Betty Jouanny cartonne en D2 Suisse : « J’ai rempli la mission qui m’était confiée à Fribourg-Gottéron »
HOCKEY SUR GLACE / SUISSE – Meilleure pointeuse et buteuse de la deuxième division suisse (SWHL B) avec 46 points, dont 26 buts, le tout en ayant pris part à plusieurs rencontres de première division (SWHL A), Betty Jouanny s’apprête à disputer les demi-finales de SWHL B ce week-end. Avant cette échéance cruciale, l’internationale tricolore revient pour Dicodusport sur sa saison en Suisse.
Depuis le début de la saison, tu as évolué à la fois en SWHL A avec Langenthal et en SWHL B avec Fribourg-Gottéron. Est-ce un choix de ta part pour une raison quelconque ?
Suite à ma saison avec le Bomo Thoune, Fribourg m’a contacté pour un nouveau défi, celui de monter en SWHL A. J’ai eu un temps de réflexion, puisqu’en SWHL B le niveau est inférieur, avec également moins de matchs. J’ai alors demandé de me trouver un club en SWHL A pour pouvoir disputer des rencontres au niveau supérieur lorsque je ne jouais pas avec Fribourg. J’ai donc disputé 14 matchs en SWHL A, et cela s’est très bien passé. Le 31 janvier, je ne pouvais plus que jouer dans une seule équipe comme le stipule le règlement. J’ai donc choisi Fribourg, car je me suis engagé avec eux dans ce projet.
À Fribourg-Gottéron, tu as cartonné avec plus de 3 points de moyenne, ce qui fait de toi la meilleure pointeuse du championnat. Cela doit être une grosse satisfaction personnelle ?
Je termine meilleure buteuse et pointeuse donc je suis contente, car j’ai rempli la mission qui m’avait été confiée, celle d’aider l’équipe. Le président et l’entraîneur m’avaient bien dit en début de saison qu’ils avaient de grosses attentes envers moi. J’ai été à la hauteur durant la saison régulière, mais maintenant, ce sont les playoffs qui comptent. Toutes les équipes m’attendent, donc ce n’est pas tout le temps évident car je reçois de sales coups, mais c’est le jeu.

Comment expliques-tu tes stats exceptionnelles cette saison ? Est-ce que tu penses avoir franchi un cap ou est-ce plutôt la différence de niveau entre les deux divisions ?
Il faut être honnête, tu ne peux pas comparer la SWHL A à la SWHL B . Mes statistiques sont bonnes mais heureusement qu’elles le sont, sans dénigrer la deuxième division. Je peux faire des choses qui ne passent pas forcément en SWHL A. L’année dernière, j’ai fait une saison à 28 pts en première division, et c’était une bonne saison. Donc non, je n’ai pas passé un cap, c’est vraiment la différence de niveau.
Vous avez déjà passé le stade des quarts de finale dans des playoffs où vous faites figure de favorites. Comment vois-tu la suite dès ce week-end, et les clés qui vous emmèneront jusqu’à la victoire finale ?
Oui, nous allons affronter Zungzent-Sissach. Être favori n’est jamais bon, car tout le monde nous attend. On a perdu un match contre elles en saison régulière. Donc si on joue avec trop de relâchement ou qu’on se croit déjà en finale, on se trompe. Il va falloir jouer en équipe, être soudées et disciplinées. Tout le monde peut aller chercher le titre dans les quatre équipes restantes.
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— Équipes de France Hockey (@Hockey_FRA) February 22, 2023
En dehors du hockey sur glace, cela fait plus d’un an et demi que tu es en Suisse après huit années en Suède, et tu as porté le maillot de trois clubs (Thoune, Langenthal, Fribourg). Comment se passe cette nouvelle aventure ?
Ça a été très difficile, car la Suède est encore un niveau au-dessus de la Suisse, et puis l’environnement est professionnel au niveau des structures des clubs. Ce qui n’est pas du tout le cas en Suisse. J’ai vécu huit ans là-bas. J’ai laissé mes amis, et encore aujourd’hui, c’est dur. Chaque année, j’y reviens pour le nouvel an. Je ne me suis pas installée en Suisse, je ne fais qu’y jouer car je suis revenue de Suède pour me consacrer à mon projet professionnel en tant que coach sportif, et préparatrice physique. La Suisse était l’option idéale car c’est à côté de chez moi, à Chamonix. Je fais les aller-retours tous les week-ends pour les matchs, et cela fonctionne.
Comment t’en sors-tu de ton côté en sachant que les joueuses ne disposent pas de salaires convenables pour vivre seulement du hockey ?
Je travaille en mi-temps tout en étant libérée les week-ends pour jouer, et je complète avec le hockey sur glace. Ça me permet de combiner les deux pour bénéficier d’un vrai salaire.
Next stop Brampton in april for the WORLD https://t.co/DQHql7FHR0
— jouanny betty (@BettyJouanny) December 15, 2022


