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Adrien Backscheider : « La médaille en relais ? Une énorme satisfaction et une grande émotion »

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Adrien Backscheider

Nous avons rencontré Adrien Backscheider, médaillé de bronze en relais à Pyeongchang, qui revient sur les Jeux Olympiques et sa saison. 

Adrien, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Adrien Backscheider, je suis originaire de Metz, j’ai appris le ski pendant les vacances et aujourd’hui je suis en équipe de France de ski de fond.

Comment et à quel âge avez-vous commencé le ski de fond ?

Mes parents sont fans de ski de fond et c’est en allant en vacances dans le Jura que j’ai découvert le ski alpin puis le ski de fond. Un jour, un moniteur m’a dit que si j’appuyais un peu plus sur mes jambes, je pourrais vraiment aller vite. Je me suis inscrit à un club dans les Vosges et puis jusqu’au lycée, j’ai fais du kayak et du ski de fond avant de me focaliser sur le ski.

Une médaille en relais aux Jeux Olympiques, on imagine que c’est une immense joie, surtout qu’elle est partagée avec les copains ?

Oui les médailles en relais c’est toujours une joie que l’on peut partager avec les copains et les techniciens. Il n’y a que les remplaçants qui font la gueule et encore (rires). Pour tout le monde, ça a été une énorme satisfaction et une grande émotion.

A titre plus personnel, quel regard portez vous sur vos JO et cette 17ème place sur le 15km ?

Je sors de deux années compliquées et c’est mon meilleur résultat en individuel de la saison, donc je suis satisfait car en plus c’est cette course qui m’a permis de participer au relais. J’étais au pic de ma forme sur ces Jeux Olympiques donc je suis vraiment heureux de mes Jeux. Faire partie de cette équipe de ski de fond aux Jeux Olympiques, c’était vraiment une chance pour moi.

Si on parle de l’atmosphère et de l’ambiance des JO, que retenez-vous de ceux à Pyeongchang ?

Pour comparer à Sotchi, j’ai trouvé que c’était plus humain. Les infrastructures, c’était bien fait, certaines avaient déjà servi ou allait resservir après pour faire du social notamment. En Russie on était dans des palais en marbre qui ont duré trois semaines…
Le village, il y avait plus de 1500 athlètes, il y avait beaucoup de disciplines mélangées et c’était très sympa de pouvoir échanger avec tous ces sportifs comme on peut rarement le faire sur la saison.

style="text-align: justify;">La saison touche à sa fin, quel bilan faites-vous personnellement ?

Je suis monté en puissance jusqu’aux Jeux Olympiques où on a gagné la médaille et derrière, j’étais sur une dynamique positive, un peu sur mon nuage. Cela m’a permis de faire de belles performances sur les Coupes du monde qui ont suivi les Jeux, avec notamment une douzième place en individuel, mon meilleur classement de la saison. C’est une belle saison pour moi et je pense que les JO ont débloqué certaines choses pour moi.

Pour l’année prochaine quels objectifs allez-vous vous fixer ?

De continuer à progresser, d’être régulièrement dans le top 10 et me rapprocher des podiums. Il y aura des championnats du monde donc je ferai mon maximum pour être dans le relais et ensuite aller chercher une nouvelle médaille, en espérant que cela puisse être mieux que le bronze. En général, je suis dernier relayeur et j’aimerais pouvoir faire mieux pour décrocher une plus belle médaille.

Pouvez-vous nous parler de votre préparation pour une saison justement ? Quels autres sports pratiquez-vous dans ce cadre là par exemple ?

Notre saison se termine le 10 avril à peu près et contrairement à ce que certains peuvent penser; on n’est pas en vacances tout l’été. Notre préparation reprend le 1er mai pour 6 mois avec seulement 20 jours de coupure environ. On fait forcément du ski, du ski à roulettes quand il n’y a plus de neige, du vélo, de la course à pied, de la musculation, du kayak ou de la natation. Ce qui est sympa c’est que pour le ski de fond, toutes les autres disciplines nous aident dans notre préparation et cela évite une certaine routine. Pendant le printemps et l’été, nous travaillons surtout le foncier et ensuite à l’automne, on monte en intensité pour être prêt pour la saison.

Si je vous donnais la possibilité de passer 30 minutes avec le sportif de votre choix, qui choisiriez-vous ? Et pourquoi ?

Tony Estanguet et Laura Flessel. Je trouve que leurs idées pour faire bouger le sport en France sont intéressantes. Le sport n’est pas à sa place en France que ce soit au niveau de l’éducation, de la santé ou du haut niveau. Ils ont des bonnes idées pour de belles perspectives pour faire bouger tout cela et j’espère que Paris 2024 va permettre d’aller dans ce sens, comme cela a été le cas pour Londres en 2012.

Nicolas Jacquemard

Passionné de sport et entrepreneur depuis mes 18 ans, la création de Dicodusport m'a semblé évidente pour participer à la médiatisation d'un plus grand nombre de sports. Le chemin est long mais avec une équipe des plus motivées et les Jeux Olympiques de Paris 2024 en point de mire, nous y arriverons ! Journaliste dans le monde du sport depuis plus de 5 ans, je traite aussi bien de football, de rugby, de biathlon que de cyclisme.

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