Anaïs Chevalier, un retour ambitieux
BIATHLON – Absente durant un an, Anaïs Chevalier fait son retour en Coupe du monde ce samedi, sur l’individuel de Kontiolahti (Finlande).
Pour cause de maternité, Anaïs Chevalier a suivi la Coupe du monde 2019-2020 devant la télé. Et ce nouveau paramètre, être éloigné de sa famille, est une appréhension pour les prochaines semaines, comme elle l’a confié à Ski Nordique : « Je ne sais pas comment je vais gérer la saison, tenir le rythme des courses, partir longtemps de la maison », déclare-t-elle. « Le nouveau calendrier avec les doublons ce n’est pas une super nouvelle pour moi au niveau de l’organisation, notamment avec l’annulation de l’étape de Grand-Bornand. Cette étape m’aurait permis d’avoir les miens à mes côtés. »
Avant son break, Anaïs Chevalier restait sur deux saisons où elle avait manqué un peu de régularité, avec des 19ème et 20ème places au classement général. Mais l’Iséroise avait aussi réussi de très beaux coups et des podiums individuels. Cinq en tout, deux lors de la saison 2017-2018, et trois lors de l’exercice 2018-2019. Sa meilleure saison reste celle juste avant ces deux-là, en 2016-2017, avec une septième place au général, cinq podiums individuels, dont une victoire sur la poursuite de Nove Mesto après avoir pris la deuxième place sur le sprint de cette même étape. C’est aussi en 2017 à Hochfilzen qu’elle a ajouté une breloque aux Mondiaux à son palmarès, le bronze sur le sprint.

[Vidéo] En 2016, Anaïs Chevalier terrassait la concurrence sur la poursuite de Nove Mesto
« Je veux performer »
Si son absence lui laisse forcément plus de zones d’ombre que ses rivales quant à son niveau, Anaïs Chevalier veut retrouver son meilleur niveau et le podium dès cette saison : « Pour moi l’idée c’est de retrouver le haut niveau. Je veux performer, je suis une grande fille et j’assume. Les études c’est terminé, le projet est aujourd’hui axé sur le sport. Wierer, Herrmann, les Norvégiennes Eckhoff et Roeiseland seront de redoutables concurrentes, mes coéquipières seront également dangereuses, je les connais bien. »
Le circuit féminin est dense, avec bon nombre de biathlètes pouvant prétendre aux podiums. De son côté, Anaïs Chevalier possède l’un des meilleurs tirs du circuit, et c’est en s’appuyant sur ce point fort qu’elle pourra aller jouer les premiers rôles face aux meilleures. Capable de tirer vite et bien est un vrai atout quand on sait que le niveau sur les skis est un peu plus homogène chez les dames qu’il peut l’être chez les hommes. À elle de jouer.
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