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Basket-ball

Basket : Un été en enfer pour les équipes de France jeunes

Maxime Cazenave

Publié le

Basket : Un été en enfer pour les équipes de France jeunes
Photo FIBA

BASKET – Cette semaine, l’équipe de France U16 féminine a pris la porte de son EuroBasket dès les quarts de finale. Une performance qui s’inscrit dans la lignée d’un été délicat, où la basket français a connu sa plus maigre récolte depuis… 2015. Une véritable hérésie au vu des talents qui garnissent ses rangs.

Depuis plusieurs années maintenant, la formation française est devenue une véritable référence mondiale. Avec Victor Wembanyama en fer de lance et une quantité astronomique de joueurs qui se sont ou sont en train de s’imposer en NBA ou en EuroLigue, la relève est bien présente.

Le pire été depuis onze ans

Depuis plusieurs années, les sélections de jeunes nous avaient habitués à s’illustrer en accumulant titres et médailles. Cependant, cet été 2025 a marqué un brutal coup d’arrêt dans sa dynamique d’excellents résultats. Sur un total de 8 compétitions, les équipes de France n’ont pas obtenu le moindre titre, tout en décrochant seulement 3 médailles européennes. Les U18 et les U20 féminines ont ainsi accroché le bronze tandis que les U18 masculins ont dû se contenter de l’argent. Ainsi, cette maigre récolte a fait de cet été 2025 le moins prolifique depuis 2015, où les Bleuets avaient seulement 2 médailles d’argent à savourer. Bref, la déception est immense.

Génération Compétition 1/8 1/4 4ème place Bronze Argent Or
U16H EuroBasket X
U16F EuroBasket X
U18H EuroBasket X
U18F EuroBasket X
U19H Coupe du monde X
U19F Coupe du monde X
U20H EuroBasket X
U20F EuroBasket X

Des humiliations historiques et peu de positif à retenir

Il est difficile de trouver du positif, même au cas par cas. Sur les huit équipes engagées cet été, seuls les U18 masculins dirigés par Élise Prodhomme ont tenu leur rang. Malgré une petite frayeur en 8èmes de finale face à la Bulgarie, cette génération avait rallié la finale sans aucun problème. Le titre leur tendait les bras en finale face à l’Espagne, mais suite à un choke cinglant et un coup de poignard au buzzer, cette équipe taillée pour la victoire a dû se contenter de l’argent. Comme un symbole des difficultés estivales des Bleues.

Un été qui a même pris des allures d’humiliation pour deux générations. En effet, les U20 féminines ont pris la porte dès les 8èmes de finale face à une équipe prenable d’Israël. Si cette équipe avait été amputée de certains éléments précieux, la pilule a eu du mal à passer. Et que dire alors des U19 masculins en Coupe du monde ? Privés de certains de ses meilleurs éléments, cette génération a pris la porte dès les 8èmes de finale face à… la Suisse. Un coup de tonnerre assourdissant, tant l’écart sur le papier devait être abyssal.

Une attaque en berne, des money times ratés…

Mais alors, qu’est-il arrivé au basket français pour se retrouver dans cette situation ? Si certaines équipes ont été minées par des absences majeures, chaque version des Bleuets disposait des armes nécessaires pour jouer gros. Individuellement, les talents qui se sont déployés cet été vont garnir les rangs des plus grandes ligues au cours des prochaines années. De Nathan Soliman à Alicia Tournebize, en passant par Cameron Houindo, Nell Angloma ou encore Aaron Towo-Nansi, pour ne citer qu’eux.





Non, le problème vient d’un criant manque de variété dans le jeu offensif, et d’un liant collectif défaillant face à de nombreuses sélections bien plus consistantes dans le domaine. Cette frustration n’est d’ailleurs pas nouvelle, et est devenue récurrente avec le temps. Néanmoins, jusque-là, le talent individuel supérieur de certains éléments était suffisant pour décrocher des résultats de qualité. Mais pas cette fois. D’autant plus qu’une fébrilité maladive s’est également installée dans les moments chauds, à l’instar des effondrements vécus par les U16 et U18 masculins, respectivement crucifiés au buzzer par l’Italie et l’Espagne.

Si la thèse de l’accident peut être entendue, la fédération a du pain sur la planche pour redynamiser des collectifs ayant souffert de grosses carences cet été. Suite à cet échec, une réaction sera attendue en 2026 pour redorer le blason tricolore. Même si cela se fera avec une compétition en moins, les Bleuettes en U16 ayant échoué à se qualifier pour la Coupe du monde U17 suite à une nouvelle défaite vendredi. Une première pour une génération masculine ou féminine U17 depuis… 2012. Histoire d’achever sur une dernière note négative deux mois et demi de supplice.

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