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Basket masculin – Jeux Olympiques : Tout ce qu’il faut savoir sur la poule B

Maxime Cazenave

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Basket masculin - Jeux Olympiques : Tout ce qu’il faut savoir sur la Poule B
Photo Icon Sport

JEUX OLYMPIQUES DE TOKYO 2020 – BASKET – A partir de dimanche, le tournoi masculin olympique de basket va débuter à Tokyo. Avec une densité intéressante et des grosses affiches dès la phase de poules, la compétition s’annonce intense. Dicodusport vous présente donc les différentes sélections qui vont lutter pour aller décrocher l’or, poule par poule. Deuxième volet avec la poule B, sans doute la plus homogène de la compétition.

Australie : le niveau suffisant pour obtenir une première médaille internationale ?

Surprenante aux Jeux Olympiques 2016 à Rio, la sélection australienne a confirmé ses bonnes dispositions à la Coupe du monde 2019. A chaque reprise, les Boomers sont allés jusqu’en demi-finales, avant d’échouer au pied du podium. Une triste habitude pour une sélection encore vierge de médailles au plus haut niveau international, et qui cumule six 4e position dans son histoire. Cette année à Tokyo, l’Australie peut s’appuyer une nouvelle fois sur une équipe très compétitive. Si Andrew Bogut n’est désormais plus là, les cadres NBA que sont Joe Ingles, Matthew Dellavedova, Patty Mills ou Aaron Baynes sont toujours présents pour apporter leur leadership et leur roublardise.

A leurs côtés, difficile de ne pas regretter l’absence de Ben Simmons qui aurait permis à la sélection australienne de bénéficier d’un joueur ultra dominant malgré son criant manque de shoot. Cependant, cette dernière bénéficie de l’appui de trois autres joueurs NBA de talent. Au scoring, Dante Exum est capable d’allumer l’étincelle dans un bon jour tandis que Matisse Thybulle va être déterminant par son impact défensif pour limiter les meilleurs extérieurs adverses. Enfin, le rookie de Dallas, Josh Green, peut apporter des minutes intéressantes par son activité. L’équipe est bien équilibrée mais devrait malgré tout souffrir d’une profondeur de banc limitée avec des joueurs évoluant en Australie, ou possédant des rôles limités en Europe. Malgré tout, l’expérience de ce groupe sera quoi qu’il arrive un atout majeur pour l’effectif formé par Brian Goorjian, et qui reste sur une victoire en préparation face aux Etats-Unis notamment.

Le roster :

Aaron Baynes, Matthew Dellavedova, Chris Goulding, Joshua Green, Joe Ingles, Nicolas Kay, Dante Exum, Jock Landale, Patty Mills, Duop Reath, Nathan Sobey, Matisse Thybulle.

Italie : Danilo Gallinari en guide d’une équipe au fort accent européen

On ne l’attendait pas forcément à pareille fête, mais l’Italie sera bien présente à Tokyo. Auteurs d’un véritable exploit en sortant la Serbie à Belgrade lors du TQO disputé en début de mois, les Azzuri ont déjà atteint leur objectif minimal. Absente des Jeux Olympiques depuis sa médaille d’argent obtenue en 2004 à Athènes, la sélection italienne reste sur une décennie de déceptions lors de laquelle elle n’a pesé dans aucune compétition internationale. Cet été, elle a en revanche un véritable coup à jouer dans un groupe abordable.

Pour cela, elle peut toujours s’appuyer sur l’éternel Danilo Gallinari, encore très bon en NBA cette année dans la saison exceptionnelles des Atlanta Hawks. Non présent lors du TQO, il est un renfort de poids pour cette olympiade. Également dans la grande ligue à Dallas cette saison, Nicolo Melli aura un rôle important à jouer au scoring, tout comme le jeune Warrior, Nico Mannion, décisif dans la victoire face à la Serbie. Finalistes de la dernière Euroleague avec l’Olimpia Milan, Ricardo Moraschini et Giampaolo Ricci font également partie d’un groupe essentiellement composé de joueurs évoluant aux quatre coins de l’Europe. Le roster est donc homogène mais semble manquer d’armes pour aller décrocher une nouvelle médaille, 17 ans après.

Le roster :

Simone Fontecchio, Danilo Gallinari, Nico Mannion, Nicolo Melli, Ricardo Moraschini, Giampaolo Ricci, Alessandro Pajola, Achille Polonara, Marco Spissu, Amedeo Tessitori, Stefano Tonut, Michele Vitali.

Nigeria : porter le basket africain au sommet

Et si c’était l’année pour qu’une équipe africaine marque un grand coup ? Dans un sport traditionnellement dominé avec gloutonnerie par les continents européens et américains, l’Afrique bénéficie cette année d’un potentiel outsider à une médaille avec le Nigeria. Si ce dernier est très inexpérimenté, il peut compter sur une pléiade de joueurs évoluant en NBA (huit en tout). En préparation, ils ont réussi à créer un exploit monumental en battant les États-Unis. Il faut dire qu’il y a neuf ans aux Jeux Olympiques de Londres, ces mêmes Américains avaient humilié le Nigeria…156-73 ! C’est donc une performance retentissante qui a braqué les lumières sur une équipe capable de jouer les trouble-fêtes.

Articulé autour du vétéran Ekpe Udoh, qui évolue aujourd’hui en Chine, le roster déborde de talents divers. On pense notamment au trio du Miami Heat composé de Precious Achiuwa, Gabe Vincent (21 points inscrits face au Team USA) et KZ Okpala. Des joueurs secondaires dans leur franchise, mais déjà très importants en sélection. A leurs côtés, Josh Okogie est capable de se montrer déterminant des deux côtés du parquet tandis que Jahlil Okafor apporte une solide présence sous le cercle. En attendant l’arrivée de Jordan Nwora, récent champion NBA avec les Bucks, le Nigeria possède les atouts pour mettre en difficulté n’importe qui dans ce tournoi. Leur objectif est clair : obtenir une qualification en quarts de finale pour sa troisième campagne olympique successive.

Le roster :

Precious Achiuwa, Calab Agada, Obi Emegano, Chimezie Metu, Ike Nwamu, Jordan Nwora, Jahlil Okafor, Josh Okogie, KZ Okpala, Miye Oni, Gabe Vincent, Ekpe Udoh.

Allemagne : des absences qui seront sans doute préjudiciables

Treize ans après sa dernière participation à Pékin dans les pas de Dirk Nowitzki, l’Allemagne fait son retour dans le tournoi olympique. Grâce à de grosses ressources malgré l’adversité, la Nationalmannschaft est parvenue à se défaire de la Croatie, puis du Brésil lors du TQO disputé à Split. Une bien belle performance sublimée par l’absence de trois joueurs NBA, stars de la sélection : Dennis Schröder (Lakers), Maxi Kleber (Mavericks) et Daniel Theis (Bulls). Ce trio fort a fait également l’impasse sur Tokyo, ce qui donne moins d’options à Henrik Rodl, déjà privé de l’ailier du Bayern, Paul Zipser.

Ainsi, c’est une équipe plus inexpérimentée, et sans véritable tête d’affiche, qui va tenter de faire du mieux possible à Tokyo. A leur avantage lors du TQO, Maodo Lô et le futur Dijonnais Joshiko Saibou vont tenter de gérer du mieux possible la ligne arrière, et servir dans les meilleures conditions possibles leurs excellents intérieurs que peuvent être Johannes Voigtmann, déterminant durant le TQO, et les deux seuls NBAers de la liste, Isaac Bonga et Moritz Wagner. Autour d’eux, de nombreux joueurs de devoir, expérimentés à l’image de Robin Benzing, complètent un roster intéressant, mais qui n’a pas le droit à l’erreur pour espérer de belles choses durant le tournoi.

Le roster :

Danilo Barthel, Robin Benzing, Isaac Bonga, Niels Giffey, Maodo Lô, Andreas Obst, Joshiko Saibou, Johannes Thiemann, Johannes Voigtmann, Moritz Wagner, Jan Niklas Wamberg, Lukas Wank.

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Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a toujours été une vocation. Quand les autres sortaient les cartes Pokémon ou Yu-Gi-Oh dans la cour de l’école, je ripostais avec des cartes Panini ou des fiches Onze Mondial. La puissance de Jean-Claude Darcheville n’a pas d’égal.

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