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Basket-ball

BAL : Le bilan d’une première historique équipe par équipe (2/2)

Maxime Cazenave

Publié le

Deuxième affiche de la journée en BAL, la rencontre entre les Petroleos et l’AS Salé a une nouvelle fois vu la victoire des Angolais, 79-72. Malgré les 30 points de Terrell Stoglin, l’AS Salé n’a pu résister aux différentes solutions trouvées par les Petroleos pour valider leur billet en demi-finales.
Photo ACTUS BASKET

Après une quinzaine de jours de compétition, la première Basketball Africa League de l’histoire a rendu son verdict avec le sacre du Zamalek. Retour sur les prestations des douze équipes à avoir pris part à cette mouture. Deuxième partie avec un focus sur celles qui nous ont laissé sur notre faim.

Petroleos et AS Salé, des candidats à la victoire finale qui déçoivent

Difficile de ne pas commencer cette partie avec les Petroleos. Le basket angolais domine le basket africain depuis des années, et le club de Luanda n’a pas vraiment été à la hauteur. Invaincus jusqu’à la demi-finale, ils avaient déjà montré des signes de faiblesse en souffrant face à l’AS Douanes en poules, puis en éliminant difficilement l’AS Salé en quarts de finale. En demi-finales, ils se sont fait surclasser logiquement par le Zamalek. S’ils décrochent malgré tout une place sur le podium, il est compliqué d’être satisfait alors que l’équipe avait les moyens d’aller au bout. Cependant, l’apport de l’Américain Ryan Richards a été trop peu visible tandis que les joueurs forts de l’équipe (Jone Pedro, Carlos Morais) ont été trop irréguliers. Cela s’est payé, et le champion d’Afrique 2015 sort de cette BAL avec beaucoup de regrets.

Autre équipe annoncée comme un candidat crédible à la victoire finale, l’AS Salé n’a clairement pas réussi à répondre aux attentes. Sortie par les Petroleos en quarts, elle n’a jamais semblé maîtriser son sujet. Ses deux seules victoires acquises face à des adversaires plus faibles (AS Police, FAP) en phase de poules ont été compliquées à obtenir. Dans le jeu, on peut clairement critiquer l’omnipotence des deux Américains venus renforcer l’équipe, ce qui n’a pas permis de créer une véritable osmose collective. Ainsi, Ra’Shad James (16,8 points) et surtout Terrell Stoglin (30,8 points), meilleur marqueur de la compétition, ont noirci les feuilles de statistiques. Cependant, cela s’est fait au détriment d’un basket de qualité et efficace. Championne d’Afrique en 2017, l’équipe tunisienne repart de Kigali sans avoir laissé un grand souvenir.

Le Ferroviario laisse passer sa chance, les Rivers Hoopers trop fébriles

Éliminé en quarts de finale par les Patriots (71-73), le Ferroviario peut s’en vouloir d’avoir laissé passer l’opportunité d’aller dans le dernier carré. Cependant, le club de Maputo a tenu sa place dans cette compétition. Sortis des poules avec deux victoires, les Mozambicains ont montré un beau visage dans le sillage de l’expérimenté espagnol Alvaro Masa (19,8 points). Le collectif était bien en place avec un excellent meneur de jeu en la personne de Myck Kabongo (12,5 points, 6,8 passes) et une grosse présence sous le cercle symbolisée par l’Ivoirien Adjehi Baru. Cependant, ils n’ont pas réussi à passer face aux Patriots alors qu’ils avaient une véritable carte à jouer pour accéder aux demi-finales.

S’ils ne repartent pas fanny, les Rivers Hoopers ont quitté la BAL prématurément en tant que plus mauvais 3e de poule. La faute à deux corrections infligées par les Patriots, puis l’US Monastir. Le boulot a été fait face au GNBC (80-69) lors de la dernière rencontre, mais leur différence de points était déjà trop faible pour réellement espérer poursuivre la compétition. Les Nigérians ont de belles armes à faire valoir à l’image de Benjamin Chukwukelo ou Taren Sullivan. Mais certains joueurs ont été bien en-dessous du rendement attendu, notamment Benjamin Uzoh, seul joueur de la compétition à avoir joué en NBA précédemment.

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Le GSP et l’AS Police n’ont pas tenu le choc

Trois grosses défaites (toujours plus de 13 points d’écart), et puis c’est tout. Le Groupement Sportif des Pétroliers n’a pas réussi à avoir un réel espoir de victoire. A l’exception du deuxième match face au Ferroviario où les Algériens ont résisté jusque dans le money-time, ils n’ont jamais été en capacité de lutter pour espérer mieux. Leur défaite inaugurale face à l’AS Douanes a fait très mal, et malgré les belles dispositions montrées par Abdellah Hamdini (13,7 points), le GSP ne laisse pas une réelle empreinte sur cette première édition de la BAL.





A l’image des Algériens, l’AS Police Nationale de Jawachi Nzeakor (20,7 points, 8,3 rebonds) a souffert en phase de poules, et repart fanny. Battus logiquement par les Petroleos et l’AS Salé, ils n’ont ensuite pas réussi à tenir le coup face au FAP alors qu’une place en quarts de finale était en jeu. L’équipe malienne n’a pas trouvé suffisamment d’adresse et de fluidité pour réellement exister.

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