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Betclic Élite : Fos-sur-Mer, les derniers jours d’un condamné

Maxime Cazenave

Publié le

Betclic Élite Fos-sur-Mer, les derniers jours d’un condamné
Photo Icon Sport

BETCLIC ÉLITE 2022-2023 Battu à domicile par la JL Bourg mercredi soir, Fos-sur-Mer a vu ses espoirs de maintien être quasiment réduits à néant. Contraints au sans-faute tout en étant dépendants des résultats de leurs concurrents, les Byers sont plus que jamais proches de la Pro B.

C’est le genre de soirée où différents sentiments se mélangent. Mercredi soir, le club de Fos-sur-Mer accueillait la JL Bourg. Pour l’occasion, les Byers n’évoluaient pas au sein de leur traditionnelle enceinte de Parsemain, mais bel et bien au Palais des Sports de Marseille, devant plus de 4000 spectateurs. Malgré l’évènement créé, la déception a été au rendez-vous puisque les locaux se sont inclinés (75-86). Alors qu’il ne reste plus que quatre rencontres à disputer, le club provincial a ainsi vu ses derniers espoirs de maintien s’envoler en fumée.

Un destin entre les mains des rivaux directs

Enfin, mathématiquement, tout reste possible. Solide lanterne rouge (9V-21D), Fos est « à seulement » deux victoires du premier non-relégable, Nancy. Cependant, dans les faits, l’affiche à venir entre le SLUC et Pau-Orthez, apportera quoi qu’il arrive une victoire supplémentaire à l’un des deux concurrents des Byers. Ainsi, pour espérer se maintenir, ces derniers doivent effectuer un sans-faute lors de leurs quatre dernières sorties, tout en espérant la défaillance totale de l’une de ces deux équipes, voire de Blois ou du Portel (12V chacun).

Bref, parler de miracle est donc tout sauf exagéré. Il faudra dès ce week-end obtenir un résultat dans le bouillant Chaudron du Portel (29 avril) pour survivre encore un peu, avant d’enchaîner par la réception de Cholet (5 mai), un déplacement à Nancy (9 mai), puis pour finir la réception de Limoges (16 mai).

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Une saison de montagnes russes

Cette sentence est plus ou moins attendue depuis le début de la saison pour une équipe brillant par son irrégularité. Après deux succès acquis lors des quatre premières journées, les joueurs de Fos-sur-Mer ont ensuite cumulé sept défaites de rang. Début décembre, deux succès acquis face à Nancy et Pau-Orthez leur avaient permis de légèrement sortir la tête de l’eau.

Mais cinq défaites ont suivi. Puis, une série de quatre victoires en cinq matchs a alors tout relancé sur les mois de février et mars. De quoi se mettre dans le sens de la marche ? Non, puisque depuis, la sinistrose s’est de nouveau emparée du club. A l’exception d’une victoire face à la SIG le week-end dernier, six défaites se sont ajoutées au compteur ces dernières journées.





Des recrutements ratés payés cash

Avec seulement quatre rencontres restantes, Fos est plus que jamais au bord du gouffre. Une situation qui s’explique par de nombreux facteurs. Ce n’est pas une nouveauté, la deuxième saison après celle du maintien est toujours la plus compliquée, surtout lorsque l’on dispose de l’un des plus petits budgets. Certains départs n’ont jamais été réellement comblés à l’image du précieux Bodian Massa.

Surtout, le recrutement a été hasardeux tout au long de la saison. Ainsi, plusieurs joueurs sont restés des mois sans avoir l’apport escompté (Gabe DeVoe, Tre Scott…). Débarqué début 2023 avec son bagage d’ancien joueur NBA, RJ Nembhard était lui attendu comme le messie, mais n’a disputé qu’une seule rencontre en raison de blessures persistantes… Entre-temps, Frank Gaines, Tahjere McCall et Rudy Demahis-Ballou ont également débarqué, sans pouvoir inverser la tendance, les mouvements incessants n’ayant pas facilité la construction d’une osmose collective.

Si certains joueurs sont à la hauteur à l’instar de Shevon Thompson ou de la révélation Milan Barbitch, un cruel manque de leadership se fait ressentir chez la pire attaque de Betclic Élite. Ce mercredi encore, les Byers ont tenu tête à la solide JLB mais ont fini par totalement craquer en début de quatrième quart.

C’est l’histoire de la saison du club. Toujours dans la course en fin de match, mais rarement vainqueur au bout. En conférence de presse, Rémi Valin s’est montré à la fois fataliste et réaliste sur la suite de cette saison : « Pour se maintenir on va devoir gagner nos quatre derniers matchs». Début de cette délicate mission sauvetage dès ce samedi sur le parquet du Portel.

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