Championnats du monde 2026 : sans grande favorite, comment les Françaises peuvent jouer leur carte à Montréal
CHAMPIONNATS DU MONDE DE CYCLISME SUR ROUTE 2026 – Sans grande favorite mais avec plusieurs belles cartes, que peut ambitionner l’équipe de France féminine à Montréal ?
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C’est une équipe de France féminine assez séduisante sur le papier qui va se présenter à Montréal pour la course en ligne des Championnats du monde de cyclisme. Malgré l’absence de Pauline Ferrand-Prévot, qui a mis un terme à sa saison, la sélection menée par Paul Brousse possède de beaux arguments pour tenter de bien figurer au Canada. De quoi peser sur la course et jouer les trouble-fêtes face aux grandes favorites.
Aucune Française parmi les grandes favorites
Rappel de la sélection : Juliette Berthet, Léa Curinier, Célia Gery, Cédrine Kerbaol, Marie Le Net, Evita Muzic, Maëva Squiban.
Au moment de citer les grandes favorites de la course, plusieurs noms sortent du lot. La Néerlandaise Demi Vollering, vainqueure entre autres du Tour de France, du Tour des Flandres et de Liège-Bastogne-Liège, apparaît comme l’immense prétendante au maillot arc-en-ciel. Mais on peut également citer l’Espagnole Paula Blasi, l’Italienne Elisa Longo Borghini, la Suissesse Marlen Reusser, la Belge Lotte Kopecky, la Polonaise Kasia Niewiadoma ou encore la Mauricienne Kim Le Court.
Difficile, en revanche, de placer une Française dans cette première catégorie. Malgré sept coureuses de qualité, les Bleues arrivent à Montréal avec un statut d’outsider. En embuscade derrière les principales têtes d’affiche du peloton, elles devront probablement anticiper ou accompagner les mouvements de course pour espérer jouer les premiers rôles.
Magdeleine Vallières, l’exemple à suivre pour les Bleues ?
Cela tombe bien, les Bleues peuvent s’inspirer d’un exemple encore très frais : celui de Magdeleine Vallières. Championne du monde à la surprise générale l’an passé, la Canadienne avait anticipé à 35 kilomètres de l’arrivée avec un groupe d’outsiders, avant de profiter du marquage entre les principales favorites à l’arrière. Malheureusement pour la France, ce jour-là, la carte Evita Muzic n’avait pas été suffisante pour aller chercher le maillot arc-en-ciel.
Chaque course possède évidemment sa propre histoire, mais un scénario similaire n’est pas impossible à Montréal. Encore plus si Demi Vollering ne parvient pas à faire la différence sur ses principales adversaires. Rarement une coureuse aura autant concentré les regards avant un Mondial. La Néerlandaise sera surveillée par toutes ses rivales et les Françaises seraient bien inspirées d’anticiper les mouvements… voire de les provoquer.
Kerbaol, Berthet, Gery : quelle carte privilégier à Montréal ?
Reste à savoir quelle coureuse la France devra envoyer à l’avant. Le circuit est usant, avec plusieurs difficultés qui peuvent rappeler certaines classiques ardennaises. Un terrain qui pourrait convenir à Cédrine Kerbaol, quatrième de Liège-Bastogne-Liège en 2025. La Bretonne peut être l’une des meilleures cartes françaises dans une configuration de course offensive. Après un bon Tour de France, terminé à la sixième place, elle a également montré sa forme sur les courses bretonnes, notamment sur la Pointe du Raz Ladies Classic, où elle s’est mise au service de Nina Berton pour la propulser vers la victoire.
Juliette Berthet, très à l’aise lorsque la course se lance de loin, peut elle aussi profiter d’une stratégie offensive de l’équipe de France. La vainqueure du Faun Tour Femmes a déjà connu une situation où l’anticipation avait failli lui réussir. C’était l’an passé, sur les routes de l’Amstel Gold Race, qu’elle avait terminé à la quatrième place. Sa victoire acquise il y a quelques jours peut également faire office de déclic. Sur quatre journées difficiles, elle a su faire preuve d’une belle régularité.
Enfin, si la course venait à ne pas totalement se décanter et qu’un sprint en petit comité se dessinait, Célia Gery pourrait devenir la meilleure carte tricolore. Mais toute la stratégie de l’équipe de France ne doit probablement pas reposer sur les épaules d’une coureuse certes très talentueuse, mais encore jeune, à seulement 20 ans. Elle manque encore parfois d’expérience tactique à ce niveau, ce qui est parfaitement logique à son âge. Avec sept coureuses et plusieurs profils différents, l’intérêt des Bleues sera justement de multiplier les options.
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