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JO d'hiver 2026

À deux mois des JO de Milan-Cortina, Cloé Ollivier raconte son rêve olympique en short-track

Victor Clot-Amiot

Publié le

À deux mois des JO de Milan-Cortina, Cloé Ollivier raconte son rêve olympique en short-track
Photo Icon Sport

SHORT-TRACK – À deux mois des Jeux Olympiques de Milan-Cortina, Cloé Ollivier se confie alors que la France enverra quatre patineuses.

Dans le cadre d’un long entretien mené avec Cloé Ollivier et plusieurs jeunes athlètes français aspirant à participer aux Jeux Olympiques d’hiver 2030 – entretien à paraître au cours de l’hiver –, nous avons également abordé avec elle la perspective des Jeux Olympiques de 2026, auxquels elle pourrait déjà prendre part. Cette enquête s’intéresse aussi à ces athlètes qui mènent de front carrière sportive et études. Un équilibre que Cloé Ollivier connaît bien et qu’elle a accepté de nous détailler.

« C’est la saison olympique, on n’a pas de temps à perdre ! »

Comment as-tu découvert le short-track ?

Mon grand frère pratiquait le short-track. Comme je voulais passer le plus de temps possible avec lui, j’ai naturellement suivi le même chemin. Je me suis rapidement prise au jeu, car je me débrouillais bien et j’y prenais énormément de plaisir. Depuis, je n’ai jamais arrêté.

On vous voit progresser en équipe de France depuis plusieurs saisons, mais cette année vous vous êtes distinguée avec une très belle finale A à Montréal. Comment analysez-vous cette progression ?

Cette finale A a été incroyable, car j’ai su me mettre dedans dès la première compétition de la saison. Cela a fait la différence par rapport aux années précédentes, où j’avais souvent plus de mal à démarrer. Mais cette saison est olympique, donc on n’a pas de temps à perdre. J’ai vraiment travaillé sur moi pour être prête à tout donner dès la première course.

Quels sont les domaines dans lesquels vous estimez pouvoir encore progresser ?

Je suis encore très jeune, donc il me reste énormément de choses à apprendre. Que ce soit sur les stratégies de course, les réflexes ou la compréhension de mon corps pour être en meilleure forme à chaque compétition. Le short-track est aussi un sport très technique, et il me manque encore des automatismes pour être plus efficace sur la glace.

« On a beaucoup de choses à montrer et beaucoup de potentiel ! »

Sauf surprise, vous serez aux Jeux dans deux mois. Y allez-vous avant tout pour apprendre en vue de 2030 ou avec des objectifs sportifs précis ?

On nous dit souvent que nous sommes surtout la génération 2030, ce qui est vrai. Mais 2026 seront mes premiers Jeux Olympiques. J’y vais pour engranger de l’expérience, beaucoup d’expérience, et aussi beaucoup de plaisir. C’est peut-être la réponse classique d’un premier olympien, mais je veux vraiment profiter de chaque instant et apprendre un maximum.



Le relais féminin et le relais mixte se sont qualifiés, et le relais mixte est champion d’Europe en titre. Que peuvent viser ces collectifs à Milan ?

Le relais représente parfaitement ce qu’est le short-track pour moi. C’est une discipline très imprévisible, où on ne sait jamais vraiment quelle équipe va gagner. Atteindre la finale A serait déjà incroyable, mais c’est clairement l’objectif que je nous fixe. On est une équipe très jeune, tous de la même génération, ce qui nous tire vers le haut. On arrive à se dire les choses, dans le bon comme dans le mauvais. On a encore beaucoup de choses à montrer et énormément de potentiel.



Même s’il y a Milan avant, arrivez-vous à vous projeter vers les Jeux Olympiques en France ?

C’est inévitable, surtout après Paris 2024. À ce moment-là, je ne pensais même pas que j’allais jouer ma place pour 2026. Pour 2030, il faudra se donner à fond, s’entraîner très dur pour y être. Ce sont des Jeux à vivre absolument. J’ai hâte, même si je préfère avancer étape par étape.

Vous êtes étudiante en STAPS (licence sciences et techniques des activités physiques et sportives). Comment parvenez-vous à concilier études et carrière sportive ?

Je suis en dernière année de licence. J’ai validé une partie de ma L3 l’an dernier et je la termine cette année. Le cursus est aménagé. J’avais regroupé ma première et ma deuxième année, ce qui était assez compliqué, mais faisable, notamment grâce à mon statut de sportive de haut niveau inscrite sur liste ministérielle, qui me permettait des adaptations.

Les études sont très importantes pour moi. Elles m’aident aussi mentalement, car elles me permettent de penser à autre chose. C’est même assez fou, mais c’est souvent pendant les périodes de partiels que je réussis le mieux mes entraînements. Évidemment, je ne pourrais pas fonctionner comme ça toute l’année, car la charge mentale est importante, mais cela me permet d’avoir des phases où je relâche un peu. Après ma licence, je compte poursuivre en master. J’ai également suivi une LAS (Licence Accès Santé), donc pourquoi pas m’orienter vers la kinésithérapie une fois ma carrière sportive terminée.

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