraine. La suivante consistait à qualifier les Diables Rouges pour la Coupe du monde. Là encore, le contrat a été rempli.
Le 4-3-3 de Rudi Garcia, parfois convertible en 4-2-3-1, penche davantage vers l’attaque, avec des latéraux offensifs chargés d’apporter le surnombre. Reste à bien gérer les transitions défensives, un secteur qui pourrait faire la différence face aux meilleures nations.
L’histoire de la Belgique à la Coupe du monde
Malgré quelques trous d’air depuis la création de la compétition en 1930, la Belgique est une grande habituée de la Coupe du monde. De génération dorée en génération dorée, elle a alterné le bon et le moins bon, entre la quatrième place de 1986 et la troisième de 2018.
Cette dernière épopée reste évidemment un immense souvenir pour le football belge, même si elle évoque aussi une cicatrice profonde. Battue par la France en demi-finale sur un but de Samuel Umtiti, la Belgique avait vu s’envoler l’occasion la plus nette de son histoire d’atteindre une finale mondiale.
Samuel Umtiti heads @FrenchTeam into the #WorldCup Final 💪
— FIFA World Cup (@FIFAWorldCup) July 10, 2018
Le Qatar n’a pas permis de refermer la plaie. En 2022, la confirmation attendue des stars comme Eden Hazard, Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku, Dries Mertens ou Thibaut Courtois a tourné court dès la phase de groupes.
Cette élimination prématurée a sonné la fin d’un cycle et le départ de Roberto Martínez. Depuis, la Belgique tente de reconstruire une équipe capable de rester compétitive tout en préparant l’après-génération dorée.
Les ambitions de la Belgique
Pour la Belgique, il sera d’abord question d’oublier l’échec du Mondial 2022, où elle avait pris la porte dès la phase de groupes, devancée par le Maroc et la Croatie. Cette année, les Diables Rouges disposent d’un groupe bien plus abordable avec l’Égypte, l’Iran et la Nouvelle-Zélande.
Les hommes de Rudi Garcia doivent accéder sans trembler à la phase finale. Le contraire serait un nouveau tremblement de terre, d’autant plus dans une compétition élargie à 48 équipes, qui offre une porte de sortie aux huit meilleurs troisièmes.
La pression sera malgré tout moins étouffante qu’en 2022, lorsque la Belgique arrivait avec le poids de sa demi-finale de 2018. Moins présente, mais pas inexistante. Le parcours des Diables Rouges dans ce Mondial déterminera évidemment l’avenir du sélectionneur français et peut-être celui de plusieurs cadres vieillissants.
Entre l’envie de sortir par la grande porte pour certains et le besoin d’installer une nouvelle génération pour d’autres, la Belgique joue gros. Un huitième de finale serait le minimum. Un quart de finale relancerait son crédit international. Au-delà, les Diables Rouges pourraient prouver que leur histoire mondiale n’est pas encore terminée.


