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Bayonne a tremblé à Jean-Dauger : l’Aviron arrache la victoire à la sirène contre le Stade Français

Sébastien Gente

Publié le

Bayonne a tremblé à Jean-Dauger l'Aviron arrache la victoire à la sirène contre le Stade Français
Photo Icon Sport

TOP 14 2025/2026 – Après une première période de feu, Bayonne a dû cravacher jusqu’à la sirène pour éteindre le Stade Français et conserver son invincibilité à domicile.

Dans le coin droit, l’Aviron Bayonnais, invaincu dans son stade en Top 14 depuis plus de 18 mois. Dans le coin gauche, le Stade Français, une seule victoire en championnat (à Perpignan) dans ce même intervalle. Le favori de cet affrontement à Jean-Dauger était donc clairement identifié, restait néanmoins la glorieuse incertitude du sport…

Dans tous les sens

Néanmoins, les Bayonnais ont connu des problèmes en conquête en début de rencontre, gâchant notamment une belle pénaltouche d’entrée de jeu et se faisant bousculer en mêlée. Et le Stade Français, de son côté, faisait preuve de pragmatisme sur sa première incursion dans le camp adverse, une pénaltouche débouchant sur l’essai en force de Iakopo Mapu (8ème). Mais sur le coup d’envoi, Yohan Orabé venait rafler le ballon dans les airs, et Esteban Capilla ne tardait pas à transformer cette récupération en essai (9ème). Le début de match était trépidant, et les Soldats Roses reprenaient la main sur un jeu au pied parfait de Louis Carbonel pour Jeremy Ward, qui doublait la mise (13ème).


Une fois encore, Bayonne réagissait du tac au tac, les avants faisant parler leur puissance, pour mieux envoyer Cheikh Tiberghien perforer la défense et égaliser (16ème). Le rythme tombait enfin après cette entame folle, et après un échec de Joris Segonds, Carbonel remettait les siens devant de sa botte (23ème). Le buteur bayonnais ne tardait pas à égaliser, mais son équipe ne semblait pas au mieux ; un état de fait immédiatement démenti par une valise monumentale signée Herschel Jantjies depuis ses 22, Segonds alternant parfaitement au pied pour Mateo Carreras, qui concluait un essai fantastique (28ème) !


Dès lors, le Stade Français semblait bien sonné, ses initiatives ayant moins de tranchant. Bayonne avait la main, mais avait perdu sa précision, notamment dans le jeu debout : cela poussait Segonds à prendre les points au pied. Alors que les Soldats Roses semblaient au plus bas, ils ressurgissaient à la sirène sur une dernière pénaltouche transformée en or par Sergo Abramishvili pour laisser un énorme suspense à la pause (25-24).

Bayonne au bout du bout

Clairement, les Parisiens sentaient l’odeur du gros coup, et Carbonel les remettaient rapidement aux commandes de sa botte. Mais le match était devenu plus tactique, et Bayonne réussissait de par le fait à déjouer quelques espoirs sur pénaltouche. Sauf que les esprits commençaient à s’échauffer, et pire encore, Bayonne était bousculé en mêlée fermée, Emerick Setiano payant les pots cassés d’un jaune (52ème). Mais paradoxalement, ce carton désinhibait l’Aviron, qui retournait enfin jouer dans le camp adverse, retrouvait de l’avant via son huit de devant, permettant à Segonds de reprendre le manche d’un point (58ème).



Le match devenait alors plus décousu, et demeurait incertain, même si Bayonne semblait avoir fait le plus dur via sa gestion en infériorité numérique. Néanmoins, Segonds ne parvenait pas à creuser l’écart, ratant de peu un drop qui aurait été salvateur (68ème). Les Parisiens venaient alors lancer les dernières offensives, mais butaient inlassablement sur la ligne défensive adverse. Jusqu’à une action à plus de 20 ans de jeu, sur laquelle le jeu au pied de Léo Barré ne marchait pas, mais celui d’Alexandre Fischer (!) était inutile et surtout contré, retombant dans les bras de Tanginoa Halaifonua, qui n’en demandait pas tant (75ème).



L’invincibilité bayonnaise était en train de vaciller. À l’expérience, les Soldats Roses « pourrissaient » les mêlées, mais n’empêchaient pas un dernier baroud d’honneur local. Une dernière action au courage, à l’énergie, concrétisée après la sirène par Lucas Paulos, validé après un arbitrage vidéo qui a dû sembler interminable au public, qui a également dû attendre la transformation de Joris Segonds pour assurer la victoire 35-34 de l’Aviron Bayonnais, toujours invaincu à domicile. Mais que ce fut dur !

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