Axel Zingle : L’année de la confirmation ?
CYCLISME SUR ROUTE 2023 – Axel Zingle (Cofidis) a remporté samedi la Classic Loire-Atlantique. Sa première victoire de la saison. À 24 ans, le coureur de la Cofidis s’affirme dans un style puncheur-sprinteur. Portrait.
Une première année professionnelle très probante
On dit toujours qu’il faut un temps d’adaptation entre le monde amateur et le monde professionnel. Axel Zingle a franchi le cap la saison passée. À 23 ans, il n’a pas la précocité d’un Tadej Pogacar ou d’un Remco Evenepoel, mais il va rapidement s’affirmer sur les manches de Coupe de France. Il prend la 7e place de Cholet Pays de la Loire l’année passée, dont il sera tout à l’heure l’un des favoris, dans la foulée de sa victoire en terres nantaises. Et obtient son premier succès pro sur la Route Adélie de Vitré. Où il règle un groupe de quatre Français.
La machine est lancée et on le retrouve également à l’aise sur des courses à étapes. Où il prend la 5e place du Circuit de la Sarthe, avec une 3e place lors de la première étape. À l’aise sur des routes plus vallonnées, il est 3e du Tour du Jura et 2e du Tour de Wallonie, où il se permet de terminer devant un Philippe Gilbert. Son printemps est plus que radieux et il se permet même de monter sur la boîte des championnats de France à Cholet, derrière Florian Sénéchal sacré, et Anthony Turgis. Rien que ça.
L’été sera également très bon, avec une victoire d’étape sur l’Artic Race of Norway, dont il prend la 4e place du classement général final. S’il manque encore de caisse sur les courses WorldTour (88e de la Flèche Wallonne, 132e de la Bretagne Classic en 2023), il engrange un dernier succès en octobre, avec la Famenne Ardenne Classic, réglant un groupe de 21 coureurs. En bref, trois succès et une 71e place au classement Pro Cycling Stats. Une belle référence.
Un style polyvalent lui permettant de briller sur plusieurs terrains
Car Axel Zingle est un coureur complet. Rapide au sprint, il peut régler un gros groupe avec des hommes véloces. Ce fut le cas samedi sur la Classic Loire-Atlantique, où il s’offre Laurence Pithie et Paul Penhoët, réputés sprinteurs, et leaders de la formation Groupama-FDJ sur l’épreuve. Mais il sait aussi passer les bosses courtes, ce qui en fait un coureur capable de se débarrasser des purs sprinteurs. Pour aller jouer la gagne dans un groupe conséquent.
Mais aussi sur des profils plus compliqués, comme l’atteste sa 5e place au Trofeo Calvia, sur un profil très exigeant, pour sa course de rentrée en 2023. Lors de cette épreuve, il est dominé par Rui Costa, mais termine devant Julian Alaphilippe ou Andrea Bagioli.
🥇 Axel Zingle 🇫🇷 s’est imposé au sprint sur #classic44 #ClassicLoireAtlantique devant🥈 Laurence Pithie 🇳🇿et🥉 Maikel Zijlaard 🇳🇱#cyclisme #wielrennen #ciclismo pic.twitter.com/4VzD8fq3Eo
— 🚴 Les Rois du Peloton 🚲 (@LRoisDuPeloton) March 18, 2023
Axel Zingle doit maintenant confirmer en World Tour
S’il est encore un des favoris tout à l’heure, lors de Cholet-Pays de la Loire, c’est parce qu’il est très à l’aise sur les courses du circuit inférieur. Des courses faisant souvent moins de 200 kilomètres. Il doit encore travailler sa caisse dans des courses plus longues ou avec des répétitions d’efforts. Il a encore montré ses limites sur Tirreno-Adriatico, où il n’a pas fait mieux qu’une 27e place lors de la 2e étape. Surtout, lors de l’étape 6, à Osimo, un profil où il pouvait briller, il n’a jamais pesé sur les débats. Seulement 65e. Ceci dit, la course par étapes italienne lui a servi de préparation, car il est allé glaner son premier succès moins d’une semaine plus tard. Auparavant, il a pris la 95e place de l’Omloop Het Nieuwsblad et la 54e place des Strade Bianche.
Mais c’est bel et bien au niveau World Tour qu’il sera attendu cette saison. Au sein d’une équipe Cofidis avec des talents, mais aucun grand leader pour les Ardennaises, Axel Zingle pourrait tirer son épingle du jeu, dans une course comme l’Amstel Gold Race, qui répond le plus à ses qualités de sprinteur-puncheur. Malgré tout, il ne faut pas oublier que le Français de 24 ans n’entame que sa seconde année professionnelle. Et qu’il s’inscrit déjà comme une sacrée valeur sûre pour le cyclisme français et pour son équipe.


