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Tour de France

Arnaud Démare : « Je suis en colère, écœuré »

Etienne Goursaud

Publié le

Tour de France 2023 : Arnaud Demare : "Je suis en colère, écoeuré"
Photo Icon Sport

CYCLISME SUR ROUTE 2023 – Dans une interview accordée à L’Équipe, Arnaud Démare, non sélectionné pour le Tour de France, a fait part de sa colère. Le sprinteur de la Groupama-FDJ ne comprend pas le choix de son équipe, qui a décidé de s’aligner sans hommes rapides au sprint.

Le torchon brule entre Arnaud Démare et son équipe de la Groupama-FDJ. Non sélectionné pour le Tour de France, qui a choisi de tout miser sur un trio David Gaudu, Valentin Madouas et Thibaut Pinot, le sprinteur français a donc fait les frais de ce choix. Dans une interview accordée à L’Équipe, il a fait part de sa colère, quant à cette non-sélection sur la Grande Boucle. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne mâche pas ses mots.

Je suis en colère, écoeuré car j’ai travaillé pour, j’ai fait des concessions dès cet hiver en sachant que j’aurais un coéquipier avec moi pour le sprint. Je savais que l’équipe allait se consacrer à 100 % pour le classement général mais lors de Paris-Nice, j’ai montré l’exemple, que j’étais un grand professionnel et un bon coéquipier. Je me suis investi en faisant des stages perso.

Démare va quitter Groupama-FDJ

Récemment, des rumeurs envoyées Arnaud Démare chez Arkéa-Samsic, future Arkéa-B&B Hotels, à partir de la saison prochaine. Le Picard, en fin de contrat, attire effectivement des convoitises d’autres formations. De plus, le natif de Beauvais a été tout simplement poussé vers la sortie. Marc Madiot lui a récemment fait savoir qu’il ne serait pas gardé à l’issue de cette saison.

Aux Boucles de la Mayenne, il m’annonce que c’est la fin avec la Groupama. Pas avec ces mots mais je comprends que c’est fini. Il me dit : « On ne peut pas te garder ». Et c’est fini […] Je voulais avoir le choix. C’était peut-être déjà un message l’an dernier quand on a disloqué mon train. Mais j’ai su m’adapter, j’ai toujours montré en douze ans que je savais m’adapter à l’évolution du cyclisme, notamment l’investissement moindre de l’équipe autour du sprint. Mais de là à le balayer… J’ai bien senti qu’il y avait moins d’engouement, de motivation autour du sprint mais je pensais qu’ils allaient me laisser le choix, que je comptais à leurs yeux. J’ai fait partie de la fondation, des jeunes qui sont arrivés, on a vécu des émotions incroyables

Voilà qui risque de rendre compliqués les derniers mois d’Arnaud Démare, au sein d’une formation qui lui a permis de faire ses débuts chez les professionnels, en 2012. Onze ans et 93 victoires plus tard, l’histoire d’amour se termine mal.

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