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Betclic Élite 2022-2023

Betclic Élite : Le cinq majeur de la 11ème journée

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Betclic Élite  Le cinq majeur de la 11ème journée
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BETCLIC ÉLITE 2022-2023 – Un nouveau week-end de basket s’est achevé ce dimanche soir par la victoire de Nanterre à Pau-Orthez. Au terme des neuf rencontres, de nombreux prétendants se sont bousculés afin de prendre les quatre places restantes aux côtés de Victor Wembanyama dans le Cinq Majeur. On pense notamment à Nadir Hifi et ses 32 points, qui passe à la trappe en raison de la défaite du Portel. 

Bryce Jones (CSP Limoges)

Feuille de match : 28 points, 8/15 dont 3/6 derrière l’arc, 2 rebonds, 2 passes, 2 interceptions, 2 ballons perdus, 6 fautes provoquées en 31 minutes.

Évaluation : 33

Il s’était déjà mis Beaublanc dans la poche, on peut désormais dire qu’il l’a conquis. Le CSP Limoges a pu compter sur un Bryce Jones de gala afin de renverser une ASVEL fragile (82-71). Partis pour vivre une longue soirée après avoir concédé un 15-33 en début de match, le CSP s’est appuyée sur le talent offensif de son meneur (et du bras de Nicolas Lang) pour rester en vie.

En première période, ses pénétrations incessantes ont grandement aidé à réduire l’écart, mais c’est réellement dans le money-time qu’il a tué les hommes de TJ Parker. Il cumule huit points en l’espace de trois minutes, et scelle la victoire des siens avec un step-back à trois points plein de sang froid. Avec 28 unités au compteur, il bat son record personnel cette saison, mais aussi en carrière puisqu’il n’avait jamais fait mieux que 27 durant ses deux premières saisons professionnelles en Serbie.


Ronald March (Roanne)

Feuille de match : 28 points, 11/17 au tir dont 3/6 derrière l’arc, 3/3 aux lancers, 8 rebonds, 6 passes, 2 contres, 3 interceptions, 4 ballons perdus, 5 fautes provoquées en 38 minutes.

Évaluation : 37

Opposée au co-leader Cholet, la Chorale de Roanne s’est offert une victoire majuscule (98-72) dans le sillage de son capitaine Ronald March. Dans le premier quart, l’Américain se met en route progressivement. Une passe décisive pour trouver un Stefan Moody en feu, une interception suivie d’un lay-up, une conclusion de alley-oop suite à un caviar de Moody. Tout au long d’un match qu’il a quasiment disputé en intégralité, il a appuyé lorsque cela faisait mal à l’adversaire, comme sur un trois points planté pour porter le score à +12 dans le deuxième quart.

En seconde période, il va monter en température afin de permettre aux siens de conserver leur courte avance en enchaînant les points. Puis il boucle son festival en prenant une part prépondérante dans l’énorme 18-0 collé en fin de partie pour créer un écart conséquent, grâce notamment à deux contres. Passé proche du triple-double à Nancy il y a un mois avec un 38 d’évaluation, le capitaine roannais a sorti une nouvelle performance de ce calibre (37), et confirme un statut de All-Star qui était déjà plus que légitime.


Matt Mitchell (Strasbourg)

Feuille de match : 30 points, 12/22 au tir dont 2/7 derrière l’arc, 4/7 aux lancés, 2 rebonds, 2 passes, 1 contre, 1 interception, 4 ballons perdus, 6 fautes provoquées en 36 minutes

Évaluation : 19

Dans le renouveau de la SIG depuis la prise de poste de Luca Banchi, Matt Mitchell est inarrêtable. Alors qu’il restait déjà sur deux matchs à plus de 20 points, l’ailier américain a fait encore plus fort en signant tout simplement son record en carrière face au Portel (80-74) : 30. Pourtant, il a bien failli se faire éclipser par Nadir Hifi, autre attraction de la soirée avec ses 32 unités. Mais au final, c’est bien Mitchell qui ressort gagnant grâce au succès collectif des siens.

A l’image de sa première réussite extérieure pleine de facilité dans le premier quart, il a réussi à bonifier le nombre énorme d’opportunités qui lui ont été laissées (22 tentatives de tir). Si son adresse à 3 points n’a pas été au rendez-vous, il s’est en revanche montré intraitable dans le périmètre. Le joueur a fait étalage de son énorme palette offensive en proposant des coupes intelligentes vers le cercle, des pénétrations agressives avec des finitions soyeuses, ou encore des shoots à mi-distance chirurgicaux. Une véritable mixtape qui en appelle sans doute d’autres.


Gavin Ware (JDA Dijon)

Feuille de match : 27 points, 13/16 au tir, 1/1 aux lancés, 3 rebonds, 3 passes, 2 contres, 1 ballon perdu, 3 fautes provoquées en 23 minutes.

Évaluation : 31

Lorsque Gavin Ware est inarrêtable, rien ne peut arriver à la JDA. Déjà auteur d’un carnage face à Sassari en EuroCoupe 27 points, 8 rebonds) au début du mois de novembre, le Dijonnais a cette fois-ci décidé de rouler sur Aamir Simms et la raquette de Paris (95-85). En seulement 23 minutes, il a été gavé de ballons par son meneur David Holston, tout en se montrant quasiment infaillible à la finition. Avec une moyenne de plus d’un point par minute, son impact a été absolument monstrueux, et a permis à Dijon de s’offrir une victoire aisée à la Halle Carpentier.


Victor Wembanyama (Metropolitans 92)

Feuille de match : 32 points, 12/20 au shoot dont 3/7 derrière l’arc, 5/7 aux lancés, 10 rebonds, 3 passes, 4 contres, 3 ballons perdus, 9 fautes provoquées en 34 minutes.

Évaluation : 36

Comme d’habitude, difficile finir ce cinq sans y inclure la machine à stats qu’est devenue Victor Wembanyama cette saison. Face à Fos (96-85), l’intérieur des Metropolitans a une nouvelle fois régné sur la partie, en deux temps. Tout d’abord, il y a eu cette mixtape folle en première mi-temps où tout lui a réussi, à l’image d’une improbable filoche à trois points sur un pied, avec la faute. A la pause, il cumulait ainsi déjà 22 points.

Malgré tout, le troisième quart fut plus en dilettante, comme son équipe globalement. Les Mets n’ont pas plié un match qu’ils dominaient largement. Finalement, Wemby s’est repris dans les dernières minutes afin de claquer des points précieux pour sécuriser une neuvième victoire consécutive, tout en validant son quatrième double-double en cinq matchs. Il s’agissait aussi de son quatrième match de rang à minimum 30 points. Phé-no-mé-nal.

Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a été une transition naturelle. Suiveur assidu de basket et de hockey sur glace, je garde toujours un peu de place pour suivre le cyclisme, le football et le maximum de performances françaises.

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