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Arbitrage vidéo : le tennis reste dans les limites

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Dans le cadre de notre dossier « arbitrage vidéo », place au tennis, où le hawk-eye est l’outil qui aide les arbitres à faire moins d’erreur. Pour nous accompagner et nous éclairer, Constance, fondatrice de Jeu, Sets et Maths

Plus de 10 ans que le tennis a franchi le cap de l’assistance vidéo avec le hawk-eye, qui permet de déterminer si une balle est à « bonne » ou « faute », comme l’explique Constance : « Le hawk-eye a été petit à petit mis en place dans le tennis à partir des années 2005/2006. Aujourd’hui, il n’est pas encore présent sur tous les tournois ou tous les courts mais se développe néanmoins de plus en plus. Grâce à des caméras placées tout autour du court, le hawk-eye reproduit l’impact de la balle via une représentation graphique et détermine ainsi si la balle est tombée dans les limites du terrain ou non. »

Cette assistance est à la main des joueurs qui peuvent la consulter selon des règles. Même s’il a un doute l’arbitre ne peut pas le demander :  « Le format actuel permet de déterminer si une balle a rebondi dans les limites du court ou non. Chaque joueur a trois recours par set (trois « challenge »), avec la possibilité d’en obtenir un supplémentaire en cas de tie-break. La décision de faire appel au hawk-eye doit être immédiate : le joueur doit stopper l’échange et signaler clairement à l’arbitre sa volonté de contester l’annonce. Si le recours du joueur est correct, alors il ne perd pas de « challenge ». Si le recours du joueur est incorrect, alors le joueur perd un « challenge ». Dès lors que le joueur a perdu ses trois « challenge », il n’a plus la possibilité de faire recours à la vidéo. »

Peu de perte de temps et moins d’erreurs

Le système est au point et quelques secondes après la demande du joueur, les images sont visibles : « A partir du moment où le système fonctionne bien et est réactif, cela ne prend que quelques secondes. Ce qui est important car il arrive que le recours au hawk-eye soit effectué, par exemple, entre la première et la deuxième balle de service. » On ne peut pas dire que cette assistante gomme toutes les erreurs, elle les corrige quand les joueurs ont un doute. Cela permet au global d’avoir bien moins d’erreurs sur les tournois qui ont le hawk-eye.

Des doutes, effacés par une certitude

Comme l’explique notre consultante du jour, même s’il n’est pas parfait il est plus performant que l’humain : « Certains joueurs ont parfois remis en question la précision du système, notamment par rapport au fait où l’impact de la balle au sol est toujours représenté par la même forme alors que la balle se déforme au contact du sol (l’impact au sol d’une amortie ne devrait pas être le même que l’impact au sol d’un smash). Mais malgré tout, même avec ces petites critiques, le système hawk-eye est scientifiquement plus précis que l’oeil humain. »

Exemple de hawk-eye lors de Wimbledon 2014.

Quelques critiques malgré tout

Tout d’abord  le hawk-eye n’englobe pas toutes les situations litigieuses (double rebond, frappe avant que la balle n’ait franchi le filet…), il permet seulement de juger si la balle touche la ligne ou non. Comme l’expliquait Constance plus haut, le hawk-eye n’est pas installé sur tous les tournois car les plus petits n’ont pas les moyens, mais aussi parce que la terre battue qui refuse de l’adopter : « Le système n’est pas appliqué sur la terre battue aujourd’hui, ce qui laisse place à des contestations des joueurs et à des erreurs d’arbitrage (comme on a pu le voir sur la finale entre Goffin et Nadal à Monte Carlo en 2017). Mais certains diront que ça rajoute du drama et un peu d’animation. » 

Enfin, le tennis n’échappe pas à la règle de l’interprétation dans un cas précis que nous explique Constance : « Un autre problème c’est l’interprétation de l’arbitre qui doit juger si un point doit être rejoué ou non après la révélation du hawk-eye : est ce que l’annonce erronée du juge du juge de ligne a gêné le joueur, et dans ce cas le point doit être rejoué, ou est-ce que l’annonce est survenue alors que le joueur avait déjà joué la balle ou était trop loin pour la jouer et dans ce cas le point est accordé à l’adversaire. »

La vidéo est-elle bénéfique au tennis ? L’avis de Constance, fondatrice de Jeu, Sets et Maths

Les avis peuvent diverger à ce sujet mais je trouve que le hawk-eye a été bien intégré au tennis afin de réduire les erreurs d’arbitrage sans trop perturber le jeu. Malgré l’utilisation de la machine, le tennis conserve un rapport humain avec les arbitres de chaise et les juges de ligne. Le hawk-eye vient seulement suppléer ces derniers, l’erreur étant humaine. Quiconque s’est déjà retrouvé sur une chaise d’arbitre, ou tout simplement dans les tribunes, peut témoigner de la vitesse de la balle et de la difficulté de prendre certaines décisions qui se jouent à quelques millimètres. Le hawk-eye permet d’éviter les polémiques, et d’interminables discussions entre joueur et arbitre sur des décisions, et notamment lors de points importants.

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23 avril 2018 - 12 août 2021
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Nicolas Jacquemard


Passionné de sport et entrepreneur depuis mes 18 ans, la création de Dicodusport m'a semblé évidente pour participer à la médiatisation d'un plus grand nombre de sports. Le chemin est long mais avec une équipe des plus motivées et les Jeux Olympiques de Paris 2024 en point de mire, nous y arriverons ! Journaliste dans le monde du sport depuis plus de 5 ans, je traite aussi bien de football, de rugby, de biathlon et de cyclisme.

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