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Coupe du monde de football

Belgique-Égypte : les Pharaons maudits, le coup gagnant de Rudi Garcia, 5 choses à retenir du match

Etienne Goursaud

Publié le

Belgique-Égypte : l'Égypte maudite, le coup gagnant de Rudi Garcia, cinq choses à retenir du match
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – La Belgique et l’Égypte se séparent sur un score nul (1-1), au terme d’une partie pleine d’intensité. Les 5 choses à retenir de la rencontre.

Emam Ashour, un buteur qui joue dans le championnat national égyptien

Il a débloqué la situation de ce match d’une frappe sublime, après un enchaînement contrôle-frappe d’une limpidité exceptionnelle, pour tromper Thibaut Courtois (20e). Emam Ashour a permis aux siens de faire la course en tête. Une consécration pour un joueur peu connu du grand public, qui marque son tout premier but en sélection au meilleur moment possible ! Lui qui évolue dans le championnat égyptien, à Al Ahly SC, qu’il a rejoint en 2023.

Hormis une courte expérience au Danemark, au FC Midtjylland (7 matchs, 2 buts), le joueur de 28 ans a évolué dans plusieurs équipes égyptiennes sans jamais véritablement quitter son pays. Le milieu central a dépassé son rôle habituel pour apporter un soutien offensif décisif sur l’action de son but. Il aura globalement réalisé une grosse prestation, avec une belle qualité de conservation du ballon et une contribution importante au jeu de transition égyptien.

L’Égypte maudite en Coupe du monde

Elle aurait pu devenir la 10e nation africaine à remporter un match de Coupe du monde, mais l’Égypte devra encore attendre ! Pour sa 4e participation dans la compétition (1934, 1990, 2018 et 2026), elle ne parvient toujours pas à remporter le moindre match.

Une presque hérésie pour un pays septuple vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations et encore demi-finaliste de l’édition 2025 au Maroc. L’une des grandes nations africaines ne parvient toujours pas à débloquer son compteur au plus haut niveau international. Ce n’est pas passé loin ce lundi soir. Les Égyptiens ont mené au score (20e) et ont même eu plusieurs occasions de doubler la mise en fin de premier acte puis en début de seconde période. Avant de craquer sur une réalisation de Romelu Lukaku peu après l’heure de jeu (66e). Néanmoins, ce point contre la Belgique reste une performance encourageante face à une nation outsider de ce Mondial.

Rudi Garcia, une entrée en matière mitigée mais un bon choix tactique

Rudi Garcia aurait aimé un autre scénario pour son tout premier match de Coupe du monde. Le sélectionneur français de la Belgique ne peut pas se satisfaire de ce résultat. La Belgique est la grande favorite de sa poule et se doit d’atteindre les 16es de finale, après l’élimination dès le premier tour en 2022. Elle débute sa compétition par un match nul qui laisse bien des interrogations et un point frustrant.





Ceci dit, sans son coup tactique, la Belgique aurait pu débuter par une défaite ! Le sélectionneur a fait le pari de faire entrer Romelu Lukaku, qui n’a disputé que très peu de minutes cette saison. Choix gagnant, puisque la légende belge a contribué à l’égalisation en poussant Mohamed Hany à marquer contre son camp (66e). Un pari audacieux, car l’attaquant belge n’a plus la fraîcheur de ses jeunes années. Son 90e but en sélection ne sera pas le moins important de sa belle histoire avec les Diables Rouges.

La génération dorée belge est encore là

Elle est encore là ! À l’image de Romelu Lukaku, buteur et presque sauveur d’une nation alors en grande difficulté dans la partie, les anciens répondent toujours présent. Cette génération dorée de la Belgique, demi-finaliste du Mondial 2018 et qui avait posé tant de problèmes aux Bleus, existe encore en 2026. Tout le monde n’est plus là, à l’image d’Eden Hazard, mais plusieurs cadres demeurent.

Thibaut Courtois encaisse un but sur lequel il ne peut rien faire. Mais il réalise deux parades importantes alors que son équipe était menée 1-0. Une sur une tête de Mohamed Salah (55e), dix minutes avant l’égalisation de son équipe. Kevin De Bruyne n’a pas réalisé le match parfait et a même manqué des occasions. Mais le milieu de Naples reste la plaque tournante du jeu de son équipe (deux passes clés ce lundi soir).

Salah déjà dépassé ?

C’est un peu le grand absent de la rencontre ! Mohamed Salah était attendu comme un guide pour l’Égypte. Il aura surtout traversé le match comme un fantôme. L’attaquant de Liverpool n’a touché que 34 ballons et en a perdu 10. Il n’a tenté qu’un seul tir et n’aura pas pesé dans le jeu de son équipe. Sa passe décisive ne suffit pas à sauver le bilan terne de son match. Une première ratée pour la star de son équipe et des questions qui pourraient déjà pleuvoir sur son rôle au sein des Pharaons.

Pire, la majorité du jeu de son équipe s’est développée loin de sa zone d’influence. Avec une grosse activité des ailiers et des milieux centraux, acteurs majeurs du jeu de transition égyptien, qui aura mis en difficulté la Belgique durant la majorité de la rencontre.

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