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Anthony Rech, « viser plus haut » avec l’équipe de France de hockey sur glace

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A 20 ans, Anthony Rech faisait ses débuts en équipe de France. Aujourd’hui, le joueur des Wild Wings de Schwenninger (Allemagne) fait partie des joueurs habitués aux joutes internationales. Alors que la France ne participera pas aux Jeux Olympiques de 2018, l’attaquant tricolore a accepté de dresser le bilan actuel de l’équipe de France. Et pour cela, impossible de ne pas revenir sur les derniers championnats du Monde joués en partie en France.

Dicodusport : Quel souvenir gardes-tu des derniers championnats du Monde disputés à domicile ?

Anthony Rech : Le bilan est mitigé. C’est un super souvenir et une chance extraordinaire de jouer à domicile. Peu de joueurs peuvent le faire pendant leur carrière. C’est une fierté. On était tous super fiers de tout donner pour le maillot, devant notre public. Nous sommes déçus de ne pas avoir pu faire les quarts de finale pour un point.

Concernant les matchs que vous avez livrés, avez-vous eu l’impression d’être à votre place et d’avoir franchi un cap ?

Dans l’ensemble, nous avons livré de belles performances. Notamment la victoire contre la Finlande. On perd d’un but contre le Canada. De manière générale, l’essentiel était là, le maintien. Nous devions nous maintenir. La France a besoin d’être dans le groupe élite. Maintenant, on veut viser plus haut.

Ces championnats ont été marqués par le départ de joueurs emblématiques en la personne de Cristobal Huet et de Laurent Meunier : dans le groupe, cela vous a-t-il affecté ?

Ce sont deux grandes pertes humaines. Deux gars incroyables, des joueurs avec de l’expérience qui tiraient le groupe vers le haut. Ça fait bizarre d’y retourner sans eux. Il faut que les choses se mettent en place. Il y a eu un passage de témoin, des moins jeunes ont pris le pouvoir comme Antoine Roussel, Teddy Da Costa, Damien Fleury… Tout le monde doit trouver sa place et un ou deux jeunes peuvent toujours rentrer dans le groupe. L’effectif n’est pas fixe, il peut toujours y avoir des surprises.

© Xavier Lainé / FFHG

Lors du Tournoi de Qualification Olympique, l’équipe de France ne s’est pas qualifiée, un moment frustrant on imagine ?

Surtout que mon club à l’époque (Zug en Suisse) n’a pas voulu me laisser partir. C’est d’autant plus frustrant car les gars avaient perdu contre la Norvège d’un but. C’était l’objectif de beaucoup de joueurs. On voulait offrir ça aux anciens à l’époque. L’objectif n’a pas été atteint. Mais c’est digéré et on s’est reconcentré sur les championnats du Monde et les qualifications futures.

A chaque fois, on a l’impression que la France est dans le coup mais qu’il manque ce petit quelque chose…

Ça se joue sur des petits détails. Ce n’est jamais facile car suivant les périodes, en septembre notamment, les joueurs NHL n’avaient pas pu venir. On a raté l’objectif mais ça fait progresser l’équipe. Nous sommes en train de grandir. Maintenant, il faut en vouloir plus et ne pas rester sur notre faim.





© Xavier Lainé / FFHG

Est-ce que tu penses justement que le hockey français ne souffre pas un peu d’un manque de notoriété et de reconnaissance vis-à-vis du public ?

Beaucoup de sports méritent ce qui leur arrivent. On vient du même pays, c’est une fierté de les voir réussir. On aimerait plus de médiatisation car c’est un sport qui n’est pas très reconnu en France. Nous progressons chaque année et nous poussons dans ce sens pour faire évoluer le hockey. Nous essayons de dégager une image positive, on aimerait que plus de personnes essayent ce joli sport qui est à la fois rapide, physique et spectaculaire. Mais il faut avouer que cela dépend de la culture du pays aussi.

A l’approche des Jeux, peux-tu nous donner ton favori pour le titre à PyeongChang ?

C’est compliqué de se positionner maintenant. Il faut savoir qu’il n’y aura pas de joueurs de NHL et pour le moment on ne sait pas trop ce qu’il en sera des Russes. Cela fausse la donne car c’est pourtant le rendez-vous de toutes les grandes stars. C’est un peu dommage pour le spectacle. Pour donner un favori, il faudrait connaitre les alignements. Mais il y faudra compter le Canada, la Suède, les États-Unis et peut-être la Russie.

Tu sembles t’être imposé dans cette équipe de France, sens-tu que tu as ta place dans ce groupe pour les prochains championnats du Monde au Danemark en 2018 ?

Ma place n’est pas acquise. Il y a beaucoup de très bons joueurs en attaque. Parmi eux, un certain nombre peuvent faire les championnats du Monde. Il faut que je sois régulier toute l’année, mais aussi être bon au moment des stages, de la préparation… Nous sommes un super bon groupe. On s’entend bien, il y a une bonne ambiance et une concurrence saine. Cela aide l’équipe. Le chemin est encore long mais ma place n’est pas assurée, on verra la liste en avril. C’est mon objectif et on respectera le choix des coachs.

Pour les heureux retenus avec l’équipe de France, il faudra répondre présent lors des matchs de préparation au printemps. Les Bleus prendront la direction du Danemark pour les championnats du Monde du 4 au 20 mai 2018.

Alexandre Reynaud

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