Arnaud Démare : « Ces championnats de France, j’y pense depuis un moment »
CYCLISME SUR ROUTE 2022 – Avant d’attaquer la course en ligne des championnats de France de cyclisme sur route ce dimanche, le déjà triple vainqueur de l’épreuve, Arnaud Démare (Groupama-FDJ), s’est confié aux journalistes.
Arnaud Démare n’est toujours pas rassasié. Le triple vainqueur du maillot tricolore acquis lors de ses victoires aux championnats de France de cyclisme sur route (2014, 2017, 2020), veut battre tous les records et égaler Jean Stablinski, le recordman des maillots tricolores, avec quatre victoires. Le Picard, qui vient de dépasser Jacques Anquetil et Bernard Hinault au nombre de victoires d’étapes sur le Giro (8), avec trois succès supplémentaires cette année, est revenu en très grande forme cette saison. Il a même remporté la première étape de la Route d’Occitanie jeudi dernier, lors de l’étape entre Séméac et L’Isle-Jourdain. C’est donc avec un statut de favori, puisque le profil de la course semble acquis aux sprinteurs, que le coureur de la Groupama-FDJ se présente ce dimanche aux championnats de France qui se dérouleront à Cholet.
« Ces records, c’est une motivation supplémentaire »
Dans une interview accordée à Eurosport en amont des championnats de France, le sprinteur beauvaisien évoque le record qu’il pourrait atteindre s’il remporte la course ce dimanche. « Ça signifie quelque chose, mais je ne ressens pas plus de pression que ça. Tout ce que je fais, je donne le maximum. C’est clair que forcément, ces petits records qu’on peut faire ça écrit l’histoire du vélo. Donc c’est une motivation supplémentaire ». Lui qui a toujours été motivé par ces championnats depuis sa jeunesse, évoque avec passion cette course unique qui le fait vibrer encore aujourd’hui.
« J’aime bien courir en circuit et il n’y a que les championnats de France où c’est le cas. La course est longue (240km) et il y a quelque chose qui se dégage de cette course. On se retrouve aussi qu’entre Français. C’est une course qui me motive depuis gamin, déjà quand je faisais les championnats avec mon maillot régional de Picardie. J’ai toujours eu cette flamme pour le maillot tricolore. Ces championnats j’y pense depuis un moment. ». Toute une histoire.
Les bras levés dès son premier jour de course depuis le Giro 🙌 pic.twitter.com/bquP6yLzjD
— Équipe Cycliste Groupama-FDJ (@GroupamaFDJ) June 16, 2022
Une fatigue accumulée depuis le début de la saison
Concernant le parcours de la journée, le natif de Beauvais évalue le circuit comme étant « urbain avec pas mal de relances ». Selon le coureur, une première sélection devrait s’effectuer par l’arrière, et il y aura forcément des dégâts. Malgré ses quatre succès cette saison et son plein de confiance le coureur, se sent « fatigué ». Lui qui a beaucoup donné depuis le mois de janvier va aborder le mois de juillet très calmement, avec comme dernière échéance ces championnats de France, avant de faire une pause et de récupérer, pour bien terminer la saison.
« Physiquement, je sens que je suis en bout de course. Si c’est une course avec une arrivée au sprint, je serai encore plus confiant. Maintenant, si c’est une course un peu plus difficile, plus rythmée, on verra bien comment je réponds. »
— Équipe Cycliste Groupama-FDJ (@GroupamaFDJ) May 12, 2022
« Une course qui sera ouverte »
Si le coureur annonce se méfier de Bryan Coquard (Cofidis), qui est sûrement le meilleur sprinteur français en forme à l’heure actuelle avec le Picard, il déclare que la course restera très ouverte. Le coureur de la Groupama-FDJ conclut par ses objectifs de fin d’année, mais aussi des courses qu’il rêve de remporter dans les années à venir.
Il y a ce titre de champion de France, plein de belles courses que je rêve de gagner ou de regagner, comme Milan-San Remo, qu’il avait remporté en 2016. C’est vraiment une course qui me fait vibrer, même si ça arrive de moins en moins au sprint. Je sais que je pourrais le refaire un jour. J’arrive avec l’expérience, en pleine force de l’âge où tu te connais, tu sais quand il faut récupérer ou en remettre. Le vélo évolue énormément, c’est encore plus par objectif qu’on doit travailler, pour être vraiment à 100% le jour J, parce que maintenant quand tu es à 90% tu ramasses, alors qu’il y a 5-6 ans tu pouvais encore t’en sortir. Je gagnerai peut-être moins souvent mais il faudra cibler ces objectifs.


