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Rallye WRC

Ambitieux, Adrien Fourmaux aborde une nouvelle saison charnière en WRC

Maxime Cazenave

Publié le

Ambitieux, Adrien Fourmaux aborde une nouvelle saison charnière en WRC
Photo Icon Sport

WRC 2026 – À l’aube de l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation, Adrien Fourmaux doit faire oublier une année 2025 en dents de scie en franchissant un cap dans ses performances.

Dans l’ombre du 9ème titre de Sébastien Ogier, un autre pilote français est en train de progressivement faire son trou en WRC. Après des débuts en dents de scie, Adrien Fourmaux s’apprête à disputer sa troisième saison complète consécutive sur le circuit. Une saison qui pourrait bien être déterminante pour son avenir à long terme, son contrat arrivant à échéance en 2026.

2025, une année en dents de scie pour Adrien Fourmaux

En effet, dès 2027, la nouvelle réglementation va totalement rebattre les cartes, tout en ouvrant potentiellement des portes intéressantes. Au-delà de l’intégration du Project Rally One au plateau, un ou deux autres constructeurs pourraient se laisser tenter, tandis que la réduction du fossé entre le Rally 1 et le Rallye 2 devrait permettre à des écuries de catégorie inférieure de rivaliser ponctuellement sur certaines épreuves.

Auteur d’une année brillante au volant d’une M-Sport limitée en termes de performances (5ème du classement général en 2024), Adrien Fourmaux sort en revanche d’une première campagne contrastée chez Hyundai. Miné par quatre abandons, mais aussi par trois rallyes tronqués et conclus au-delà de la 15ème place, son manque de régularité l’a relégué au 7ème rang du classement final.

Néanmoins, le Français a montré par séquences sa capacité à regarder droit dans les yeux les meilleurs éléments du plateau. On pense notamment à son dimanche de folie au Kenya, où il avait fait le plein de points lors de l’ultime journée après un important problème mécanique la veille. Ou encore à ses belles 3èmes places obtenues à Monte-Carlo, en Grèce et au Chili. Enfin, Adrien Fourmaux a conclu sa saison sur une note très prometteuse, passant tout près de décrocher sa première victoire mondiale en Arabie Saoudite (2ème).

« Je ne veux pas juste me contenter d’une victoire »

Les compteurs sont désormais remis à zéro. Après cette année de découverte au volant de la Hyundai i20, le Français se doit désormais de franchir un nouveau cap. Cela pourrait passer par l’obtention d’une première victoire, lui qui compte déjà dix podiums en carrière. Mais Adrien Fourmaux n’entend pas s’arrêter là, comme il l’a confié à Flashscore.





Je veux aller plus loin, je ne veux pas juste me contenter d’une victoire. J’en veux plus qu’une, et derrière, je veux pouvoir jouer le titre.

Entre les départs définitifs de Kalle Rovanperä et Ott Tänäk, et un Sébastien Ogier engagé sur un programme partiel, des places se sont libérées au sommet de la hiérarchie. Même si des valeurs sûres comme Thierry Neuville et Elfyn Evans feront encore figure de principaux candidats au titre mondial.

Hyundai doit redorer son blason

Mais pour faire mieux, le véritable adversaire d’Adrien Fourmaux n’est autre que lui-même. Malgré un talent de pilotage indéniable et unanimement reconnu, le Français s’est aussi forgé une réputation de pilote malchanceux, comme en témoignent les nombreux incidents survenus en 2025.

Si je prends l’Arabie saoudite, on ne perd pas la course parce que j’ai fait une erreur. On la perd parce qu’Alex (Coria) se trompe en pointant en avance. Ce sont toutes ces petites choses : le casque, la pluie au Paraguay, le problème électrique au Kenya, la casse d’une pièce rouillée au Portugal… Il y a eu énormément de choses en 2025, c’est un truc de dingue ! Mais rien de tout cela n’était lié à une erreur de pilotage.

Il faudra donc parvenir à passer entre les gouttes pour redorer le blason de Hyundai. Si le titre constructeurs s’annonce difficile face à l’armada déployée par Toyota (cinq voitures contre trois pour Hyundai), un net rebond est attendu au classement pilotes. L’an dernier, aucun représentant du constructeur coréen ne s’était hissé sur le podium final, monopolisé par Toyota (Ogier, Evans, Rovanperä).

Avec seulement 115 points, le Français avait d’ailleurs été largement dominé par ses coéquipiers plus expérimentés (216 points pour Tänäk, 194 pour Neuville). Alors que la troisième voiture sera confiée à plusieurs pilotes chevronnés, Adrien Fourmaux et Thierry Neuville auront une pression supplémentaire à gérer. En fin de contrat à l’issue de la saison, Adrien Fourmaux sait désormais ce qu’il lui reste à accomplir.

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