Nous suivre
Tennis

À Rouen, c’est Waterloo pour le tennis féminin français

Etienne Goursaud

Publié le

À Rouen, c'est Waterloo pour le tennis féminin français
Photo Icon Sport

WTA 250 DE ROUEN – Malgré sept Françaises engagées au premier tour, aucune n’a remporté son match. Inquiétant à un mois de Roland-Garros.

Sept matchs, sept défaites

Un petit tour et puis s’en va. À domicile sur le tournoi WTA 250 de Rouen, les Françaises n’auront pas fait long feu sur la terre battue de la Kindarena. Toutes battues dès leur entrée en lice, les Bleues quittent déjà le tournoi dès ce mercredi soir.

Dès mardi, Jessika Ponchet, Sarah Rakotomanga, Chloé Paquet et Diane Parry ont été éliminées, respectivement par Hailey Baptiste, Jaqueline Cristian, Wang Xinyu et Marta Kostyuk. Les trois premières avaient pourtant remporté la première manche.

Le scénario le plus cruel revient à Sarah Rakotomanga, qui a manqué quatre balles de match dans le deuxième set et menait encore 4-0 dans la manche décisive avant de céder face à la Roumaine. Diane Parry, de son côté, n’a jamais réellement existé face à la tête de série n°1 (6-1, 6-4).

Ce mercredi n’a pas inversé la tendance. Harmony Tan s’est inclinée en trois sets face à Anna Bondár, avant qu’Elsa Jacquemot, seule Tricolore tête de série, ne chute contre l’expérimentée Tatjana Maria. Dernier espoir français, Fiona Ferro a livré un vrai combat, poussant la rencontre jusqu’au tie-break du troisième set sous les encouragements du public, mais a fini par céder face à la tête de série n°2, Sorana Cîrstea.

Un constat brutal sur le niveau actuel

Le constat est dur, mais il reflète une réalité : aucune Française, ou presque, n’était favorite au moment du tirage. La situation du tennis féminin tricolore se lit aussi à travers le classement WTA. À l’heure actuelle, seules trois joueuses françaises figurent dans le top 100.



Loïs Boisson, 44e mondiale, n’a plus joué depuis septembre 2025. Initialement attendue à Rouen, elle a repoussé son retour, ce qui suscite des inquiétudes à l’approche de Roland-Garros, où elle aura une demi-finale à défendre.



Varvara Gracheva, autre membre du top 100, est d’ores et déjà forfait pour de longs mois après une rupture des ligaments croisés. Restait Elsa Jacquemot, 60e mondiale, mais son début de saison compliqué (deux victoires seulement sur le circuit WTA en 2026) ne lui a pas permis d’assumer son statut.

Des tirages très défavorables

Le tirage n’a rien arrangé. À Rouen, Fiona Ferro a hérité de la tête de série n°2, Diane Parry de la n°1 et Sarah Rakotomanga de la n°3. Trois joueuses du top 35 mondial dès le premier tour.

Si Rakotomanga est passée tout près de l’exploit, elle paie encore un cruel manque de confiance. Hors Billie Jean King Cup, elle n’a toujours pas remporté le moindre match sur le circuit principal en 2026. Une fragilité qui s’est ressentie au moment de conclure.

Derrière, la réalité est tout aussi dure : Chloé Paquet (241e), Harmony Tan (205e), Fiona Ferro (218e) ou encore Jessika Ponchet (170e) n’auraient même pas intégré le tableau sans invitation. Remporter un match relevait presque de l’exploit. Toutes ont pourtant livré des combats accrochés… mais insuffisants.

Inquiétude à un mois de Roland-Garros

Ce tournoi de Rouen lance la saison sur terre battue. Mais à quelques semaines de Roland-Garros, les signaux sont préoccupants. Loïs Boisson arrivera sans repères, tandis qu’Elsa Jacquemot, pourtant au 3e tour en 2025, manque de confiance.

Le risque de ne voir aucune Française franchir le premier tour Porte d’Auteuil est bien réel. Sans tête de série, les Tricolores pourraient encore hériter de tirages très compliqués.

Reste une note d’espoir. En 2025, le constat était similaire… avant que Loïs Boisson ne crée la surprise et enflamme le tournoi. La question est désormais simple : qui pour endosser ce rôle en 2026 ?

À lire aussi

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *