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Basket-ball

BAL : La Basketball Africa League, le nouveau grand rendez-vous du basket africain

Maxime Cazenave

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Visuel NBA

BAL – Ce dimanche, le basket africain va vivre un grand moment. Couvée en partenariat par la NBA et la FIBA, la première édition de la Basketball Africa League va débuter à Kigali. Présentation d’un évènement historique.

Il y a la NBA aux Etats-Unis, l’EuroLeague en Europe, faites maintenant place à la Basketball Africa League (BAL) en Afrique ! Voulue depuis plusieurs années par la NBA et mise en place avec la collaboration de la FIBA, cette nouvelle compétition regroupant le gratin des clubs africains va enfin se tenir en cette fin de mois de mai (du 16 au 30).

Un système similaire aux futurs Jeux Olympiques de Tokyo

Reportée en raison de la Covid-19 l’année dernière, elle va cette fois-ci se dérouler au sein de la magnifique Kigali Arena, au Rwanda. Pour cette première mouture, le système est simple, et s’apparente à celui qui sera utilisé lors des prochains Jeux Olympiques cet été. Douze équipes sont ainsi réparties en quatre groupes de trois. Chaque équipe affronte ses trois adversaires directs. Les deux premiers sont alors qualifiés pour les quarts de finales, accompagnés des deux meilleurs troisièmes. Ensuite, les huit équipes s’affrontent alors en une manche des quarts jusqu’à la finale.

Le vainqueur sera déterminé au bout des quinze jours de compétition après avoir disputé six rencontres. Des rencontres qui reprennent la durée de jeu et la distance de la ligne à 3 points des règles FIBA. Même si le logo de la ligue reprend les mêmes codes couleur que celui de la NBA, on se rapproche clairement plus d’une approche FIBA. En terme d’horaires, la BAL sera accessible, les matchs se déroulant en après-midi ou en première partie de soirée.

Six équipes qualifiées d’office, six autres via des barrages

En ce qui concerne les équipes, elles seront donc douze à être sur la ligne de départ. De base six équipes sont qualifiées automatiquement en étant champions de leur pays : l’Atlético Petroléos (Angola), le Zamalek SC (Egypte), l’US Monastir (Tunisie), l’AS Salé (Maroc), l’AS Douanes (Sénégal) et les Rivers Hoopers (Nigéria).

Pour les six autres, il a fallu participer à un tournoi de qualification ayant réuni 31 équipes de différents pays. Au final, sont sortis gagnants l’AS Police (Mali), le GNBC (Madagascar), le Groupement Sportif des Pétroliers (Algérie), le FAP (Cameroun), le Clube Ferroviàro (Mozambique) et les Patriots (Rwanda).

Les équipes sont réparties en trois poules :

Poule A Poule B Poule C
GNBC AS Police AS Douanes
US Monastir AS Salé Clube Ferroviàro
Rivers Hoopers FAP Zamalek
Patriots Atlético Petroléos GS Pétroliers

Une belle vitrine pour le basket africain

Déjà mis en valeur ces dernières années par les NBA Africa Games organisés par la grande ligue sur le continent, le basket africain va ainsi bénéficier d’une nouvelle compétition au format condensé afin d’avoir une nouvelle visibilité. Un nombre incalculable de joueurs africains ont déjà percé en Europe et aux États-Unis. Encore plus ces dernières années avec le développement éclair de la NBA, et du basket en général. Ambassadeur de cette BAL, Luol Deng, ancien cadre des Bulls époque Derrick Rose-Joakim Noah, est l’un des exemples à suivre.

Afin de laisser une grande place aux différents viviers nationaux, un règlement a été mis en place afin de limiter l’utilisation de joueurs étrangers. Ainsi, seulement quatre joueurs étrangers sont autorisés par effectif, dont deux hors continent africain. Il n’est donc pas possible de faire appel à une armada d’Américains exportant leurs talents comme on le voit bien souvent dans les équipes européennes. Cela doit profiter aux joueurs locaux, et c’est tout l’intérêt de cette nouvelle compétition. On s’attend donc à voir un spectacle intéressant avec une belle mise en lumière d’un continent trop souvent mis au second plan dans le basket mondial malgré quantité de joueurs de grand talent, notamment en NBA.


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a toujours été une vocation. Quand les autres sortaient les cartes Pokémon ou Yu-Gi-Oh dans la cour de l’école, je ripostais avec des cartes Panini ou des fiches Onze Mondial. La puissance de Jean-Claude Darcheville n’a pas d’égal.

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