Affaire Rabiot/OM : Deux versions, des questions et un départ imminent
LIGUE 1 2025-2026 – Dans une interview accordée à La Provence ce vendredi matin, Véronique Rabiot, mère et agent d’Adrien, a délivré sa propre version de l’affaire concernant l’altercation intervenue après la défaite à Rennes vendredi dernier.
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Habitué aux mélodrames en cours de saison, l’OM avait rarement connu une telle agitation de manière aussi prématurée. À part lors de la démission de Marcelo Bielsa un soir d’août 2015. Là encore, la 1ère journée avait été l’élément déclencheur d’un véritable séisme au sein du club. S’il n’y a pas de démission dans l’affaire mêlant le club et Adrien Rabiot, l’après-match au Roazhon Park vendredi dernier va faire des victimes, et la guerre ouverte qui s’est déclarée va laisser des traces.

« Il n’y a pas eu de violence inouïe, il y a eu une altercation »
Pour replacer dans le contexte, tout est parti d’un accrochage violent dans le vestiaire entre Adrien Rabiot et Jonathan Rowe, les deux hommes ayant dû être séparés par plusieurs membres du staff. L’histoire a rapidement fait le tour des médias, et l’OM a ainsi écarté ses deux joueurs de l’entraînement prévu à la Commanderie. Dans le même temps, les spéculations autour du départ de Jonathan Rowe se sont accélérées, au point où ce dernier devrait s’engager avec Bologne dans les prochaines heures. Mais alors que l’on pensait initialement que l’histoire serait réglée, et qu’Adrien Rabiot allait réintégrer le groupe rapidement, un nouveau coup de tonnerre a détonné mardi suite à un communiqué du club annonçant la mise sur la liste des transferts de Rowe… et Rabiot !

Une situation ubuesque qui a entraîné l’arrivée dans la danse de la mère et agent d’Adrien, Véronique Rabiot. Celle qui a l’habitude de rester dans l’ombre, mais de faire des énormes vagues lors de ses rares interventions médiatiques, n’a pas failli à sa réputation. Dans une longue interview accordée à La Provence ce vendredi matin, elle a lâché ses propres vérités pour répondre à l’OM, notamment sur l’incident en question :
Je vois les faits, les mots : « violence inouïe, violence extrême ». C’est très très fort. […] Il n’y a pas eu de violence inouïe, il y a eu une altercation. Ce que je peux dire, et ensuite Adrien donnera sa version, c’est qu’au départ, ce n’est même pas entre Rowe et lui, mais entre Rowe et Geronimo (Rulli). Pierre-Emile (Höjbjerg) et Adrien sont venus pour les séparer. Et après, c’est parti en freestyle. Mais tout ce qu’on a entendu… Le coach qui n’a jamais vu ça, alors qu’il est toujours en train d’hurler et d’aboyer… Et, là, il était choqué ? Il n’y a rien de choquant, ça arrive dans tous les vestiaires.
De Zerbi et Benatia épinglés
Déjà évoqué dans les propos cités plus haut, Roberto De Zerbi en a pris pour son grade, lui qui avait notamment reproché un « manque d’implication depuis le retour du stage aux Pays-Bas » de l’international français par rapport à la saison dernière. « Le premier à hurler, à crier, à être violent, c’est bien lui », assène Véronique Rabiot. Mehdi Benatia a également eu droit à un traitement de faveur, cette dernière évoquant les coups de sang du dirigeant olympien :
Comment demander aux joueurs le respect du club alors que le président a hurlé « corruption, corruption » devant une caméra pendant je ne sais combien de temps ? Medhi Benatia, lui, s’est pris la tête avec les arbitres à tel point qu’il a été suspendu. Je ne peux donc pas comprendre, les supporters non plus. […] Il y a plusieurs sentiments : l’ingratitude, la trahison, le manque de respect. Ils en ont plein la bouche du respect, mais ce sont eux qui ne respectent pas les gens et le club.
« Lorsque Greenwood a signé alors qu’il avait tapé sa femme, De Zerbi a dit qu’on pouvait lui donner une 2e chance. Je suis d’accord pour donner des deuxièmes chances aux gens, mais il n’y aurait que mon fils qui n’aurait pas droit à une 2e chance ? »https://t.co/wJIbCwaXRB
— Alexandre Jacquin (@AJac13) August 22, 2025
Plusieurs vérités dans un divorce brutal et inévitable
Qui a tort, qui a raison ? Difficile de le savoir évidemment. Sur le plan sportif, l’Olympique de Marseille va en tout cas pâtir de cette situation en perdant son joueur le plus référencé, dont l’impact avait été capital la saison dernière, sur et en dehors du terrain. Alors qu’il arrivait à un de la fin de son contrat, et que des discussions pour une éventuelle prolongation avaient été lancées avec Pablo Longoria, ce départ précipité laisse interrogatif, et rappelle la situation ubuesque vécue avec Chancel Mbemba. L’international congolais ayant été laissé au placard une saison entière pour avoir refusé de quitter le club.
Le club olympien aurait-il profité de cette altercation pour tenter de profiter de la cote de son milieu de terrain afin d’anticiper un éventuel départ sans indemnité de transferts ? La question peut se poser. Malgré tout, difficile de ne pas être encore une fois interrogatif devant la manière dont se dessine ce nouveau départ d’Adrien Rabiot. Comme avec Paris, comme avec la Juventus, cela va une nouvelle fois se faire dans des conditions apocalyptiques.



