Anne-Laure Florentin, les jeux mondiaux comme étape avant Tokyo
Nous avons rencontré Anne-Laure Florentin, championne française de karaté, qui veut briller aux jeux mondiaux avec Tokyo 2020 dans un coin de sa tête.
Anne-Laure, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Anne-Laure Florentin, j’ai 25 ans, je suis en équipe de France de karaté et je suis double championne d’Europe. Parallèlement à cela je suis en stage de fin d’études chez Lagardère Sport où je fais du marketing sportif.
Comment as-tu commencé le karaté ?
J’ai commencé quand j’avais quatre ans parce que mes deux grands frères en faisaient et que j’ai voulu faire comme eux. J’avais pourtant commencé par de la gymnastique à l’âge de trois ans. J’ai ensuite commencé la compétition à l’âge de 12 ans et j’ai intégré le pôle de Châtenay-Malabry à 18 ans où je suis toujours aujourd’hui.
Qu’est-ce que le karaté « kumite » ?
C’est le karaté « combat » ! En compétitions il y a le karaté « Kata » qui consiste à des enchaînements techniques dans le vide. Et le karaté « Kumite », c’est celui ou il y a un combat, celui que je pratique.
Comment se déroule une semaine type d’entraînement ?
Au pôle de Châtenay-Malabry nous avons un entraînement tous les soirs à 17h30 et en plus de cela je fais deux fois par semaine de la préparation physique. Le week-end, je vais aussi souvent dans mon club à Orléans pour m’entraîner.
Tu as remporté les championnats d’Europe en 2016 et 2017, est-ce que c’est pour toi les meilleurs moments de ta carrière ?
C’est vrai que je suis dans une période plutôt cool 🙂 L’année dernière c’était mon premier championnat d’Europe en individuel, à Montpellier devant le public français, donc cela a été un très bon moment. Et cette année c’était en Turquie et je bats la turc en finale, devant son public. C’est vrai que les deux titres sont deux très bons souvenirs mais j’ajouterai l’Open de Paris que j’ai gagné en 2016, devant les gens qui me soutiennent, un très grand moment aussi.
Quels sont tes prochains objectifs cette saison ?
Cette semaine il y a les jeux mondiaux en Pologne qui vont un peu clôturer cette saison avant de repartir pour une nouvelle année à partir de septembre.
Le karaté sera au programme des JO de 2020, une source de motivation supplémentaire pour toi ?
C’est une tout autre motivation, c’est tout nouveau pour nous. Cela va complètement changer notre préparation car jusque là les grosses compétitions c’était les Europes et les Mondiaux. Là on est parti sur un cycle de quatre ans où entre-temps il va falloir se qualifier. Les phases de qualifications pour les JO de Tokyo commencent en janvier 2018 donc on va être très vite dedans.
On va bientôt savoir si Paris a les JO de 2024 ou 2028, si c’est 2024 ça pourrait être un objectif à long terme pour toi ?
Du coté sportif non car d’ici la j’aurai arrêter la compétition mais d’un point de vue professionnel, étant dans le marketing sportif, je l’espère. Je veux aller à Tokyo et arrêter ensuite car j’aurai presque 30 ans à ce moment là et j’aurai envie de me reconvertir professionnellement parlant.
On est en plein Euro de football, une vitrine pour le sport féminin, que penses-tu de son évolution en France ces dernières années ?
Je trouve qu’on va dans le bon sens même s’il y a toujours une grande différence entre le football masculin et féminin en terme de professionnalisation et de médiatisation. Cet Euro féminin, on en parle pas mal et c’est diffusé à la télé.
Même pour les clubs, j’ai été voir PSG-Barcelone féminin cette année au Parc des Princes, alors c’est vrai que le stade n’était pas autant rempli que pour le même choc chez les hommes mais elles peuvent jouer dans des grands stades et c’est une bonne nouvelle.



