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Betclic Élite : Le Portel, encore si près mais si loin d’une première victoire

Maxime Cazenave

Publié le

Betclic Élite  Le Portel, encore si près mais si loin d’une première victoire
Photo Icon Sport

BETCLIC ÉLITE 2022-2023 – Suite à la victoire de Paris samedi, il ne reste plus qu’une seule équipe encore vierge de victoires au bout de 6 journées : Le Portel. Une nouvelle fois, le club du Pas-de-Calais a livré un véritable combat face au Mans, mais sans réussir à faire la différence (défaite 71-75 après prolongation). Une constante inquiétante pour les hommes d’Éric Girard.

C’est un petit miracle qui dure désormais depuis 2016. Le Portel dispute sa septième saison consécutive en Betclic Élite, et ce malgré un budget toujours restreint. Cette saison, seul Fos dispose d’une manne financière inférieure à l’ESSM. Malgré tout, le petit village d’irrésistibles gaulois continue à semer le trouble dans les hauteurs du basket français.

Le Portel, roi des défaites frustrantes

Toutefois, la campagne 2022-2023 débute de la pire manière possible. Au bout de six rencontres, l’ESSM est bon dernier du championnat en affichant six défaites en autant de rencontres. Un bilan catastrophique qui ne traduit pas les efforts réalisés par cette équipe sur le parquet. En effet, avec ses moyens et un effectif restreints, Le Portel n’a jamais lâché un match. A l’exception du déplacement difficile à Boulogne-Levallois le 30 septembre dernier (82-92), la lanterne rouge a toujours accroché jusqu’au bout son adversaire, avant de craquer dans le money-time.

Que ce soit à Dijon (76-87), face à Bourg (71-73), face à l’ASVEL (82-85) ou à Fos (77-79), ils ont échoué à chaque fois de peu, offrant de vrais money-times. Malheureusement, la confiance les quitte au plus mauvais moment, et il manque également des joueurs capables de faire la différence individuellement lorsque les moments chauds arrivent. Pour ne rien arranger, l’emblématique capitaine Benoît Mangin est sur la touche pour au moins six semaines, alors qu’Emmanuel Nzekwesi a dû déclarer forfait ce weekend. En attendant les débuts du pigiste médical Austin Tilghman, l’ESSM a de nouveau livré un combat intense face au Mans. Une fois encore, terminé par une énorme déception.

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Un retour express pour effacer un 3e quart affreux

Pour l’occasion, les Manceaux étaient également privés d’un joueur majeur (Terry Tarpey), et n’a pas livré une prestation redoutable. Matt Morgan a été maladroit (11 points, 8 passes) et s’est principalement cantonné à distribuer le ballon, notamment pour ses deux intérieurs surpuissants, Williams Narace (21 points, 10 rebonds) et Tres Tinkle (16 points, 13 rebonds). Les deux hommes ont dominé les débats, permettant notamment au MSB de contrôler le rebond (46 à 30).

Malgré cet énorme déficit, l’ESSM s’est accroché, virant en tête à la pause (38-37). Mais la suite va être cauchemardesque. Incapable de trouver le chemin du cercle, ils voient les Manceaux capitaliser sur leur défense en concédant seulement six points dans le troisième quart pour prendre le large (44-52). Un réveil va s’amorcer dans le dernier quart grâce à une efficacité retrouvée derrière l’arc pour Ron Curry et Nadir Hifi, permettant d’égaliser à l’aube du money-time (61-61). Le duel de costauds est lancé, et Le Portel peut se mordre les doigts d’avoir laissé filer sa chance.





Des petites erreurs fatales dans le money-time

Si Nadir Hifi (14 points, 5 passes) s’est montré formidable en arrachant la prolongation avant de mettre les siens sur orbite en début de prolongation, l’Algérien et son équipe ont pêché dans les petits détails. Globalement bon, Zoran Nikolic (12 points, 9 rebonds) a notamment laissé plusieurs lancés francs déterminants en route, et a également concédé une faute technique évitable en glissant quelques mots doux à un adversaire après l’avoir bâché. De plus, la domination au rebond subie en prolongations (8 à…0) s’est également payée cash, tout comme la maladresse permanente de l’équipe derrière l’arc (30 % de réussite depuis le début de la saison). Ce dernier facteur est un problème récurrent qui n’arrive pas à être réglé, la faute à des positions de shoots souvent difficiles pour un collectif manquant d’artilleurs.

La situation est encore loin d’être dramatique puisque la 16e place n’est qu’à une victoire. Cependant, il faudra que le réveil intervienne rapidement pour un groupe cantonné à la défaite, et n’ayant connu qu’un seul succès en Coupe de France, face à une Pro B (Champagne Basket). Le week-end prochain, ils disposeront d’une belle opportunité en se déplaçant sur le parquet d’un Élan Béarnais limité en terme de rotations. Un match de la peur qui portera bien son nom juste avant Halloween… Avec le renfort de Tilghman et le retour espéré d’Emmanuel Nzekwesi, Éric Girard va disposer d’une semaine pour mettre en place un plan afin de redonner confiance à ses joueurs dans le money-time.

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