Algérie Coupe du monde 2026 : liste, calendrier, joueurs à suivre, ambitions… tout savoir sur les Fennecs
COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – De retour au Mondial après douze ans d’absence, l’Algérie arrive en Amérique du Nord avec une génération ambitieuse, portée par Riyad Mahrez et relancée par Vladimir Petković.
L’Algérie a frappé fort en préparation en allant battre les Pays-Bas sur la pelouse de Rotterdam (0-1). Un succès retentissant, scellé par un but d’Anis Hadj Moussa, qui valide les choix de Vladimir Petković et arrive comme un déclic idéal avant la Coupe du monde 2026.
La transition n’avait pourtant rien d’évident. Les Fennecs sortaient d’une CAN compliquée, conclue par un quart de finale totalement manqué face au Nigeria. Mais cette désillusion continentale semble désormais balayée par le vent du renouveau.
Douze ans après leur dernière apparition en Coupe du monde, les coéquipiers de Riyad Mahrez arrivent en Amérique du Nord avec davantage de confiance, une équipe régénérée et l’envie de s’installer de nouveau parmi les sélections capables de bousculer la hiérarchie.
Calendrier et groupe de l’Algérie à la Coupe du monde 2026
L’Algérie évoluera dans le groupe J, avec l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie. Un groupe relevé, mais dans lequel les Fennecs peuvent clairement viser une qualification pour les seizièmes de finale.
Les hommes de Vladimir Petković débuteront par le choc le plus prestigieux face à l’Argentine, championne du monde en titre. Un rendez-vous majuscule à Kansas City, face à l’équipe favorite du groupe, qui offrira immédiatement un test grandeur nature aux Verts.
L’Algérie prendra ensuite la direction du MetLife Stadium de New York pour affronter la Jordanie, dans un match qui pourrait déjà peser lourd dans la course à la qualification. Enfin, les Fennecs concluront leur phase de groupes à Toronto face à l’Autriche, adversaire physique, intense et probablement concurrent direct pour la deuxième place.
Le programme complet de l’Algérie
- Mercredi 17 juin à 03h00 : Argentine 3-0 Algérie, Kansas City Stadium, Kansas City (États-Unis)
- Mardi 23 juin à 05h00 : Jordanie 1-2 Algérie, MetLife Stadium, New York/New Jersey (États-Unis)
- Dimanche 28 juin à 04h00 : Algérie 3-3 Autriche, BMO Field, Toronto (Canada)
Liste et effectif de l’Algérie pour la Coupe du monde 2026
Pour ce grand retour sur la scène mondiale, Vladimir Petković s’appuie sur un groupe riche, mêlant cadres historiques, joueurs confirmés et talents évoluant dans de grands championnats européens.
Les Fennecs affichent une vraie densité sur plusieurs lignes. En défense, Rayan Aït-Nouri, installé dans le couloir gauche de Manchester City, incarne cette montée en gamme. Dans l’entrejeu, Farès Chaïbi apporte sa qualité technique et sa vision du jeu, tandis qu’Ibrahim Maza représente l’un des grands espoirs de cette sélection.
Pour encadrer cette nouvelle vague, l’Algérie pourra compter sur des cadres majeurs. Riyad Mahrez, capitaine et figure emblématique des Verts, reste le visage de cette équipe. Nabil Bentaleb, Houssem Aouar ou encore Ramy Bensebaïni apportent également expérience, maîtrise et vécu international.
En attaque, l’Algérie possède plusieurs profils capables de faire la différence. Mohamed Amoura, Amine Gouiri et Anis Hadj Moussa offrent vitesse, percussion et créativité. De quoi permettre aux Fennecs de ne pas dépendre uniquement de Mahrez.
La liste de l’Algérie pour la Coupe du monde 2026
Gardiens : Oussama Benbot (USM Alger/ALG), Melvin Mastil (Lausanne/SUI), Luca Zidane (Grenade/ESP)
Défenseurs : Achref Abada (USM Alger/ALG), Rayan Aït-Nouri (Manchester City/ANG), Zineddine Belaïd (JS Kabylie/ALG), Rafik Belghali (Hellas Vérone/ITA), Ramy Bensebaïni (Borussia Dortmund/ALL), Samir Chergui (Paris FC/FRA), Jaouen Hadjam (Young Boys/SUI), Aïssa Mandi (Lille/FRA), Mohamed Tougaï (ES Tunis/TUN)
Milieux : Houssem Aouar (Al-Ittihad/ARS), Nabil Bentaleb (Lille/FRA), Hicham Boudaoui (OGC Nice/FRA), Farès Chaïbi (Eintracht Francfort/ALL), Ibrahim Maza (Bayer Leverkusen/ALL), Yacine Titraoui (Charleroi/BEL), Ramiz Zerrouki (Twente/PBS)
Attaquants : Mohamed Amoura (Wolfsburg/ALL), Nadhir Benbouali (Győr/HON), Adil Boulbina (USM Alger/ALG), Farès Ghedjemis (Frosinone/ITA), Amine Gouiri (Olympique de Marseille/FRA), Riyad Mahrez (Al-Ahli/ARS), Anis Hadj Moussa (Feyenoord/PBS)
Riyad Mahrez, le joueur à suivre de l’Algérie
À 35 ans, Riyad Mahrez s’avance vers ce qui pourrait être le dernier grand rendez-vous international de son immense carrière. Né à Sarcelles, formé au Havre, passé par Leicester et Manchester City, l’ailier reste le visage, le génie et le patron technique de l’Algérie.
Avec plus de 100 sélections et un sacre mémorable à la CAN 2019, Mahrez a déjà marqué l’histoire des Fennecs. Malgré son départ en Arabie saoudite, le capitaine algérien conserve une influence majeure par sa qualité de dribble, sa patte gauche et sa capacité à débloquer les matchs fermés.
Dans un groupe où l’Algérie devra notamment défier l’Argentine de Lionel Messi, l’expérience du très haut niveau de Mahrez sera précieuse. Son leadership, son calme et son aura peuvent aider cette sélection à gérer les moments chauds d’un Mondial. Pour lui, cette Coupe du monde 2026 ressemble à une dernière occasion d’écrire un chapitre majeur avec les Verts.
Vladimir Petković, le sélectionneur de l’Algérie
Succéder à Djamel Belmadi, figure majeure du football algérien, représentait un défi immense. Vladimir Petković a pourtant su l’aborder avec calme, méthode et pragmatisme. À 62 ans, le technicien helvético-bosnien a rapidement ramené de la stabilité autour des Fennecs.
Avant de prendre les commandes de l’Algérie, Petković avait déjà bâti une solide réputation en sélection avec la Suisse, qu’il a dirigée pendant sept ans. Son passage reste notamment marqué par l’élimination de l’équipe de France lors de l’Euro 2020, au terme d’un huitième de finale mémorable.
Son expérience de club est également importante. Passé par les Young Boys de Berne, la Lazio Rome, avec laquelle il a remporté la Coupe d’Italie, ou encore les Girondins de Bordeaux, Petković a développé une vraie flexibilité tactique. Il peut alterner entre un 4-3-3 ambitieux et un 3-5-2 plus dense, selon les profils disponibles et la nature de l’adversaire.
Sa force réside aussi dans sa gestion humaine. Loin des grands discours volcaniques, Petković mise sur le calme, la discipline et le respect mutuel. Il a su intégrer de jeunes profils sans brusquer les cadres, tout en redonnant une structure claire à l’équipe.
La victoire en préparation contre les Pays-Bas porte sa signature : un plan de jeu cohérent, une équipe compacte, capable de souffrir et de frapper au bon moment. En Amérique du Nord, ce pragmatisme pourrait être l’un des meilleurs atouts de l’Algérie.
L’histoire de l’Algérie à la Coupe du monde
L’histoire de l’Algérie en Coupe du monde est liée à des exploits mythiques et à des scénarios douloureux. Pour leur cinquième participation à une phase finale, les Fennecs veulent faire honneur à un passé marqué par plusieurs matchs entrés dans la légende.
Tout commence en 1982, en Espagne. Pour leur premier Mondial, les Verts signent l’un des plus grands exploits de l’histoire de la compétition en battant l’Allemagne de l’Ouest (2-1), grâce à une génération dorée emmenée par Rabah Madjer et Lakhdar Belloumi.
Malgré deux victoires en phase de groupes, l’Algérie est cruellement éliminée après le fameux match de la honte, aussi appelé pacte de Gijón, entre l’Allemagne de l’Ouest et l’Autriche. Une entente tacite qui permet aux deux sélections européennes de se qualifier aux dépens des Fennecs. Ironie de l’histoire, l’Algérie retrouvera justement l’Autriche dans sa poule en 2026.
Après des éditions plus discrètes en 1986 et 2010, l’Algérie retrouve la lumière en 2014, au Brésil. Guidés par Vahid Halilhodžić, les Verts sortent pour la première fois de leur histoire de la phase de groupes, notamment après un succès spectaculaire face à la Corée du Sud (4-2).
En huitièmes de finale, à Porto Alegre, l’Algérie livre un match héroïque face à l’Allemagne, future championne du monde. Les Fennecs poussent la Mannschaft en prolongation avant de s’incliner avec les honneurs (2-1 a.p.). Douze ans plus tard, ce souvenir reste une référence majeure pour toute une génération de supporters.
Les ambitions de l’Algérie
Douze ans après l’épopée brésilienne de 2014, l’Algérie ne vient pas en Amérique du Nord pour simplement savourer son retour. Portés par la dynamique impulsée par Vladimir Petković, les Fennecs affichent une ambition claire : sortir du groupe J et retrouver la phase à élimination directe.
Dans cette poule, la hiérarchie semble lisible, mais pas figée. L’Argentine part logiquement favorite, mais l’Algérie aura l’occasion de se jauger immédiatement face à ce qui se fait de mieux sur la scène mondiale. Le résultat de ce premier match pourrait donner le ton, mais le vrai tournant du groupe pourrait arriver ensuite.
La rencontre contre la Jordanie devra être abordée avec sérieux, car les trois points y seront presque indispensables. Le duel face à l’Autriche pourrait ensuite ressembler à une finale pour la qualification. Face à une sélection européenne intense et très structurée, les Fennecs devront répondre dans l’impact, mais aussi faire parler leur créativité.
Avec une organisation plus solide, des cadres expérimentés et plusieurs profils capables de changer le cours d’un match, l’Algérie possède les armes pour viser les seizièmes de finale. Et si la dynamique née du succès contre les Pays-Bas se confirme, les Verts pourraient même redevenir l’un des outsiders les plus séduisants du tournoi.


