Bastareaud et Guirado, capitaines abandonnés
XV de France – Mathieu Bastareaud et Guilhem Guirado font partie des rares satisfactions de cette tournée d’automne. Si tout n’a pas été parfait pour eux, ils ont évité un naufrage plus important.
A la peine avec leur club du RC Toulon, seulement 12ème en Top 14, Mathieu Bastareaud et Guilhem Guirado ont tenu leur rang de leaders avec le XV de France. S’ils n’ont pas été exceptionnels sur cette tournée d’automne, ils ont eu le mérite d’éviter que la débâcle française ne soit plus importante. Abandonnés par les autres cadres que sont Louis Picamoles (sauf sur le dernier match) et Yoann Maestri (sauf sur le deuxième match), ils ont tenu la baraque.
Alors oui, le centre toulonnais a bien été dépassé par la vitesse fidjienne ou quelques lancements de jeu argentins et springboks, mais qu’il a été précieux en défense, notamment dans le combat pour gratter des ballons dans les rucks. Son coup de gueule après le match contre les Fidji en dit long sur son état d’esprit : « C’est pas normal, y a des choses qui ne m’ont pas plu. On s’est pris pour qui les gars ? Ça y est on bat l’Argentine et on se prend pour d’autres. Maintenant on va redescendre sur terre et on va manger de la merde. Parce que là on fait pitié, honte, faut qu’on ait conscience de ça ». S’il ne plaît pas à tout le monde, il doit être l’un des cadres de Jacques Brunel à la Coupe du monde, indéniablement.
Le second, talonneur et capitaine de l’équipe de France, termine cette tournée d’automne comme meilleur marqueur d’essais des Tricolores. S’il a eu un peu de déchet à corriger en touche et si la mêlée française n’a pas été souveraine face aux Fidjiens, Guilhem Guirado ne s’est pas échappé au combat et a été l’un des seuls joueurs français qui a répondu physiquement présent. Après le match de samedi, le capitaine des Bleus était lui aussi remonté : « Je suis énervé car nous n’avons pas respecté le maillot que l’on avait sur les épaules. »
Bien des questions se posent sur la composition du XV de France pour le Mondial dans moins d’un an. Mais si Jacques Brunel doit choisir deux noms avant les autres au Japon, ce sont bien ceux de Mathieu Bastareaud et Guilhem Guirado.
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