Le Stade Toulousain toujours intouchable en Top 14 malgré les premières fissures ?
TOP 14 2026-2027 – Quadruple champion de France en titre, le Stade Toulousain a parfois tremblé, mais n’est jamais tombé sur la scène nationale.
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Le Stade Rochelais et l’UBB sont passés près, mais ont échoué
Si le Stade Toulousain est quadruple champion de France en titre et vainqueur de six des sept derniers Boucliers de Brennus, il ne faut pas croire que les Toulousains ont survolé leurs saisons. Bien au contraire. La saison régulière 2025-2026 a été marquée par une certaine irrégularité chronique.
Les finales toulousaines n’ont que rarement été un fleuve tranquille. Hormis le carton de 2024 contre l’UBB (59-3), les hommes d’Ugo Mola ont parfois été contestés. D’abord par leur meilleur ennemi du Stade Rochelais, en 2023. Une finale dans laquelle les Rochelais étaient légèrement favoris, après leur second titre de champion d’Europe. Surtout, ils ont cru tenir la victoire jusqu’à l’exploit de Romain Ntamack, venu crucifier toute une ville (défaite 29-26).
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Le Stade Toulousain a su garder sa régularité là où ses concurrents plongent au bout de deux ans
L’UBB a également abordé la finale 2025 dans la peau d’un champion d’Europe et du favori face au Stade Toulousain. Auréolés d’un tout premier titre en Champions Cup et face à un Stade Toulousain peut-être plus fébrile, beaucoup donnaient les Girondins favoris. 100 minutes et une finale partie en prolongation plus tard, ce sont pourtant ces mêmes Bordelais qui ont vu les Toulousains soulever le Bouclier de Brennus (défaite 39-33).
Ce qui est frappant, dans le cas des deux équipes, c’est que l’après-défaite a été difficile à digérer. Celle du Stade Rochelais a sonné comme une fin de cycle et les Maritimes n’ont jamais su retrouver le niveau de performance qui était le leur entre 2021 et 2023. Les Bordelais, eux, ont carrément manqué les phases finales la saison passée, malgré un nouveau titre en Champions Cup. Bien sûr, il est trop tôt pour parler de fin de cycle et l’UBB sera bien armée cette saison. Mais c’est un avertissement.
Seul club à avoir brisé l’hégémonie toulousaine en 2022, Montpellier a connu des lendemains de titre difficiles. Jusqu’à une 13e place et un barrage contre Grenoble pour ne pas descendre en Pro D2. Pour une victoire à l’arraché (20-18). Pendant ce temps, bien que parfois contesté, Toulouse n’a jamais connu cette baisse de régime fatale.
Le Stade Toulousain a encore un effectif taillé pour jouer sur plusieurs tableaux
À l’aube d’une nouvelle défense de son titre en Top 14, la réalité est que le Stade Toulousain dispose encore une fois d’un effectif XXL sur le papier. Hormis Dimitri Delibes, parti à Montpellier, il n’y a pas de départ majeur cette saison. Les Toulousains ont réussi le tour de force de signer Tommaso Menoncello, pourtant très convoité en Top 14. Le centre italien va apporter une nouvelle concurrence à un poste déjà fourni (Kalvin Gourgues, Santiago Chocobares, Pierre-Louis Barassi, voire Teddy Thomas, qui peut jouer en 13). Pour deux places dans le XV titulaire.
Le Stade Toulousain a-t-il 3 équipes compétitives ? 2, sans aucun doute. La dernière manque forcément d’expérience. pic.twitter.com/AI7M0Gh3xr
— Pablo Guillen (@pablo_guillen_) August 31, 2026
Le poste de centre est loin d’être le seul concerné par la concurrence. Avec Julien Marchand et Peato Mauvaka, Toulouse possède les deux talonneurs qui se partagent le temps de jeu au sein du XV de France. Si certains peuvent évoluer à d’autres postes, Thomas Ramos, Ange Capuozzo et Blair Kinghorn sont des arrières de métier. Blessé gravement au genou, Juan Cruz Mallía devrait être rapidement opérationnel. Le Stade Toulousain a fait le choix fort de le prolonger trois saisons supplémentaires, malgré ce coup dur. Un choix pas anodin quand on dispose d’un tel effectif.
Les postes de 2e et 3e ligne sont également très fournis, avec de nombreux internationaux et des joueurs désireux de gagner du temps de jeu dans cet effectif. On pense à Théo Ntamack, souvent performant en club. Ou au jeune Roméo Bonnard-Martin. Les doublons internationaux et la gestion d’effectif avec la Champions Cup ne devraient pas être un problème.
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Le souci du salary cap, des cadres qui vont partir, d’autres convoités
Là où cela peut pêcher, c’est presque dans l’extrasportif ! La saison 2025-2026 a vu les différents scandales liés au non-respect du salary cap secouer le club en interne, et Toulouse a écopé d’une lourde amende. Il a échappé au retrait de points. Les Toulousains ont fait front sportivement pour aller chercher le titre. Mais l’hypothèse de traces psychologiques laissées par cette affaire n’est pas totalement à exclure.
Toulouse va également perdre des joueurs majeurs à l’issue de la saison. Thomas Ramos a acté son départ au Racing 92 pour 2027-2028, tandis que François Cros va, lui, prendre la direction du Rhône et du LOU. D’autres cadres comme Clément Vergé ou Emmanuel Meafou sont très convoités. Cela donne l’impression que les cadres toulousains ne sont plus aussi inatteignables que par le passé. Pour les principaux concernés, le risque est de voir l’extrasportif venir parasiter le sportif. Les joueurs vont devoir gérer le terrain et les sollicitations sur le marché des transferts.
C’est aussi un moyen – plus ou moins vertueux – de perturber l’équilibre collectif. Les clubs ont parfois su voir les brèches au sein du Stade Toulousain. Certains seraient sans doute ravis d’aller enfoncer le clou.
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